J'vous l'ai p't'être pas dit, mais pour Noël, j'ai été bien gâtée... En plus d'une semaine à Courchevel, et d'un petit séjour à London (coming soon : plus que quelques jours à tenir avant
de retrouver mon carrot cake préféré, Cath Kidson, Primark et mon Winter Pimm's... Mais tout ça, ça sera après une intense semaine de travail acharné...), j'ai reçu un coffret WonderBox
spécial gastronomie. Ma soeur a tout pigé : un cours de cuisine, voilà se qu'il me fallait. Alors bien sûr, j'ai épluché la petite brochure qui accompagnait le coffret afin de trouver le cours
que j'allais suivre.
En bonne (ex) marketeuse, j'ai bien évidemment fait une petite étude de marché, afin de savoir quel était le cours le plus adapté à mes besoins. Il faut dire que chez
Wonderbox, il y a à boire et à manger. C'est le cas de le dire... En gros, on trouve de tout, le meilleure comme le pire : ça va de l'atelier pour apprendre à cuisiner un repas pour deux
personnes (et on repart même avec sa bouteille de Champagne mousseux) au cours de cuisine africaine ou de pâtisserie. Ça tombe bien :
moi, je veux apprendre à faire les macarons au chocolat. Oui, je dois bien l'admettre : le macaron au chocolat reste, à ce jour, mon plus gros échec culinaire... Pour une raison que je ne
m'explique toujours pas, il y a une préparation - et une seule - qui me résiste : la ganache au chocolat. Donc mon choix s'est porté sur un cours de macarons. Bon, on avance, c'est bien. Je
sélectionne ensuite les cours dans Paris et commence à chercher un peu sur Internet les commentaires de gens ayant participé. Et là, la déconvenue... D'un autre côté, les coffrets cadeaux, c'est
généralement connu pour être un peu de la merde et pour offrir un service assez bas-de-gamme.
Les cours sont en réalité des ateliers avec une dizaine de participants. Je connais le principe : j'ai déjà testé. En gros, tu te retrouves dans une immense cuisine, avec plein
d'inconnus pas fun pour un sou (pourtant, moi je trouvais mes blagues très drôles à l'Atelier de Chefs... Il faut croire que les gens n'ont pas d'humour et ne sont pas là pour rigoler.
Heureusement que Chéri-que-j-avais-entraîné-la-dedans partage pour amour de la boutade...) à faire de la cuisine pour les débiles. Je n'exagère même pas : la dernière fois, il fallait monter
des blancs en neige. Fastoche. Mais pour nous éviter tout accident (et gagner du temps, certainement), on nous avait séparé les blancs des jaunes à l'avance, dans des barquettes en
plastique. Et tous les ingrédients avaient été préalablement pesés. Ce n'est pas ce que j'appelle cuisiner...
Et puis je n'ai pas envie d'apprendre des recettes dans une cuisine professionnelle super équipée : moi, je veux apprendre chez moi, avec mon matériel de base, et pouvoir être
certaine d'être capable de reproduire la recette... Ce n'est pas ma copine Cha qui vous dira le contraire : elle a eu la chance de suivre un cours de brioche chez Lenôtre. Top. Sauf que bien sûr,
elle n'a pas d'appareils lui permettant de mesure la température de l'air et de la préparation. Moi, je pense que la cuisine doit être simple. Pas besoin de tralalas et de chichis pour que ça
soit beau et bon... Et je veux trouver quelqu'un qui réponde à toutes mes questions, et Dieu sait si j'en ai !
J'ai donc repris mes recherches du cours parfait, sur Internet. Et là, la bonne surprise : un professeur qui vient à domicile pour m'enseigner ce que je veux. Ni une ni deux, j'envoie un mail et booke une séance 100% macarons au chocolat avec Laurent Coutantic.
Avec Laurent, on est bien loin des ateliers impersonnels. Laurent, il est passionné de cuisine : ça se sent au premier coup d'oeil. Il explique tout, donne des astuces, des
p'tits trucs, fait preuve de BEAUCOUP de patience. Il aime les produits, la cuisine, le partage, les goûts, les couleurs. Il est généreux de cuisine, et c'est un vrai bonheur d'échanger avec lui.
Parce que même si c'est lui le prof, il reste curieux de découvrir de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs (oui, je lui ai fait découvrir mon fabuleux vinaigre d'ortie !!!!!). Laurent,
il prend le temps : contrairement aux autres profs qui bloquent sur le timing et ne perdent pas de temps à papoter, il ne compte pas ses heures.
Bilan de l'histoire ? Je masterise le macaron au chocolat comme personne... Et Laurent est devenu mon professeur officiel de cuisine. Et
Chéri-qui-est-obligé-de-goûter-tout-ce-que-je-cuisine va devenir obèse...
Quand on regarde les films de Noël anglo-saxons, il y a un élément qui revient tout le temps : le gingerman bread. Il s'agit tout simplement d'un petit gâteau au gingembre
et aux épices, en forme de bonhomme, et décoré d'un glaçage au sucre. Le plus célèbre étant bien sûr le petit bonhomme du film Shrek.
J'adore ces petits gâteaux : à Londres, j'en mangeais des quantités
astronomiques. Mais cette année, à Paris, je n'en ai trouvé nulle part : j'ai fait plusieurs marchés de Noël, plusieurs boulangeries alsaciennes, mais rien. Alors j'ai décidé d'en faire moi-même,
mais impossible de trouver le fameux emporte pièce !!! Il m'aura tout de même fallu traverser la Manche pour en trouver un (que j'ai payé une bouchée de pain, d'ailleurs... si l'on ne compte
pas le prix des billets d'Eurostar !!).
Ingrédients
Pour une cinquantaine de petites
meringues
175g de chocolat (je vous conseille le Nestlé Dessert : j'en ai
essayé plein, et c'est vraiment le meilleur. Pour cette recette, il faut 35 carrés)
2 barquettes de framboises
Vous disiez ?