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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 16:03

DSC08978.JPGTout est dans le titre. Pas besoin d'en dire plus. Si ? Ah, ok, donc vous l'aurez voulu, je vous raconte mon week-end. Tout est parti de ma grande dépression face à ce terrible constat : à Paris, l'esprit de Noël n'existe plus. Sad, but so true. Alors quand ma copine Dawn, exilée de force en province (argggghhhhhh, vous êtes choqués mais je dois faire mon coming out : oui, j'ai des amies qui vivent bien au-delà du périphérique. Comme quoi, je ne suis pas l'affreuse anti-province que certains pensent que je suis !), a proposé un week-end 100% girly chez elle à Colmar, où a lieu l'un des plus réputés des marchés de Noël, je ne me suis pas longtemps fait prier. Ce week-end donc, direction l'Alsace pour deux jours d'esprit de Noël. Et croyez-moi, je n'ai pas été déçue du voyage !

 

DSC08994.JPGDéjà, l'Alsace, c'est très joli : bon, soyons réalistes, le climat est assez dur... Mais pour compenser un temps pluvieux et des températures basses, les alsaciens se réchauffent le coeur avec de très jolies maisons colorées à colombages. D'ailleurs, ces maisons qui datent parfois de plusieurs siècles sont les preuves de la richesse des familles qui y vivaient à l'époque : plus il y avait de colombages, plus la famille était friquée. En matière de signe extérieur de richesse, on était donc bien loin de la très vulgaire Rolex d'aujourd'hui. Bref, les maisons sont très jolies, et particulièrement bien décorées au moment de Noël. Il faut dire que les marchés de Noël, en Alsace, c'est un vrai business, une activité particulièrement lucrative, qui attire chaque année près d'un million de touristes. A tel point que certains propriétaires de boutiques sans aucun rapport avec Noël changent d'activité au mois de décembre, pour coller plus avec les envies des clients (comme ce brocanteur qui se spécialise dans les décorations de Noël pendant toute la période du marché de Noël !).

 

DSC08958.JPGMais il faut dire que les alsaciens ont tout pigé : ici au moins, on sent que c'est Noël ! Point de décorations pseudo fashion ou branchouilles. Ici, la tradition est très présente : on voit des décorations en bois, en feutrine, des bougies, des couronnes, des crèches (enfin !!!!!!!!!), des pains d'épices à l'effigie de Saint Nicolas, du rouge, du doré, des sapins... Les gens boivent du vin chaud et partout on peut se réchauffer avec une tasse de thé de Noël (ma nouvelle drogue, avec de la cannelle, du clou de girofle, de l'orange, du poivre rose et tout plein de trucs sucrés et pleins de Christmas spirit). Partout, des petits chalets décorés avec chaleur... Ca fait du bien... Et quel accueil : les alsaciens sont charmants, chaleureux, gentils, souriants.

 

DSC08998.JPGAlors ces deux jours ont passé trop vite : à peine le temps de manger une choucroute (oui, ça peut être léger) et quelques tartes flambées, de découvrir le manele (l'équivalent du gingerman bread, version alsacienne) et le kougloff (oui, je me suis acheté un moule : c'est Chéri-qui-me-sert-de-testeur qui va être content : il va falloir qu'il en goûte beaucoup avant que je réussisse à trouver la recette parfaite !!!), de décorer le sapin et la crèche, de goûter le pain d'épices et le vin de coing, de rigoler avec les copines en se racontant nos pires ruptures, d'imiter le cri des mouettes pour un concert matinal improvisé (message personnel à Lucie : si la vidéo venait à être rendue publique, pour une raison quelconque, ma vengeance serait terrible...), de faire un tour chez Wolfberger pour acheter du vin, de se faire rentrer dedans en voiture (pas de dégâts, rassurez-vous) et voilà, back to Paris...

 

Et au cas où vous ne le sauriez pas, ce week-end a eu lieu l'élection de Miss France : et qui a gagné ??? Miss Alsace !!! Bah oui, Mado, toujours au coeur de l'action !!!

 

Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 08:05

(Oui, je sais, j'ai une petite tendance à exagérer. Et pourtant, je ne suis pas marseillaise pour deux sous...)

 

images-copie-14.jpg Dimanche matin donc, profitant de quelques heures de liberté, je me laisse entraîner par Rome, son atmosphère si particulière, ses petites ruelles du Trastevere, ses églises cachées au détour d'une rue qui nous offrent des surprises intenses, son soleil qui me chatouille le bout du nez, l'île Tibérine, petite pensée pour Chéri-qui-me-manque, le panthéon, l'imposant bâtiment de Victor Emmanuel, la colonne Trajan, le quartier juif où je me fais alpaguer par un vieil édenté qui me fait découvrir ses pâtisseries casher (mais très chères !)... Je flâne, je traîne, je regarde en l'air, je gazouille de bonheur, la vita e bella...

 

images-copie-15.jpg Et puis la nature reprend ses droits. Après quelques heures de marche, me voilà prise d'une envie très pressante. Forcément, j'ai eu la bonne idée de boire un thé et un jus d'orange au petit-déjeuner, et il est plus que temps d'évacuer tout ça. Mais comme je déteste les toilettes publiques, j'opte pour le plan B : un petit café dans lequel je bois rapidement un expresso avant de demander au serveur où se trouvent les toilettes : il me montre un petit escalier au fond de la salle, et je comprends que les WC sont au sous-sol. Au deuxième sous-sol, même...

 

images-copie-16.jpg Me voici donc dans les toilettes des femmes. Comme d'habitude, il n'y a pas de papier (à croire que le PQ est une denrée introuvable dans la capitale italienne ! Heureusement, je commence à avoir l'habitude et je ne me déplace plus jamais sans mon petit paquet de mouchoirs. Kleenex, le meilleur ami de la femme qui a envie de faire pipi). Bref, je ferme la porte mais là, problème : le verrou est un peu difficile à enclencher. Comme il n'est pas question qu'on me surprenne (encore...) dans une position délicate, je force un peu et réussis à fermer à clef. Je suis enfin tranquille et fais ma petite affaire...

 

images-copie-17.jpg Le hic, c'est que je n'ai jamais réussi à rouvrir le verrou que j'avais eu tant de mal à fermer. Bilan de la situation : me voilà enfermée deux étages sous terre, là où mon portable ne capte pas (d'un autre côté, je ne sais pas qui appeler et je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où je me trouve : impossible d'appeler les secours donc), à une heure suffisamment matinale pour qu'il n'y ait pas encore de passage dans le café. En d'autre termes, c'est la merde. J'essaie de forcer la porte, je tape, je tambourine, je crie dans toutes les langues (à l'aide / help me / ayuda me) sauf en italien (le petit lexique que j'ai dans mon guide vert me permet de demander mon chemin ou d'acheter des timbres, mais pas d'appeler les secours), mais rien...

 

images-copie-18.jpg Au bout d'un quart d'heure, un cuistot qui passait par là finit par m'entendre. Ça tombe bien : avec mon imagination débordante, je me voyais déjà mourir dans ces toilettes immondes et être obligée de boire l'eau de la cuvette pour espérer survivre quelques jours de plus, le temps que les recherches s'organisent. Heureusement, tout cela n'a pas été nécessaire. Après avoir alerté le propriétaire et une paire de serveurs qui ont tout fait pour me sortir de là sans succès, le cuistot a eu la bonne idée de revenir avec un tournevis : un quart d'heure et quelques tours de vis plus tard, j'étais libérée de ma prison, à grand renfort de "grazie mille, you saved my life".

 

Ce jour-là, j'ai compris ce que les mineurs chiliens qui ont passé des jours entiers, coincés sous terre, ont pu ressentir à leur retour à la surface...


Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 13:20

DSC08770.JPGOui, oui, oui, je sais, je ne vous ai rien écrit vendredi. Ni ce matin non plus. D'un autre côté, ce n'est pas de ma faute. D'une part, parce que la dernière semaine a été plutôt intense sur le plan professionnel ("tu verras, travailler en free-lance, c'est génial : tu gères ton temps comme tu veux..." - bah oui, en fait, tu bosses tout le temps), et d'autre part, parce que jeudi soir, j'ai quitté Paris pour un petit séjour à Rome. Oui, encore... Comme quoi, jeter une pièce dans la fontaine de Trévi, ça marche : j'ai lancé quelques piécettes il y a à peine quelques semaines, et déjà me revoilà à fouler le sol romain. Mais avant de vivre à la romaine, il a bien fallu quitter Paris pour arriver... Quelle aventure...

 

images-copie-13.jpg Avez-vous déjà pris le train de nuit ? Je ne parle pas des trains français, qui restent encore assez confortables, mais bien des trains italiens, qui sont véritablement des carcasses sur pattes roues. J'aurais dû me souvenir de l'enfer de ces "bolides" (Paris-Rome : 1115 kilomètres, parcourus en 12 heures de voyage, soit une belle moyenne de 92 kilomètres à l'heure... On est bien loin des 320 km/h de notre TGV, grande fierté nationale) car mon séjour à Venise m'avait déjà fait découvrir la terrible réalité. Malheureusement, il semblerait que le temps m'ait fait perdre la mémoire. Je l'ai retrouvée très vite en réalisant que non, mon bas de pantalon n'était pas plus sombre que le reste, mais qu'il était juste imbibé avec la grande flaque d'urines (oui oui, au pluriel, s'il vous plaît...) qui recouvrait tout le sol des toilettes. Inutile de préciser que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit (entre ça et le train qui secouait comme une canette de soda sur une mer agitée, je ne vois pas comment j'aurais pu) et que j'ai jeté mon pantalon aux ordures dès que j'en ai eu l'occasion. Bref.

 

Donc Rome, encore. Et je ne m'en lasse pas... Les conditions étaient un peu spéciales : moi qui avais découvert cette ville main dans la main avec mon amoureux, me voilà au milieu d'un groupe de 44 femmes de tous âges (sachant que j'étais la plus jeune...), toutes membres d'une association d'anciennes élèves que préside ma mère. Donc, ça parlait fort et ça rigolait beaucoup !

 

DSC08340.JPGEt alors, quel programme ! A peine avons nous eu le temps de poser nos valises, que nous voilà dans les jardins du Vatican, pour une visite absolument exceptionnelle de la casina Pio VI (avec une conférence et un cocktail tout simplement FA-BU-LEUX. D'un autre côté, dès qu'on mange dans un cadre aussi extraordinaire, ça ne peut être que délicieux...), que j'aurais ratée si je n'avais pas réussi à faire du stop...  Il faut dire que je me suis complètement perdue dans les petites rues du Trastevere ! Mais il faut croire que les italiens ont un petit faible pour les françaises blondes complètement perdues !

 

DSC08441.JPGLe soir, épuisée par ma nuit blanche dans le train, j'ai carrément sauté le dîner pour aller me coucher. Car le lendemain, je voulais absolument être en forme pour la visite des fouilles de Saint-Pierre. Les coulisses, les dessous du Vatican, le coeur de la terre... Car je ne le savais pas mais la basilique est construite sur un ancien cimetière, une véritable nécropole complètement ensevelie voilà des siècles pour aplanir le terrain sur lequel est installée la cité du Vatican. Inutile de préciser qu'il faut descendre sous terre, qu'il y fait très chaud et très humide (frisées s'abstenir : les fouilles, c'est la mort du brushing. Croyez-moi sur parole !) mais que la visite vaut le détour. Même si je ne la referais pas (je n'aime pas trop les espaces confinés où il est difficile de respirer, et la chaleur moite est vraiment à déconseiller si vous êtes claustrophobe), je suis ravie de cette découverte exceptionnelle.

 

DSC08500Et pas le temps de souffler qu'il faut déjà enquiller sur le forum (un temple, une colonne, une pierre - je résume) puis sur la visite de Saint Clément (basilique très étonnante, à voir absolument !). Tout ça au pas de course, puisqu'après le dîner, nous avions une conférence donnée par un journaliste envoyé permanent d'un grand quotidien français au Vatican.

 

DSC08755.JPGEt dimanche, j'avoue, j'ai laissé le groupe pour aller faire mon petit tour tranquillement, mon Ipod bien vissé sur mes oreilles. Il fait un temps de rêve, j'en prends plein les yeux, je ne sais plus où donner de la tête... L'espace d'un instant, j'ai envie de m'installer à Rome, de profiter tous les jours de cet accent chantant et de ce doux soleil, de laisser tomber mon boulot et de ne jamais revenir... Mais je retrouve rapidement mes esprits en manquant de me casser la figure sur ces foutus pavés (et si je vivais ici, je ne pourrais jamais porter de talons !! Impossible, j'aime trop les chaussures !!!). Au retour, dans le train de nuit, j'ai dormi 12 heures non stop, malgré un confort plus que sommaire. Comme quoi, la fatigue, c'est vraiment un somnifère redoutable !!!

 

Arrivederci !

 

Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 08:05

DSC08100.JPGLe sujet ne porte pas à la rigolade, j'en conviens. Mais bon, vous me connaissez, l'humour reste ma meilleure arme pour dédramatiser des situations un peu lourdes... Nous voici donc à la fin de notre petit séjour allemand : ceux qui n'en peuvent plus de mes pérégrinations germaniques peuvent se réjouir, lundi, nous reviendrons en France. Mais en attendant, aujourd'hui, nous découvrons le nazisme. Je sais, c'est un peu hard comme sujet pour un vendredi matin, mais y-a-t-il vraiment un moment idéal pour aborder ce thème délicat ? Bref, sans doute ne le savez-vous pas (moi-même, je n'en avais aucune idée il n'y a pas une semaine. Je sais, je suis une grosse inculte. D'un autre côté, je n'ai jamais eu la prétention d'être un puits de science, et je ne demande qu'à apprendre !), mais Nuremberg est une ville particulièrement marquante de l'histoire du nazisme.

 

DSC08090.JPGPour découvrir l'ampleur du mouvement nazi, la ville de Nuremberg a mis en place une grande exposition au Centre de Documentation. Une exposition permanente qui raconte, à travers 19 salles, avec des images d'archives, des photos, des objets de l'époque, l'arrivée du nazisme et le culte qui était voué à Hitler. L'exposition est 100% en allemand, alors à moins de parler parfaitement la langue de Goethe, je vous conseille de prendre un audio-guide (en plus, il est inclus dans le prix de la visite : et à 5 euros, franchement, on aurait tort de se priver de cette plongée dans l'histoire du 20ème siècle !). Alors certes, cette visite n'est pas de la plus folle gaieté, mais ne pensez-vous pas qu'il est nécessaire de comprendre, de se souvenir, de parler de cette période terrible ? Déjà, les nouvelles générations se sentent bien loin de la première guerre mondiale dont il ne reste aujourd'hui plus aucun soldat pour témoigner des atrocités de ces combats sanglants qui ont pourtant décimé toutes les familles de France et d'Allemagne. La Seconde guerre mondiale va-t-elle subir le même sort ? Ne plus devenir qu'un vague conflit dont on ne saisit pas vraiment tous les enjeux historiques et politiques ? Il est de notre devoir de nous informer, à défaut d'être en mesure de nous souvenir.

 

DSC08097.JPGL'exposition nous apprend l'arrivée d'Hilter au pouvoir : la montée du NSDAP (le parti politique animé par Hilter), la tentative de putsch d'Hitler à Munich en 1923, son incarcération de quelques mois qu'il mettra à profit pour rédiger Mein Kampf : on comprend l'importance de cette tentative ratée de prise du mouvoir par la force, un événement mineur qui marquera pourtant profondément toute l'histoire du nazisme. On découvre ensuite comment Hilter est devenu chancelier, en 1933. Comment s'est organisé un véritable culte autour de cet homme, adulé par des millions d'hommes, de femmes et d'enfants. Et surtout, on se replonge dans le Nuremberg des années 30 : c'est là que se tenaient les grands rassemblements du parti nazi. Dans la périphérie de la ville, un immense complexe immobilier a été construit pour accueillir jusqu'à un demi million de sympathisants nazis qui, pendant plus d'une semaine, participaient à des journées de la jeunesse, des épreuves sportives, des défilés militaires... Des grandes messes politiques où la foule acclamait Hilter comme on acclame un dieu vivant ou un gourou adulé... Des images qui font peur aujourd'hui, parce qu'on sait ce qui se cache derrière.

 

DSC08103.JPGJe ne savais pas qu'un tel projet avait vu le jour, et même s'il n'a pas été entièrement achevé, il reste encore les traces de la folie des grandeurs de ce petit nabot moustachu qui fut à l'origine de la mort de millions d'être humains. Une arène comparable au Colisée de Rome, une voie longue de deux kilomètres dont les SS foulaient les lourds pavés d'un pas réglé au métronome, un centre des Congrès en demi-lune qu'on surplombe du haut d'une passerelle et dont on entendrait presque encore l'écho des voix haineuses d'avant, le champs Zeppelin, le Centre de Documentation.... Onze kilomètres carrés de terrains devenus un témoignage vibrant (et assez flippant, il faut bien l'admettre : j'avoue que je me sentais un peu nauséeuse à la fin de la visite...) du nazisme. C'est d'ailleurs là qu'en 1935, à la suite du 7ème congrès annuel du parti, ont été promulguées les lois antiraciales qui marqueront, entre autres, le début de la terrible extermination des juifs.

 

DSC08104.JPGBien sûr, l'exposition rappelle la création des camps d'extermination et le sort atroce auquel étaient soumis les juifs, mais également les handicapés ou les roms. Mais surtout, ce qui est particulièrement choquant, c'est de découvrir comment était mise en place la propagande autour du Fuhrer, comment les enfants étaient embrigadés dès leur plus jeune âge, comment les idées nazies se sont propagées comme un incendie, englobant tout le monde sur leur passage. Enfin, il est passionnant de redécouvrir le procés de Nuremberg : on l'a tous plus ou moins étudié à l'école, mais sans en comprendre vraiment le fondement. Comme il est choquant de voir les anciens dirigeants du parti, des SS, des camps, plaider "not guilty" et avoir l'air de sincèrement croire à leur innoncence. Car ils n'avaient fait que "suivre les ordres".

 

DSC08123.JPGOn est amené à se poser la question : et moi, si j'avais été allemande, à cette époque, qu'aurais-je fait ? Aurais-je eu le courage de lutter contre ce régime ? Sincèrement, je ne le pense pas : la résistance allemande comptait à peine 3 ou 4 000 membres, contre des millions de sympathisants du parti. Les interrogations restent : comment a-t-on pu en arriver là ? S'agit-il d'une manipulation immense des esprits ? Une perte totale du libre arbitre individuel pour suivre un mouvement collectif ? Tout cela a eu lieu il y a moins de 100 ans : c'était hier... Mes parents étaient presque nés, mes grands-parents étaient déjà des adultes : cette période noire semble à la fois si proche et si lointaine...

 

DSC08110.JPGLe sujet du nazisme semble aujourd'hui encore très sensible en Allemagne : je l'ai bien senti, et n'ai à aucun moment abordé le sujet avec les quelques allemands rencontrés sur mon chemin. Et pourtant, des dizaines de questions me brûlaient les lèvres ! J'aimerais savoir comment un peuple marqué par une histoire si lourde arrive à se reconstruire. Comment les familles parlent de leurs ancêtres. Si les photos prises lors des congrès du parti nazi ont été supprimées des albums photos des grands-parents. Si les gens en parlent entre eux ou ont décidé, d'un accord tacite, de ne jamais en parler. Je meurs d'envie de savoir ce que les enfants allemands apprennent à l'école en cours d'histoire. J'aimerais comprendre si les jeunes enfants embrigadés dès leur plus jeune âge ont réussi à changer leur mode de pensée et à comprendre que tout ce qu'ont leur avait appris n'était que haine. J'aimerais aussi savoir comment un pays aussi démoli, aussi bien physiquement que psychologiquement, il n'y a encore pas si longtemps, a pu se reconstruire et devenir l'un des moteurs de l'Europe. Autant de questions restées encore sans réponse. Pour le moment.

 

DSC08108.JPGMais une chose est sûre : le Centre de Documentation, qui a ouvert ses portes en 2001, est une preuve que le peuple allemand ne veut pas oublier cette terrible période de son histoire. Ces monuments colossaux qui se dressent sont là pour rappeler les atrocités d'avant. Mais ils sont aujourd'hui le lieu de détente des habitants de la ville, qui viennent y passer leurs dimanches, comme les parisiens vont au Bois de Boulogne. Une jolie manière de garder en souvenir que des choses horribles ont été faites, mais que la vie continue et qu'on peut toujours changer de cap et avancer dans la bonne direction...

 

 

Et pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous conseille cet excellent reportage diffusé sur France 2 la semaine dernière...



 
Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 08:05

DSC07908.JPGBon, j'espère que vous avez prévu vos baskets, parce que ce matin on va crapahuter. Parce que forcément, pour découvrir une ville, il faut la parcourir en long, en large et en travers. Et c'est ce que nous avons fait samedi. Ciel bleu et grand soleil : mais pourquoi n'ai-je pas pris mes lunettes ???? Moi qui pensais naïvement que l'Allemagne était un pays froid, je me suis bien trompée (mais je ne suis pas la seule : ma copine Charlotte, prévoyante, avait carrément fait péter la doudoune "sac de couchage", le modèle dans lequel tu n'as jamais froid, même si la température extérieure avoisine les -20°C. La pauvre, elle a crevé de chaud...). Nous voici donc à 13h00 pétantes sur la vieille place du Marché, pour participer à une visite guidée (en anglais, of course : malgré la meilleure volonté du monde, je n'ai pas réussi à apprendre l'allemand pendant la nuit. Même si maintenant, je sais dire "saucisse"). Notre guide a la cinquantaine bien frappée, un accent allemand assez prononcé quand elle parle anglais, et un débit de parole extrêmement lent... C'est parfait, au moins, on a le temps de rigoler et de papoter un peu. 

 

DSC08046.JPGNous découvrons l'histoire de cette ville, presqu'entièrement détruite pendant la seconde guerre mondiale et qui a dû être intégralement reconstruite. Sur la place principale (sur laquelle se tient l'un des plus importants marchés de Noël d'Allemagne - damned, j'ai raté ça !!!), il y a un monument assez étonnant : la belle fontaine. Un monument assez haut, qui a été protégé des bombardements grâce à un caisson de béton qui avait été construit pendant la guerre pour la protéger. Et ça a bien marché. Mais surtout, cette fontaine contient un porte-bonheur : un anneau de laiton, qu'il faut toucher et qui est censé porter chance. Mieux que ça, la légende raconte qu'en faisant tourner l'anneau trois fois, on favorise l'arrivée d'un bébé. Cette pauvre Kate devrait aller tourner l'anneau...

 

DSC07964.JPGNos pas nous emmènent ensuite vers les hauteurs de la ville, là où s'élève un château du 11ème siècle. Nous voici à déambuler dans la salle d'armes, à découvrir la double chapelle (une chapelle à deux niveaux, qui permettait à l'empereur de surveiller ces sujets amassés à l'étage inférieurs pendant les offices). Subjuguée par cette chapelle, j'attends que le groupe s'éloigne pour pouvoir faire une belle photo de ce lieu si unique. J'entends une lourde porte qui se ferme mais n'y prends pas garde... Alors que je m'apprête à rejoindre le groupe, j'essaie d'ouvrir la porte et... rien. Le loquet me résiste. Je force, je tire, je pousse... Je me vois déjà mourir, comme les manants d'antan, enfermée dans le donjon ; on ne retrouverait mon corps d'après des semaines de recherches, et chériki serait inconsolable et viendrait en pèlerinage à Nuremberg tous les 29 octobre, pour fleurir la double chapelle. Je sais, j'ai une imagination débordante. Je tape à la porte, appelle "chacha !!!!!!!!" à l'aide... et la porte s'ouvre. On dira ce qu'on voudra, mais j'ai réussi mon entrée tonitruante dans la grande salle du château.

 

DSC07994.JPGDans le château, l'autre curiosité à ne pas manquer, c'est le puits. On ne le voit pas tout de suite, car il est caché dans une petite maison... On entre, et là, une immense margelle autour d'un trou si profond qu'on n'en voit pas le fond. Pour comprendre combien le puits est profond, il suffit de verser un peu d'eau à l'aide d'un pichet : l'eau se déplaçant à 5 mètres par secondes, il suffit de compter les secondes qui s'écoulent jusqu'au "plouf". 5 secondes. 47 mètres de profondeur. Ensuite, la guide, à l'aide d'un miroir et de la lumière du soleil qui passait par la fenêtre nous a éclairé le fond du puits : effectivement, mieux vaut ne pas plonger. J'aurais bien aimé prendre une photo de ce trou si impressionnant, mais j'avoue que, connaissant ma maladresse légendaire, j'ai préféré ne pas risquer de noyer mon appareil photo...

 

DSC08033.JPGDirection enfin le dernier lieu de notre visite guidée : l'église Saint Sebald, avec ses deux clochers. Particulièrement abîmée par les bombardement, elle a été très bien rénovée et les vitraux, notamment, y sont superbes. Le détail qui tue ? L'une des statues placée sur la gauche de la nef représente un saint (je ne sais plus très bien lequel  il faut dire qu'il y en a toute une litanie - référence particulièrement pointue à la litanie des saints, prière célèbre ouvrant notamment la messe de la Toussaint, preuve de mon excellente culture religieuse. Comme quoi, je ne suis pas calée que sur la télé-réalité et l'actualité de la famille royale de Grande-Bretagne) : mais si on y regarde de plus près et que l'on se place à l'arrière de la statue, on remarque que le sculpteur l'a réalisée les fesses à l'air !!!  

 

DSC08041.JPGMais ce n'est pas tout ça : les promenades, ça creuse ! Alors après avoir admiré les maisons à colombages, déambulé dans les rues pavées, découvert les petites chapelles accrochées à toutes les façades, vu la maison de Dürher (un peintre très connu que je ne connaissais bien évidemment pas...) et pris près d'un demi milliard de photos au moins, direction une autre petite auberge pour nous restaurer. Au menu ? Allez, devinez... Hé oui, saucisses, salade de patates, choucroute et bière ! Je n'ai même pas osé me peser en rentrant : je vais attendre quelques jours et deux ou trois séances de sport avant de monter sur ma balance...

 

DSC08071.JPGDernière petite promenade, le temps d'acheter quelques cartes postales et des petits gâteaux de Noël (comment ça, je ne pense qu'à la bouffe ?), de découvrir le Hugo (LA boisson fashion venue de Munich : du prosecco, du citron et de la menthe. Ca nous a tenu chaud tout le week-end, ce petit mélange !), de rentrer se poser un peu, de faire mumuse avec le fer à friser ("mais non Lulu, tu n'as pas l'air d'un caniche ! Mais il faut casser la boucle" : je crois que ce soir-là, j'ai été à deux doigts de faire pipi de rire dans ma culotte...), un dîner de sushis avec un allemand super drôle (et passablement éméché, ce qui nous a valu des conversations complètement surréalistes, sur ma soeur qui aurait trois seins, l'ingénieux fonctionnement de youporn et les real dolls), un dernier verre d'Hugo... et au dodo. Parce que le lendemain promettait d'être intense...

 

La suite vendredi

 

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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 09:54

images-copie-126.jpgNon, je ne suis pas morte. La semaine dernière a juste été tellement intense niveau boulot que lors des rares moments de liberté que je m'accordais, j'ai préféré manger et dormir plutôt que tapoter (encore) sur mon clavier. Mais j'ai complétement récupéré, grâce à un petit week-end bien dépaysant. Cette semaine, les amigos, je vous emmène...en Allemagne !

 

Bon, soyons réaliste, l'Allemagne n'était pas vraiment la destination qui me faisait rêver. En plus, au index-copie-21.jpg collège, j'avais choisi espagnol : je ne parle donc pas un mot d'allemand (sauf "Bitte", of course, car comme tous les ados, je trouvais très amusant que pour dire "s'il vous plaît", on utilise un mot aussi grossier de la langue française. Je sais, je suis débile. No judgement). Pas la peine de vous préciser que si j'avais décidé de la destination du week-end, j'aurais plutôt opté pour Barcelone ou Madrid.  Mais ma copine Lulu n'a pas eu le choix, elle, et s'est retrouvée à Nuremberg. Nous voici donc, Chacha et moi, en partance pour cette petite ville de Bavière (toutes les infos ici, je n'ai pas le courage de vous faire tout un blabla très boring sur la ville. Je ne suis pas prof d'histoire, ni de géo. En revanche, ne vous inquiétez pas, je vous parlerai de saucisse). Et sincèrement, nous n'avons pas été déçues du voyage, bien au contraire !!!!!!!

 

DSC07874.JPGA peine avons nous posé le pied sur le sol allemand, que nous voilà installées au Zur Baumwolle, une petite taverne traditionnelle de Nuremberg (dont le bâtiment date du 16ème siècle, rien que ça. Vu comme la ville a été détruite pendant la Seconde guerre mondiale, c'est un miracle qu'il soit encore debout. Mais ça, on en parlera mercredi. Parce que vous préviens, vous allez souper du Nuremberg toute la semaine. Youpi) : un lieu complètement atypique, avec une déco kitschissime comme je les aime et tout plein de petits détails : des oies en céramique, DSC07882-copie-1.JPGune poupée en porcelaine, un coucou, des froufrous, du bois, des fleurs séchées... Et bien sûr, la serveuse en costume traditionnel, toute gentille, qui ne parle pas un mot d'anglais et nous apporte des cartes écrites en allemand, d'une belle écriture gothique. Une heure après l'atterrissage, nous rigolons comme trois idiotes devant notre plat de Nurnberger Bratwurste mit Sauekraut oder hausgemachten Kartoffelsalat (en français dans le texte : des saucisses de Nuremberg accompagnées de choucroute et de salade de pommes de terre froide : ça, c'est LE plat traditionnel. En plus, ce n'est même pas gras. Surtout arrosé d'une petite bière).

 

DSC07877.JPGNous avons ensuite profité de la tranquillité de la nuit pour faire une petite promenade dans les rues de la ville. Une chose à savoir : à Nuremberg, les gens se couchent très tôt. Ils dînent vers 19h, et à 20h, les rues sont désertes. On n'est bien loin des rues de Londres où de gros anglais pleins de bière chantent des chansons paillardes jusqu'à pas d'heure. Ah, non, je confonds avec la France. J'avoue avoir été très surprise par ce calme. Et par les Allemands en général. Warning, sujet touchy, attention Mado à ne pas faire de gaffe, tu risques de te faire taper sur le sdoigts par tes lecteurs vigilants (oui, ma voix intérieure s'exprime ici aussi...). Comme beaucoup de gens, j'avais des a priori sur les allemands. Je les imaginais tous blonds et un peu gras, habillés comme des sacs (le port de chaussettes sous les sandales par quelques touristes germaniques a fait, je pense, beaucoup de mal à l'image de ce peuple à travers le monde. Bad luck pur eux. D'un autre côté, tout le monde pense que les français se promènent avec un marcel, un béret et une baguette sous le bras. C'est comme ça, les clichés ont la vie dure) et avec un air dur et froid. Je me DSC08053.JPGtrompais !!!! En réalité, les allemands de Nuremberg sont plutôt sveltes (en cherchant bien, je n'ai vu que deux "grosses allemandes" : j'avoue avoir presque été déçue...). Il y a beaucoup de blondes, assez jolies même, et les hommes sont plutôt beaux (oui, j'ai pris des photos discrètes : quelques petits souvenirs pour mes copines célibataires !). En revanche, force est de constater que les allemands sont très respectueux des règles : ma copine Lulu pourra en témoigner, vu le nombre de fois où elle s'est fait klaxonner en voiture (alors qu'elle conduit très bien. Schumacher, à côté, c'est de la rigolade). De la même manière, ils nous jetaient des regards noirs quand nous rigolions trop fort au restaurant (pfff... nous qui sommes si dicrètes, pourtant) ou que nous traversions en dehors des clous ou au feu vert. Je vous l'ai dit, on ne plaisante pas avec les règles. Mais à côté de cette rigidité, les allemands sont absolument charmants : gentils, souriants, accueillants... Ca change de Paris, ça j'vous l'dis...

 

Bon, après-demain, je vous emmène découvrir la ville, quand même. Et vendredi, on parlera d'Hitler, et du nazisme. Je sais, le sujet est délicat et pas très gai. Mais Nuremberg reste une ville marquée par l'histoire de cette idéologie, et découvrir les choses d'un autre point de vue, de l'autre côté de la frontière, c'est nécessaire... Allez, Auf Wiedersehen !

 

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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 08:05

index-copie-15.jpg Je suis sûre que vous n'en pouvez plus de ce suspens... Alors, où en étions nous hier ? Ah, oui, c'est vrai : fin de soirée, il est temps d'aller se coucher. Direction donc mon bungalow où je rentre seule, passablement agacée après avoir décliné un threesome dans les dunes (vous ne pensiez tout de même pas que j'allais dire oui !!!???????). Je suis la première à me coucher, même s'il est déjà tard. Je dors profondément quand j'entends mes compagnons de chambrée rentrer se coucher également : ils ont bien essayé de ne pas faire de bruit, mais trois mecs bourrés qui essayent de monter dans leurs lits superposés en silence, ça n'existe pas. Mais en cinq minutes, tout le monde dort ronfle... Alors que le jour se lève, je suis réveillée par un bruit... J'ouvre les yeux et me trouve nez-à-nez avec le torse d'un homme, qui hurle et essaye de frapper celui qui occupe le lit au dessus du mien. 

 

images-copie-63.jpg Je n'ai pas mes lentilles (je suis myope comme une taupe...), mais, n'écoutant que mon courage (en fait, je dormais et je n'ai pas trop réalisé ce que je faisais), je me suis dirigée à l'oreille et je n'ai pas hésité à frapper l'intrus de toutes mes forces à coups de polochon en lui criant de se casser. Et ma révolte fut efficace, puisque le cambrioleur a pris la fuite. J'ai appris par la suite qu'il ne s'agissait pas du tout d'un voleur mais de la "Brigade anti-sommeil", une tradition dans les week-ends d'intégration, où les organisateurs s'amusent à réveiller les fêtards quand ils dorment profondément. La vengeance de la Brigade sera terrible, puisque la nuit suivante, elle est revenue (ok, j'avoue, j'avais fermé le bungalow à clef. Brillante idée. Si seulement je n'avais pas laissé mes chaussures et mon maillot de bain sécher dehors : j'ai bien galéré pour les récupérer sur le toit le lendemain matin).

 

images-copie-64.jpg Mais revenons à ce premier matin : après la bagarre avec le faux voleur, impossible de me rendormir. Je profite de la plage déserte pour aller me promener, regarder un peu les surfeurs s'entraîner et ramasser un fêtard, sosie officiel de Jésus, endormi dans le sable (je lui ai d'ailleurs même laissé mon lit, dans la mesure où il n'avait pas de bungalow et s'apprêtait à passer le WE à dormir dehors). Je me dirige vers la cantine pour prendre un petit-déjeuner : tiens, une voiture pleine de filles. Ah, d'accord, c'est le convoi qui part à la pharmacie pour la pilule du lendemain. Au moins, certains ont testé les dunes. Vivement qu'on voit si, dans 9 mois, certains ont rapporté un souvenir de ce séjour si particulier. Et le week-end a continué, toujours plein d'alcool et de fête... Puis vient le temps de reprendre le car, retour au bercail. Le voyage est beaucoup plus calme cette fois. Tout le monde dort. Sauf Jésus, qui a passé les 500 kilomètres la tête plongée dans un sac poubelle à vomir tripes et boyaux.

 

 

images-copie-65.jpg L'année suivante, le BDE a organisé le WEI au même endroit. Il y a sûrement eu les mêmes jeux, les mêmes blagues, les mêmes chansons, les mêmes pichets, les mêmes dunes, le même convoi "pilule du lendemain". Sauf que cette fois là, il y a aussi eu un mort...

 

Le WEI, on est content d'y aller, mais surtout d'en revenir...


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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 08:05

images-copie-58.jpg Quiconque a fait ses études en école de commerce a sûrement participé à un Week-End d'Intégration (week-end d'Inté, ou WEI, pour les initiés). Mais ceux qui comme moi ont fait leurs études à la fac n'ont pas idée de la réalité de ces séjours d'initiation... A la fin de mes études de Droit (oui, m'sieurs dames, votre fidèle serviteuse a usé ses fonds de culotte sur les bancs d'une université vieillissante prestigieuse qui lui a enseigné l'art de la rhétorique et le sens de la Justice. Oui, je parle d'elle -de moi, donc- à la troisième personne. So what ?), j'ai intégré une grande école. Soyons honnête, c'était plus un hasard qu'une véritable envie de devenir un grand manager : il fallait bien trouver quoi faire après le Droit et comme je n'avais pas vraiment envie d'être avocate (quoi que je suis certaine que j'aurais porté la robe avec beaucoup de classe : le noir, c'est MA couleur), j'ai opté pour la solution d'une ESC. Classique. Me voici donc, un matin, bien avant l'arrivée des premiers rayons du soleil de septembre, à attendre le départ pour le WEI...

 

images-copie-59.jpg Je ne vais pas mentir : j'ai beaucoup hésité avant de me décider à y aller. Mais à la perspective de rater mon intégration (oui, il est difficile d'arriver dans une ville où l'on ne connait personne !) et de redevenir une "nobod' " (les années collège ne sont pas si loin dans ma mémoire...), j'ai pris mon courage à deux mains et ma place pour le WEI. Je ne faisais pas la maline en attendant le car à 5h du matin. Ah oui, parce que le voyage jusqu'au lieu des réjouissances se fait en autocar (budget étudiant oblige). Et quand on sait que la pauvre petite chochotte que je suis est malade dans les transports, autant dire que la perspective de rouler 550 bornes n'était pas pour me réjouir... No problemo, je m'installe derrière le chauffeur, tout devant, et me prépare à terminer ma nuit tranquillement. Quelle naïve je faisais alors...

 

images-copie-60.jpg A ceux qui pensent qu'en week-end d'inté, on dort, je me vois obligée de leur révéler la vérité : le sommeil, ça sera pour lundi matin, quand vous retournerez en cours. En attendant, pas question de perdre la moindre seconde de fiesta. Les petits malins sortent leurs bouteilles de jus d'orange et se la partagent allègrement. "T'en veux Mado ?". Dis donc, ils sont drôlement sympa ! Ah..... Oui, bah en fait non... C'est à dire que la vodka-orange avant le petit-déjeuner, ça va pas être possible. Je commence à me dire que je suis un peu dans la merde (mais je m'y suis mise toute seule) et que le week-end va finalement être très long... Allez, on attaque les jeux dans le bus. Hum... Le premier ? Chacune des rangées prend un Carambar et on se le passe avec la bouche. Houla, je prie très fort pour que personne n'ait un herpès, sinon un quart du car va se retrouver infecté (d'un autre côté, je m'en fous un peu : dans la mesure où je suis à l'avant du véhicule, je suis la première à passer le bâton de caramel, et n'ai donc pas le bonheur d'avoir à récupérer les miasmes des autres en touchant le Carambar plein de salives).

 

index-copie-13.jpg Les jeux s'enchaînent, on élit Mister et Miss Bus, on pose des questions très gênantes aux uns et aux autres, on attribue des gages un peu trash... Du bizutage basic. Je passe entre les mailles du filet, pour l'instant. Puis vient mon tour : allongée, je dois traverser le bus d'un bout à l'autre en me déplaçant par dessus les têtes des autres voyageurs. J'ai horreur que des inconnus me touchent, mais je préfère ça à me retrouver à enlever mon soutien-gorge ou à reproduire la mythique scène de l'orgasme de "Quand Harry rencontre Sally". Mais heureusement, le voyage se termine. Les bus crachent des fêtards très éméchés, on répartit les bungalows, et direction la plage pour des jeux d'alcool. Pas de bol, je déteste le Pastis... Je m'éclipse et vais voir un peu ce qui se passe du côté des attractions. Piscine, autos-tamponneuses, sumos gonflables : on se croirait à la fête foraine. Le BDE a mis le paquet. Le must ? Une arène, dans laquelle des taurillons énervés essayent de lutter contre des étudiants bourrés dont le seul but est de réussir à accrocher des anneaux de plastique atour des cornes des jeunes bovins. Je ne suis définitivement pas dans le trip.

 

Mais le temps passe et, après l'apéro, vient l'heure du dîner...

 

images-copie-61.jpg Imaginez des grandes tables, du vin et des dizaines d'étudiants déjà bien attaqués qui se lancent des défis : boire le contenu d'un pichet sans s'arrêter, pendant qu'un ami compatissant vous tient une serviette sous la bouche et que toute la salle vous encourage "le pichet ! le pichet ! le pichet !". Jamais je n'ai prié autant pour me faire oublier : si on me demande de faire le pichet, autant m'emmener directement aux urgences. Thank God, je suis épargnée...

 

index-copie-14.jpg Et le dîner avance, ponctué de "le pichet ! le pichet" et de "allez paye ta chatte allez allez". Comment ça ? Vous ne connaissez pas le "Paye Ta Chatte" ? Ce cri de ralliement de la plus grande classe que chantent les élèves d'écoles de commerce à tout bout de champ ??????? Alors je vous explique le concept : vous joignez vos index et vos pouces ensemble, en écartant bien vos doigts, de manière à reproduire symboliquement un vagin, vous levez bien les bras au-dessus de votre tête, et vous hurler la chanson suivante "allez paye ta chatte allez allez / allez paye ta chatte allez allez / allez paye ta chatte / allez paye ta chatte / allez paye ta chatte allez allez" (il vous suffit de cliquer sur la vidéo en bas de page pour avoir l'air). On peut dire ce qu'on veut, mais quiconque entend cet air plus de 50 fois par jour finira bien par l'avoir en tête jusqu'à la fin de ses études. Et bien sûr, quand quelqu'un finissait son pichet, on lui chantait le "paye ta chatte" en remplaçant le "allez" par son prénom. Oui, les écoles de commerce ont des traditions très conviviales.

 

images-copie-62.jpg Et après le dîner, la soirée. On passe du vin aux alcools plus fort. Rapidement, le sol se recouvre d'un mélange boueux de sable, de vodka et de vomi. La nuit est bien avancée, je sens que je vais retourner à mon bungalow pour me coucher, je suis fatiguée. "Attends, Mado, on te raccompagne" : ils sont vraiment gentils mes compagnons de soirée, de vrais gentlemen, qui ne veulent pas qu'il m'arrive quoi que ce soit pendant le long trajet qu'il me reste à parcourir pour arriver au lotissement. "Oui, c'est gentil". Et nous voilà partis, tranquillement, au milieu des dunes désertes, en plein coeur de la nuit noire...

 

"Dis donc, Mado, un plan à trois dans les dunes, ça te tente ?"

 

La suite vendredi...

 

 


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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 08:05

 

images-copie-41.jpg Avec Internet, on peut faire le tour du monde en quelques clics de souris : un coup de Google Earth et nous voilà en plein coeur du Pacifique, un petit tour sur le Guide du Routard et vous avez tous les bons plans d'une ville, sans parler des photos, des vidéos, des musiques... Internet serait-il le pire concurrent des agences de voyages ? Que nenni... Parce qu'il y a des choses qu'on ne trouve pas à travers un écran, que l'on ne peut pas ressentir à distance. Et pour Rome, c'est pareil. Il faut y aller pour voir et comprendre quelques vérités sur cette ville mythique...

 

images-copie-42.jpg On nous ment sur les Italiennes : désolée messieurs, je vais briser un mythe. Si vous préférez continuer à vous leurrer, sautez ce paragraphe et passez au suivant.

Sophia Loren, Monica Bellucci... Les femmes italiennes ont dans le monde la réputation d'être de sublimes déesses brunes et plantureuses, over glamour avec leurs formes généreuses, leurs jambes interminables et leurs tenues ultra féminines. Autant dire que du haut de mon mètre-soixante-virgule-cinq, je me doutais que j'aurais bien du mal à rivaliser avec les romaines. En plus, je suis blonde aux yeux bleus : on est bien loin des mythes de la Cinecittà. Je m'attendais donc légitimement à voir se pavaner dans les rues des créatures à la démarche chaloupée, perchées sur des talons vertigineux... QUE DALLE ! L'Italie est sans doute le paradis de la chaussure, mais sincèrement, ce ne sont pas les romaines qui DSC06604.JPGportent ces escarpins superbes. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les rues de la ville sont pavées. Et qu'il semblerait que le maire de Rome n'ait pas trouvé nécessaire de combler les trous entre les pavés (on voit bien que c'est un homme). Impossible donc techniquement de marcher dans les rues sans se coincer le talon aiguille dans un trou. Je sais, j'ai essayé. Je crois que je dois être la seule à avoir osé les talons de 11 centimètres dans les rues de Rome. Très inconfortable, je confirme (mais tant pis : mes nouvelles chaussures sont tellement fabuleuses qu'elles méritaient une sortie italienne). Je vous le confirme donc : les italiennes portent des spartiates. Les images qu'on voyait dans nos livres d'Histoire n'étaient donc que le reflet de la réalité (sauf qu'aujourd'hui, les romaines ont laissé tomber la toge).

 

On nous arnaque au restaurant :

images-copie-43.jpg C'est le problème quand on est touriste, on se fait toujours avoir. Premier soir, à peine avons-nous posé le pied (fort joliment chaussé, certes) au restaurant, qu'un serveur vient nous demander si nous voulons de l'eau plate ou gazeuse. A d'autres, coco, on ne me la fait pas : je demande une carafe d'eau ("tap water" reste le mot le plus utile à connaître quand on va au restau à l'étranger !). Il nous apporte donc une carafe, une corbeille de pain, et le dîner se passe délicieusement. Jusqu'au moment de l'addition... Vous saviez qu'en Italie, on payait l'eau et le pain ????? Ca s'appelle "il coperto" ("le couvert") et correspond à une taxe pour le fait d'utiliser la vaisselle et de manger du pain, mais ça fait quand même cher le verre d'eau du robinet ! C'est normalement interdit par la loi italienne depuis quelques années, mais de nombreuses trattorias (c'est le nom qu'on donne aux petits restaurants là-bas) continuent à faire payer cette option. Je n'imagine même pas le tollé si les restaurants français se mettaient à faire payer le pain et l'eau : la France se mettrait en grève !

 

Les vendeurs à la sauvette sont très ingénieux :

DSC06500_2.JPG Dès qu'un lieu est un peu touristique, des dizaines de vendeurs illégaux flairent le pigeon filon et tentent par tous les moyens de gagner quelques sous. A Paris aussi on en a : essayez un peu de vous promener sur l'esplanade du Trocadéro... Ma main à couper qu'en moins de deux minutes on viendra vous proposer une mini Tour Eiffel en porte-clef ou un ventilateur de poche. Et dans chaque pays, l'offre s'adapte à la demande. A Venise, par exemple, l'objet qui se vend comme des petits pains, ce sont les cuissardes en sac poubelle, qui permettent de marcher dans les rues inondées de la ville (bien sûr que j'ai gardé les miennes !!!!). Et à Rome, le truc qui cartonne (en plus des contrefaçons de sacs Vuitton et Chanel - extrêmement bien faites, par ailleurs), ce sont les ombrelles en papier. Il faut dire qu'avec cette chaleur, on n'est pas contre un peu d'ombre... On croise images-copie-44.jpg donc partout des femmes protégées par ces petites ombrelles roses, jaunes, bleues, vertes... De vraies petites touches de couleurs (un peu comme si elles portaient sur leur front une étiquette "touriste", parfaite pour attirer les pickpockets, qui savent ainsi immédiatement reconnaître leurs proies, même dans une foule dense. Pratique). Et à la moindre goutte de pluie, en quelques secondes à peine, les vendeurs à la sauvette font disparaître les ombrelles pour proposer des parapluies. On dira ce qu'on veut, mais ça, ça s'appelle être à l'écoute de son marché. Ils ont tout compris au marketing.

 

Les italiens ne parlent pas UN MOT d'anglais :

images-copie-45.jpg Je ne parle absolument pas italien. A part "gelatti", "ciao", "grazzie" et "fettuccine al pesto" (le vocabulaire de base, quoi !), je ne baragouine pas la langue de nos amis ritals. Comme quoi, mes quatre ans de cours de latin ne m'auront pas servi à grand-chose. Grazzie Maman. Mais bon, je parle anglais : alors forcément, je pensais que je m'en sortirais toujours. Quelle naïve j'étais. Si j'avais su, j'aurais prévu un dictionnaire français-italien. On dit toujours que les français parlent très mal anglais ? Et bien allez passer quelques jours à Rome, et vous comprendrez que finalement, nous ne sommes pas si mauvais... Il suffit juste de vous promener au Vatican, dans l'un des musées les plus fréquentés du monde, pour réaliser l'ampleur du problème. Quand vous allez au Louvre, les panneaux sont écrits en plusieurs langues et il est très facile de trouver l'aile Nord ou la sortie. A Rome, soit tu parles italien, soit tu te débrouilles. Heureusement que j'ai vite pigé que "uscita", ça voulait dire "sortie". Sans parler des serveurs qui ne comprennent rien à la langue de Shakespeare. Et vous n'imaginez même pas ma tête quand j'ai réalisé que le propriétaire de l'hôtel (situé dans un lieu très touristique pourtant !) ne parlait pas anglais. Heureusement, ils parlent tous... français !!!!!! Désormais, ne disons plus "parler anglais comme une vache espagnole", mais "comme une vache italienne" !

 

Et pour terminer, laissez moi vous confirmer une information capitale : oui, Zucchero est VRAIMENT une star dans son pays. Même que ses chansons passent tout le temps à la télé... Incroyable, je sais...

 

Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Sois belle et sois toi !
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 08:05

DSC06491.JPGJeudi dernier, j'ai quitté ma France bien-aimée pour un week-end prolongé chez nos amis les romains. Six mois que j'attendais ça : il faut dire que ce petit voyage, c'était mon cadeau de Noël. Oui, je sais, j'ai des parents TRES généreux ! Et on peut dire que c'est un cadeau qui fait plaisir deux fois : quand on le reçoit, et quand on part. Le cadeau à double effet Kiss-cool. La grande classe.

 

Photo-55.jpg Bref, jeudi matin, direction l'aéroport de Charles-de-Gaulle pour prendre notre vol direction Fumicino. Quand on connait ma passion pour les avions, autant dire que j'ai dû prendre sur moi : quatre jours d'homéopatie auront été nécessaires, mais je n'ai pas versé une larme au décollage. Certes, j'ai broyé le pouce de Chéri-très-compréhensif, qui a eu la gentillesse de sacrifier son doigt pour me permettre de me détendre. Je sens qu'il va me le faire payer un jour ou l'autre. Donc, contre toute attente, le vol se passe sans problème notable (ce qui est suffisamment étonnant pour être mentionné, quand on connait ma propension à attirer les emmerdes). D'ailleurs, en 4 jours, aucun accident n'a été déploré (hormis un ongle cassé, un autre fendu, quelques ampoules et une grosse piqûre de bêbête, rien de très extraordinaire, en fait !) : à croire que j'en ai fini avec la poisse. Mais je parle, je parle, et nous voilà déjà arrivés à Rome... Ce mot qui m'a fait rêver pendant des semaines. Et stresser aussi : il faut savoir qu'à J-2 avant le départ, je n'avais toujours pas de carte d'identité. Autant dire que j'ai failli embrasser la gentille fonctionnaire qui m'a remis mon précieux sésame.

 

DSC06518.JPGPremière impression de Rome ? Il fait chaud. Très chaud. Et très humide aussi. Il faut dire qu'avec 70% d'humidité, je me faisais un peu de souci pour mon brushing. Quand on sait qu'à la moindre goutte de pluie, les 3 heures que je passe à me lisser les cheveux pour avoir figure humaine ne sont plus qu'un loitain souvenir, on comprendra que j'évite les zones humides. Moi, vivre dans une région tropicale ? Jamais. Mais surtout, à Rome, tu ne peux pas tourner la tête sans tomber sur des ruines, une immense église, une fontaine qui chante son eau (comme je suis poétique, je sais. En tout cas, une chose est sûre : à Rome, ce n'est pas la sécheresse), un bâtiment millénaire, un romain en costume (bah oui, forcément, qui dit touristes dit animation pour touristes) ou un site de fouilles archéologiques. Rome est une ville chargée d'Histoire, c'est indéniable.

 

DSC06546.JPGLe temps passe vite à Rome : à peine le temps de voir le Colisée (houlà, 'fait chaud quand même...), de se perdre dans les ruelles de la ville, de boire 2 litres d'eau par jour, de faire un voeu en lançant deux pièces dans la Fontaine de Trévi (enfin, techniquement, j'ai ai lancé 5 : une seule la première fois, mais quand j'ai réalisé que la tradition exigeait d'en lancer deux - une pour faire un voeu et l'autre pour revenir à Rome - nous sommes retournés à la fontaine un peu plus tard dans la soirée pour lancer deux autres pièces, sous l'oeil de la caméra. Mais comme l'enregistrement n'a pas fonctionné, il a fallu à nouveau recommencer, pour immortaliser ce grand moment), de visiter la Chapelle Sixtine entourés de centaines de touristes agacés parqués dans cette immense pièce sous les aboiements des gardes qui hurlent "no DSC06488.JPGfoto" (miracle, j'ai malgré tout réussi à en prendre une : elle vaut de l'or celle-là !!!), d'admirer la basilique Saint-Pierre et sa superbe place, de rigoler devant l'uniforme des gardes suisses, de manger une gellati, de tester l'aperitivo, de faire des bulles sur la piazza del popolo, de visiter des églises et encore des églises, de se promener main dans la main la nuit sur les bords du Tibre, d'entendre des chansons italiennes, de déguster du moscato d'asti bien frais à la terrasse de chez Gusto en mangeant des fleurs de courgettes frites, de découvrir les merveilles de la villa Borghese et de son immense parc... que voilà déjà l'heure du départ.

 

Quand je pense qu'on n'a même pas eu le temps d'aller chez Burger King...

 

DSC06584.JPGMais il faut faire les valises. Dernier petit déjeuner, derniers pas dans la cité romaine, dernier tour en métro, derniers regards, premières gouttes de pluie sur Rome. L'arrivée à Paris en plein coeur de la nuit, sous un orage épouvantable : et voilà, fin des vacances. Quatre jours qui ont filé comme l'éclair. Grosse déprime, envie de repartir déjà.

 

Allez, vendredi, je vous raconte toute la vérité sur Rome (genre les trucs qu'on ne dit pas dans les guides, mais qui sont indispensables !!!!!!).


Par Mado - Publié dans : Voyages - Communauté : Auto-histoires de vie...
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