Mon avis sur la question

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:05

"Bonjour Mado,

 

j'ai lu votre article sur (au choix) la politique / le management / la vie à Londres / la politesse / le Thermomix et j'aime beaucoup votre style et votre ton un peu décalé. Accepteriez-vous de participer régulièrement à notre site de (au choix) politique / RH / voyages / savoir-vivre / desperate housewives ? N'hésitez pas à me contacter plus plus d'informations".

 

images-copie-129.jpg Voici le genre d'emails que je reçois très régulièrement grâce au formulaire de contact sur mon blog. La première fois que j'en ai reçu un, j'avoue, j'ai été très flattée (ego quand tu nous tiens...). J'ai bien sûr immédiatement contacté la personne, pour en savoir un peu plus. Et notamment quel serait le montant de la rémunération pour ce travail. Et quelle ne fut pas mon immense (et très désagréable) surprise en apprenant que non seulement je ne serai pas rémunérée, mais qu'en plus, c'est moi qui aurais à y gagner car cette participation allait me permettre de gagner de la visibilité sur mon blog...

 

Silence affligé. Moi pas comprendre.

 

images-copie-130.jpg Et puis, au fur et à mesure des propositions de "collaborations" que je recevais, j'ai fini par comprendre le système. Des sites Internet, plutôt que de payer de véritables journalistes, préfèrent faire appel à des blogueurs en quête de reconnaissance, prêts à mettre leur matière grise et leur talent (ou non) d'écriture au service d'un site en espérant juste que ça les fera connaître. Bin mon cochon...

 

index-copie-30.jpg Sincèrement, je trouve ça scandaleux. Oui, rien que ça. En même temps, ces sites ont tout compris : ils récoltent ainsi du contenu de qualité (les blogueurs réquisitionnés sont quand même choisis avec soin !) sans avoir à débourser un centime. Rapport qualité / prix, on ne peut pas trouver mieux. Mais franchement, n'est-ce pas honteux ? Ecrire demande du temps, de la réflexion, de l'énergie. Le preuve, c'est mon métier. L'écriture, c'est ce qui paye mon loyer, mes factures, mes courses au Monoprix, mes impôts. Mes mots me font vivre. Alors pourquoi travaillerais-je gratuitement, bradant mon savoir-faire pour un site qui, c'est évident, va se faire de l'argent sur mon dos ? Tout ça pour quoi ? Avoir plus de lecteurs sur mon blog ? Et après ?

 

index-copie-31.jpg Alors  je réponds à ces propositions indécentes que je ne travaille pas pour rien et que tout travail mérite salaire. Certains me diront sûrement que tout n'est pas forcément payant, qu'on peut partager les choses gratuitement de temps en temps. C'est vrai. C'est d'ailleurs ce que je fais ici même, sur mon blog, chaque semaine : je partage gratuitement mon blablabla (pas toujours intéressant, j'en conviens mais personne n'a de couteau sous la gorge au moment de lire - ou pas - ma prose). Je ne gagne pas un centime grâce à mon blog, je refuse systématiquement la publicité ou les articles sponsorisés. Même quand il s'agit de mettre en avant la boite d'un de mes amis ou la boutique d'une copine, c'est niet. Zéro pub. Zéro euros. Mon blog c'est mon défouloir, pas mon beurre dans les épinards. Et la visibilité m'importe peu. Qui m'aime me lise, le reste on s'en fout...

 

Ceci dit, si le Figaro ou Elle (même Glamour, Cosmo ou n'importe quel journal) me proposait d'écrire une chronique pour rien, je dirais oui tout de suite. Mais à la seule condition de signer avec mon vrai nom, pas avec mon identité virtuelle... A bon entendeur...

Par Mado - Publié dans : Mon avis sur la question - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 08:05

images-copie-123.jpg "Ah bon, tu es en free-lance ? Mais ça veut dire que tu travailles chez toi ? Ca n'est pas trop dur ?". Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu cette remarque : il faut donc croire que le fait de travailler depuis son domicile est particulièrement traumatisant pour de nombreuses personnes. Alors, puisque ce sujet semble passionner tout le monde (quoique... J'hésite un peu... Loana a une grosse actu en ce moment - un 3ème 4ème suicide raté - et je sens que vous brûlez d'impatience que je vous en parle. Minute, papillons, ça va venir...), laissez-moi vous parler du travail from home.

 

index-copie-26.jpg Le gros avantage de travailler chez soi, c'est qu'on n'a pas à se taper les transports en commun tous les matins et tous les soirs aux heures de pointe. Et ça, croyez-moi, ça n'a pas de prix... Parce que les gens ronchons, les roumains qui massacrent la vie en rose à l'accordéon dans le métro, les dégoûtants qui se curent le nez et éternuent sans mettre leur main devant leur bouche, partageant ainsi leur gastro-entérite avec tout le wagon, c'est juste insupportable. Alors se passer de tout cela, c'est un vrai bonheur. Sans oublier les wagons bondés, la chaleur étouffante, la foule agressive, les gens stressés. Moi, le matin, je me lève, un p'tit tour par la salle de bain, et me voilà devant mon bureau. Je ne vous parle même pas des économies réalisées : quand on voit le prix du Pass Navigo, croyez-moi, je suis bien contente de ne pas avoir à débourser une somme aussi conséquente chaque mois !

 

index-copie-27.jpg Bon, travailler de chez soi engendre malgré tout quelques coûts : ma facture d'électricité a plus que doublé (entre l'ordinateur et toutes les lampes dont j'ai besoin pour travailler correctement, ça en fait de l'énergie...), tout comme ma consommation de papier toilette (forcément, avec ma vessie de lapin nain...). Sans parler des quantités astronomiques de thé, que je bois à longueur de journée (j'ai d'ailleurs définitivement laissé tomber le thé en sachet : je me fais carrément des théières, c'est beaucoup plus rentable).

 

images-copie-124.jpg Côté vie sociale, c'est vrai que ça change pas mal. D'un côté, on en a fini avec les collègues chiants, qui te font des coups bas ou te prennent la tête pour un oui ou pour un non. Pas besoin de faire bonne figure quand on est de mauvaise humeur. Pas besoin de demander à Jacqueline-de-la-compta si elle a passé un bon week-end et d'écouter ses jérémiades (dont on n'a que faire) pendant 20 longues minutes. Le revers de la médaille, c'est qu'il n'y a personne avec qui rigoler, papoter, partager des petits moments de confidences ou de bonne humeur. Personne avec qui déjeuner... Alors là, c'est à vous de voir : il suffit de s'organiser un peu... Moi, je vois mes amis, mes anciens collègues, je déjeune avec les uns et les autres, ce que je n'avais pas le temps de faire avant. Tout n'est qu'une question de volonté en fait. 

 

images-copie-125.jpg Travailler de chez soi, c'est également avoir la possibilité de gérer son temps : alors certes, il m'arrive souvent de travailler le soir et le WE, mais dorénavant, je peux aller à mon cours de gym le vendredi midi et je suis toujours chez moi quand le facteur me livre un colis. C'est pouvoir partir facilement à droite ou à gauche sans que votre travail en pâtisse : tant qu'il y a Internet, tout va bien. D'ailleurs, en ce moment même, je suis à Colmar...

 

images-copie-126.jpg Travailler à la maison, c'est donc un mélange de liberté et de de contraintes : à chacun de savoir gérer l'équilibre entre les deux. Si vous êtes incapable de vous mettre au boulot tout seul, de vous motiver pour vous lever le matin et vous poser devant votre bureau, cette solution ne vous conviendra certainement pas. Mais personnellement, je crois que si je devais à nouveau travailler en open-space, je ne le supporterais pas...

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:05

images-copie-104.jpg Breaking news : la France a perdu son triple A. Depuis vendredi, impossible d'avoir échappé à la nouvelle, tout le monde ne parle que de ça. Même Morandini en a fait un article, c'est dire si la news est d'importance. Et pourtant, au risque de choquer (je ne suis plus à ça près : après les rafales d'insultes que j'ai prises pour avoir osé me moquer du Thermomix - calmos les gars, c'est une machine, rien de plus - je peux affronter n'importe quelle tempête internautique), je dois l'avouer ouvertement : je m'en fous. 

 

images-copie-105.jpg Criez au scandale tant que vous voudrez, mais c'est comme ça. Ce week-end, le A perdu de la France et la ribambelle de déclarations politiques qui ont suivi, n'ont pas du tout été ma priorité. Les 150 slides hyper techniques que j'avais à adapter en anglais, en revanche, oui. Et les 10 heures passées à traduire un mauvais document (voilà ce que c'est que d'envoyer les dossiers le vendredi soir, en catastrophe, avant de partir en week-end), je les ai bien senties. Comme quoi, chacun sa merde ses problèmes (vous comprendrez aisément pourquoi je n'ai pas eu le temps de vous écrire quoi que ce soit hier matin et vous ne m'en voudrez pas de vous avoir abandonné en ce début de semaine. Promis, je vais me rattraper la semaine prochaine...)

 

images-copie-106.jpg Il faut bien dire que pour le commun des mortels, toutes ces histoires d'agences de notation, de marchés financiers et de dette, c'est quand même bien compliqué. Moi-même, qui ai quand même fait des études assez poussées, je n'y comprends rien. A peine ai-je réussi à comprendre le pourquoi et les enjeux de la crise des subprimes, que déjà il faut passer à la crise de la dette et la crise des états. Je ne vais bientôt plus être en mesure de suivre le journal de 20h, tellement les choses commencent à être complexes. Heureusement qu'il nous reste le 13h de Jean-Pierre Pernaut pour nous montrer les vraies choses de la vie, les gens qui font pousser des légumes et se nourrissent du fruit de leur travail (et puis il y a "l'Amour est dans le pré aussi", mais vu que ça tombe en même temps que la "Famille Formidable", véritable moment de complicité fraternelle que je partage avec ma soeur depuis 20 ans déjà, je ne peux pas tout voir...)

 

images-copie-107.jpg Parce que sincèrement, je me demande jusqu'où tout cela va nous mener... La situation semble s'être empêtrée dans un tourbillon dont il est impossible de s'extirper... Depuis quand les états sont-ils endettés comme ça ? Comment des organismes privés, les fameuses "agences de notation" (dont on ne n'entendait jamais parler il y a encore quelques années et qui sont désormais sur toutes les lèvres. D'ailleurs, comment peut-on être crédible quand on s'appelle "Standard et pauvre" ?), peuvent-ils avoir le droit de vie ou de mort sur des pays ? D'où vient tout cet argent qu'on emprunte, alors même que tous les états sont endettés jusqu'au cou ? Je sais ce que vous allez dire : l'argent est dématérialisé, c'est la loi des marchés financiers, et blablabla. Tout ça, mes amis qui travaillent dans la finance (et Dieu sait si j'en ai fréquenté de très trop près lorsque je vivais à Londres, Mecque internationale de la Finance-avec-un-grand-F) ont bien essayé de me l'expliquer au moins mille fois, mais ça ne veut pas rentrer dans ma petite caboche. C'est comme d'essayer d'enfiler des escarpins en 36 quand on chausse du 40 : il y a un moment où il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentrera jamais. 

 

images-copie-108.jpg Les marchés financiers sont pour moi un monde bien obscur. J'ai encore de l'argent une vision très naïve : je ne dépense que ce que j'ai (on en reparlera quand j'aurai besoin d'emprunter pour acheter un appartement...) et je me méfie comme de la peste de ces placements extraordinaires que mon banquier a essayé de me refiler (avant de se faire virer, d'ailleurs). Car quand l'argent est trop facile à gagner, c'est qu'il y a une couille dans le potage. Et ce ne sont pas les milliers de personnes qui se sont faites avoir par Madoff qui diront le contraire. L'argent n'a aujourd'hui presque plus de valeur, tellement certaines sommes paraissent inconcevables. Petite pensée pour Jérôme Kerviel, incarnation de la folie de ce système...

 

Sur ce, je retourne bosser : parce que finalement, c'est bien la seule manière de gagner dignement de l'argent bien réel, fruit de mon travail bien réel et non pas de spéculations douteuses  Et tant que l'andouillette française gardera son quintuple A, je continuerai à dormir sur mes deux oreilles...

 

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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:15

images-copie-95.jpg Comme toutes les beaucoup de filles, je déteste faire pipi dans les lieux publics. Souvent, je me dis que rien que pour ça, j'aurais aimé être un garçon. Parce que l'atroce envie de faire pipi, quand on est perdue au milieu de nulle part, et qu'il n'y a pas l'ombre d'un café avec des latrines à l'horizon, c'est une situation que je ne souhaite à personne. Et non, je ne fais pas pipi entre les voitures. 

 

index-copie-21.jpg Il faut dire que dès l'enfance, les filles sont confrontées à la difficile obligation de devoir poser leur auguste fessier sur des sièges WC qui voient des centaines, voire des milliers, voire des millions de culs à longueur d'année. Pas très ragoûtant. Et pourtant... Je ne compte plus les histoires que j'ai lues ou entendues de petites filles qui refusent de faire pipi à l'école, des journées entières, parce que les toilettes sont sales ou que les garçons regardent sous la porte. Moi-même, en primaire, j'ai fait la triste expérience des horribles toilettes communes, sans siège, dont la porte battante ne fermait pas et qui étaient situées au fond de la cour sans chauffage. Inutile de préciser que je n'ai pas souvent fait pipi là-bas pendant mon année de CP (après, les choses se sont arrangées, puisque le conseil d'école a voté et financé les travaux d'aménagement des WC... Le verrou sur la porte est sans doute resté ce qui m'a le plus émerveillée. Enfin un peu de tranquillité).

 

images-copie-96.jpg Mais je garde de cette période un profond dégoût pour les toilettes publiques (non non, je ne suis pas en train de faire mon auto-psychanalyse, rassurez-vous). Manque de chance, j'ai une vessie de lapin nain : à peine ai-je bu une demie goutte d'eau que me voilà prise d'une envie pressante, alors inutile de préciser que je passe mon temps à "prendre mes précautions". Avant de partir en voyage, je "prends mes précautions". Avant un rendez-vous client qui risque de durer un peu, je "prends mes précautions". Avant de me coucher, je "prends mes précautions". Avant de prendre le métro en rentrant d'un pot entre copines, je "prends mes précautions". Bref, vous avez compris.

 

images-copie-97.jpg Mais le hic, c'est que les toilettes publiques, c'est rarement très propre. Sauf celles des grands hôtels parisiens ou des restaurants bien chics, mais j'avoue qu'en ce moment, mes finances ne me permettent pas (encore) de mener la grande vie. Donc les toilettes lambda, c'est vraiment immonde. A se demander comment font les autres femmes pour faire leur petite affaire. Que les toilettes des hommes soient inondées, je peux comprendre (certains éprouvent de vraie difficultés à viser. A tel point que Total, il y a quelques années, avait collé des autocollants de mouches au fond des urinoirs : ils se sont rendu compte que les hommes visaient mieux et les frais de nettoyage ont été considérablement réduits...). Mais que celles des femmes le soient aussi, j'ai du mal à piger...

 

index-copie-22.jpg Donc, quand il faut répondre à un besoin pressant, on n'a pas trop le choix. Au cours d'un grand débat avec mes copines, nous avons commencé à évoquer nos techniques pour faire pipi dans les toilettes publiques. La technique qui remporte presque tous les suffrages : se tenir en équilibre sur ses cuisses, au dessus de la cuvette mais sans jamais la toucher. Une technique que j'ai moi même longtemps utilisée, jusqu'à ce que je lise l'article très intéressant d'un médecin qui expliquait que de nombreuses femmes finissent par avoir des infections urinaires et des cystites à force de ne pas "bien" faire pipi. Il a donc fallu trouver des solutions alternatives...

 

images-copie-98.jpg Il y a bien la technique du "petit tapis de PQ", qui consiste à recouvrir le siège de feuilles de papier toilette. Inutile de préciser que c'est très long. Et très mauvais pour la planète. Et impossible quand il ne reste plus de papier (heureusement, j'ai toujours un paquet de mouchoirs sur moi...). Autre technique : faire le boulot de la femme de ménage et nettoyer soi-même la cuvette avant de l'utiliser (vive le gel hydro-alcoolique). Mais parfois, l'état des WC est tel que rien n'est possible. Vrai de vrai : je me souviens du retour du mariage de mon cousin. Des heures de voiture, sous une pluie diluvienne qui me rappelait sans cesse que la situation était urgente, un café perdu au milieu de l'Ardèche, la délivrance à quelques mètres de moi... et la grosse déception en découvrant d'immondes toilettes à la turque. Je n'ai pas pu.

 

Vraiment, je voudrais être un garçon*.

 

* et non, il n'est pas question d'utiliser la coupe urinaire pour femme.

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 08:05

images-copie-31 Sans vouloir faire de généralités, il faut bien l'admettre : les ruptures amoureuses se passent rarement bien. La séparation en douceur, où chacun se rend compte qu'il n'y a plus d'amour mais juste une belle amitié, et où les ex restent en bon terme malgré la fin de la relation, ça n'existe que dans les téléfilms à l'eau de rose qu'on voit sur M6 vers 14h30, à l'heure où la ménagère de moins de 50 ans sans emploi mère au foyer se "culturise" devant son poste de télévision. Dans la vraie vie, les choses sont souvent bien plus cruelles...

 

images-copie-70.jpg Il y a toujours le moment horrible où il faut bien admettre la vérité et accepter la fin d'une relation. Plus facile à faire quand on est le "largueur" que le "largué". Celui qui se fait jeter devra passer par des étapes difficiles mais indispensables pour se reconstruire : le déni ("ce n'est pas possible"), la colère ("après tout ce que j'ai fait pour lui, comme a-t-il pu ????), la douleur (le tristement fameux chagrin d'amour, quoi) et enfin, l'acceptation. L'acceptation, c'est quand on a véritablement tourné la page, que toute trace d'amour s'en est allée, qu'on se dit qu'effectivement on est bien mieux sans elle/lui, que finalement, il/elle n'était pas si extraordinaire, et que s'il/elle ne nous avait pas lâchement abandonné(e), on n'aurait sans doute jamais rencontré la personne merveilleuse qui partage notre vie aujourd'hui.

 

images-copie-71.jpg Mais pourtant, ne croyez pas que parce qu'une rupture est acceptée depuis des années, les choses en restent là. Bien au contraire. C'est maintenant que commence à se jouer une nouvelle partition, qui durera des mois, des années, toute la vie, même... C'est là que va débuter la guerre froide. Le combat des ex. Une lutte qui durera jusqu'au bout...

 

index-copie-15.jpg Chacun de son côté va recréer sa vie : rencontrer de nouvelles personnes, se faire des amis, évoluer dans sa vie professionnelle ou familiale, avancer plus ou moins vite, changer physiquement, mener son petit bonhomme de chemin, sans plus penser à l'autre. Et puis de temps en temps, une chanson, un livre, une histoire racontée, un souvenir qui refait surface, et puis on n'y pense plus. Et un jour, une petite envie de savoir : les humains sont curieux, ne l'oublions pas. "Tiens, qu'est-ce qu'il/elle devient après toutes ces années ?". Internet et les nombreux réseaux sociaux, personnels ou professionnels, sont une mine d'informations particulièrement riche, pour peu que l'autre ne fasse pas attention à son "e-réputation". Avant Internet, pour avoir des nouvelles, il fallait avoir des connaissances communes et poser des questions. Mais grâce à notre ami Google, en deux clics, on peut avoir un update plus ou moins complet.

 

images-copie-72.jpg Mais pourquoi une telle envie de savoir, en pointillé, ce que devient l'autre ? Non pas qu'on ait encore pour lui un intérêt quelconque, mais tout simplement pour savoir où l'on en est de la guerre froide des ex : lorsque deux personnes se séparent, cette espèce de combat est presque tacite. Une sorte de compétition qui consiste à déterminer lequel des deux, au final, s'en sortira le mieux. Une veille concurrentielle, en quelque sorte... Une petite revanche sur la vie. Parce que lorsqu'on se fait jeter comme une vieille chaussette sale, savoir qu'on finit par mieux réussir sa vie que l'autre, c'est tout de même une jolie consolation. Sans pour autant souhaiter que l'autre meure ou qu'il soit obligé d'endurer d'atroces souffrances toutes sa vie, avouons qu'il n'est pas désagréable d'apprendre, au hasard d'une conversation, qu'il s'est fait virer de son boulot, que son mari l'a quittée pour une plus jeune ou qu'il a pris tellement de poids qu'il pourrait remplir votre soutien-gorge avec les poches de gras qu'il a désormais au-dessus des pectoraux. Des petites bassesses sans conséquences, que vous ne cherchez pas à provoquer et sur lesquelles vous n'avez aucune influence, mais qui donnent toujours un petit sourire de satisfaction sadique...

 

Car dans toutes les guerre, il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Et Dieu que c'est bon d'être le vainqueur.

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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 11:17

images-copie-65.jpg Je sais bien que certains sujets portent à polémique : c'est pourquoi je m'autocensure et évite de les aborder aussi souvent ou aussi profondément que je le souhaiterais pour éviter le lynchage médiatique blogotique. Les commentaires particulièrement désobligeants et les mails d'insultes que je reçois ne me font pas changer d'avis et ne font pas avancer le débat, mais me faire traiter de tous les noms pour avoir osé donner mon avis, ce n'est pas forcément toujours agréable. Donc, j'évite. Mais pourtant, j'avoue que ces derniers temps, tout cela m'a fait pas mal réfléchir.

 

images-copie-66.jpg J'ai eu, il y a quelques semaines, l'outrecuidance de me moquer un peu d'un appareil domestique : et le week-end dernier, des membres du fan club de cette machine ou d'un groupe facebook quelconque qui a fait circuler le lien vers cet article se sont réveillés et ont commencé à monter au créneau. En soi, j'avoue que ça me fait plutôt rire : personnellement, je n'ai rien contre le Thermomix, et même si je trouve absolument ridicule de dépenser 1000 euros pour un appareil ménager, c'est leur problème, pas le mien. Et  justement, un blog est un parfait outil pour ouvrir le débat. Mais là, on m'a tout simplement traitée de sale parisienne. A plusieurs reprises. Je ne vois pas là un véritable argument qui fait évoluer le débat, surtout pris au premier degré.  Et je commence à être fatiguée.

 

images-copie-67.jpg Je vous explique le schmilblick. Je suis parisienne. Ça, je ne peux pas le nier. Et nombreux sont ceux qui m'ont souvent reproché de faire du "parisianisme" sur mon blog, et d'être dédaigneuse avec la province. Face à de telles critiques, j'ai bien sûr essayé de me remettre en question. C'est vrai, je plaisante souvent avec la province, mais j'adore quitter Paris pour découvrir toutes les richesses de notre pays. Alors voilà la vérité : je ne pourrais pas vivre ailleurs qu'à Paris, parce que j'adore cette ville, son animation, son côté grouillant... Mais je n'empêche personne de ne pas être d'accord avec moi et de faire d'autres choix de vie, bien au contraire. Et là, une révélation... A chaque fois que j'ai discuté avec des gens vivants en province, presque tous m'ont dit que jamais ils ne pourraient vivre à Paris, que tout est cher, que les parisiens sont odieux et impolis, que l'air est trop pollué, que ce n'est pas un environnement idéal pour des enfants, que c'est très stressant... Bref, que Paris, c'est l'enfer et que pour rien au monde ils ne voudraient y vivre. Et c'est là que ça a coincé...

 

images-copie-68.jpg Je remarque que dès qu'un parisien ose critiquer la vie en province, il se fait taxer de parisianisme, de snobisme et de tout ce que vous voulez. En revanche, les 58 autres millions de provinciaux qui crachent sur les parisiens en permanence, on ne leur dit rien. Pourquoi ne leur reproche-t-on jamais de faire du provincialisme ? So unfair... Finalement, la guerre Paris-province n'est pas entretenue par les parisiens eux-mêmes, mais bien par le reste de la France, très virulent contre les "gens de la capitale". Mais après tout, cette guéguerre, on s'en fout : si certains préfèrent vivre à leur rythme à la campagne, ça ne regarde qu'eux. Je ne vois pas pourquoi le fait que moi, je ne pourrais pas, ça les énerve autant... Il serait peut-être temps qu'eux aussi se demandent pourquoi ils ressentent tant de haine envers les parisiens ?

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 08:05

images-copie-61.jpg Lors de mon séjour en Alsace, le week-end dernier, j'ai été particulièrement surprise par une chose : on trouve un peu partout, au milieu des décorations de Noël des villes et villages, des crèches. Rien de surprenant, me direz-vous, dans la mesure où nous sommes à quelques jours d'une fête catholique qui célèbre la naissance de Jésus, et dont la crèche est véritablement un emblème. Et pourtant, la présence de crèches dans les rues se fait de plus en plus rare. A Paris, par exemple, on ne trouve de crèches que sur le parvis des églises. Le curé d'une des paroisses de mon arrondissement a tenté de faire mettre une crèche sur les Champs-Elysées, mais le maire, après avoir accepté, a fini par changer d'avis en raison des problèmes (???) que la présence d'une telle installation risquerait d'entraîner. 

 

index-copie-14.jpg Mais en Alsace, on est bien loin de toutes ces préoccupations : personne n'est choqué que des symboles religieux soient présentés aux yeux de tous. D'une part parce que, ne l'oublions pas, Noël est avant tous une fête religieuse (hé non, ce n'est pas la fête de la consommation !!!!), et d'autre part parce qu'en Alsace, il n'y a pas de séparation de l'Eglise et de l'Etat (merci à ma copine Dawn, qui fut un excellent guide pour m'expliquer toutes les traditions alsaciennes !). Bref, à mes yeux, la crèche est un "must have" de Noël.

 

Chez mes parents, il y a toujours eu une crèche : des personnages assez hauts, en cire, de la taille d'une poupée Barbie (j'avoue même avoir retrouvé quelques photos de cette fameuse crèche à laquelle j'avais images-copie-63.jpg ajoutée ma touche personnelle : une ré-interprêtation très avant-gardiste de la vierge Marie incarnée par "Laura", ma Barbie préférée aux cheveux jusqu'aux pieds, qui portait pour l'occasion sa plus jolie robe de mariée), fabriqués par les religieuses du carmel de Fourvières. Inutile de dire que ce n'est pas donné, mais que chacun des personnages est fait à la main et est absolument superbe... Alors petit à petit, nous avons augmenté la taille de la crèche. Aujourd'hui, il y a bien sûr Marie et Joseph, le petit Jésus, l'âne et le boeuf, mais également un roi mage (les trois, ça faisait trop !) et deux bergers (dont un qui ne mesure que 10 centimètres - erreur de casting - mais ce n'était pas grave : petite, j'imaginais juste qu'il était tout petit car on le voyait venir de loin. Les enfants ont de l'imagination). Et mon père, responsable officiel de la crèche (moi je fais le sapin : je ne peux pas être au four et au moulin, quand même !), aménageait une étable dans la cheminée grâce au "papier grotte" (les amateurs de santons connaissent : il s'agit là d'un papier imprimé fausse pierre...) et installait la crèche.

 

images-copie-64.jpg Bien évidemment, le petit Jésus n'arrivait dans le décor que le jour de Noël (sinon, ça ne compte pas !!!). Ce qui nous a d'ailleurs presque valu un drame familial : lors d'un déjeuner de Noël, le chien de mon oncle, qui devait s'ennuyer tout seul dans le salon pendant que le reste de la famille se gavait de bonnes choses, n'a rien trouvé de mieux, pour se venger, que de dévorer le petit Jésus en cire. Ô rage, Ô désespoir, Ô trop tard... Le hic, c'est qu'on a oublié l'incident... jusqu'au 24 décembre suivant. Problème : pas de petit Jésus. Allez donc trouver un petit Jésus, H-4 avant le début des festivités. Ce fut sans doute le miracle de Noël, mais ma mère a réussi.

 

DSC09026.JPGMaintenant que je suis grande et que j'ai mon chez moi, à mon tour d'avoir ma propre crèche : j'ai cherché partout la crèche de mes rêves, mais cela fait maintenant 3 ans que je fais chou blanc. Et vu le prix que ça coûte, impossible d'investir dans une crèche qui ne me plairait pas à 100%. Alors quand Chéri-qui-sait-bricoler-je-sais-j'ai-tiré-le-gros-lot m'a proposé de me fabriquer une jolie étable pour ma crèche, j'ai été ravie et je me suis dit que je profiterais du marché de Noël de Colmar pour trouver les personnages. Là aussi, sans succès. Alors finalement, Chéri-qui-est-plein-de-ressources-et-de-bonnes-idées a proposé que nous fabriquions nous-mêmes les personnages. Pari tenu.

 

DSC09025.JPGSamedi soir, c'était donc atelier "do-it-yourself" dans mon salon : après deux petites heures de pétrissage, ma crèche parfaite a enfin vu le jour... Bon, alors certes, les personnsages que j'ai faits ne sont pas vraiment à la hauteur de ceux de Chéri-qui-est-vraiment-doué-de-ses-mains : ma Marie ressemble un peu à un Bidochon avec son nez en pomme de terre, Jésus a l'air shooté au crack et mon âne ne fait pas très sérieux, mais j'ai une crèche unique au monde et je l'adore !!!!!!!!!!!

 

 

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 08:05

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Samedi soir, comme tous les ans, a eu lieu une grand-messe télévisée. Je parle bien sûr de l'élection de Miss France, et pas du Téléthon (notons au passage que, comme chaque année, les organisateurs du Téléthon ont crié au scandale parce que TF1 avait programmé l'élection le même week-end que leur événement caritatif. D'un autre côté, vu que l'élection des Miss a toujours lieu le premier samedi du mois, pourquoi le Téléthon ne change pas sa date ???? Sans doute parce qu'il serait alors difficile de justifier des audiences décevantes ? Bon, je ne dis plus rien : pas envie de me faire lyncher à la sortie de mon immeuble... Mais je précise quand même que j'ai donné au Téléthon). Car l'élection de Miss France, c'est une institution. Même sans Geneviève de Fontenay et son inséparable chapeau (et la question qui s'y accroche et que tout le monde se pose : a-t-elle encore des cheveux ?).

 

index-copie-12.jpg Miss France, comme son nom l'indique, est censée représenter la jeune fille française que chacune voudrait être, la fille que tout le monde voudrait avoir, la fiancée parfaite, la jeune femme idéale. Madame de Fontenay imaginait que Miss France devait représenter les valeurs de la féminité française, à la fois sur le plan physique et spirituel. Miss France doit être notre modèle à toutes.

 

... Je sais ce que vous pensez : je pense la même chose...

 

images-copie-54.jpg Si, sur le papier, Miss France doit incarner la perfection absolue, la réalité est toute autre. A voir les candidates à l'élection, qui représentent la crème de la crème de chacune de nos régions, la femme française doit être belle... A l'extérieur surtout. Et encore... Tout n'est finalement qu'une question de goûts. Certes, on leur impose une taille minimum (bon, et bien il me manque presque 10 centimètres pour prétendre au titre. Tant pis, je vais me faire une raison) mais il faut bien constater qu'elles sont un peu toutes faites sur le même modèle. Finalement, il n'y a presque que la couleur des cheveux et des yeux qui change. Mais surtout, Miss France est souvent considérée, à juste titre, comme une cruche.

 

images-copie-55.jpg J'en vois déjà certains qui crient au scandale, mais comment ose-t-elle dire des choses comme ça ? Les candidates passent aussi un test de culture générale, et sont aussi intelligentes que n'importe quelle autre femme... Laissez-moi rire... Il suffit de voir le genre de questions qu'on pose : "qui est le premier ministre ?", "qui est le maire de Paris ?", "quelle est la capitale de l'Australie ?". Come on : c'est du niveau collège ça, et encore... La majeure partie des questions sont sur la télévision, les émissions de télé-réalité et la culture-poubelle : comme si être cultivée signifiait passer 8 heures par jour à regarder de la crap TV. Il suffit de regarder un peu ce que font ces jeunes filles dans la vie : elles sont presque toutes en BTS tourisme ou en 1ère année de langues. En revanche, aucune d'entre elles (ou bien je l'aurais ratée) n'est en prépa HEC ou en 3ème année de médecine. Parce que, que vous le vouliez ou non, pour faire des élections de Miss, il faut être un peu co-conne. Pas besoin d'en dire plus pour vous convaincre : il suffit de les écouter parler pour en être convaincu.

 

images-copie-58.jpg Toutes ces jeunes filles sont bien conscientes de ce qu'elles sont : quand, dans leur portrait, on leur demande de se décrire en quelques mots, c'est un festival de "naturelle", souriante", "rigolote" ou "dynamique". Mais de "intelligente", jamais. Je vous laisse méditer. Et toutes, bien sûr, veulent sauver la planète, arrêter les guerres, combattre la famine. Sauf qu'en réalité, une fois arrivée la fin de leur règne, on voit peut d'anciennes Miss France s'impliquer vraiment dans des actions caritatives (sauf quand il y a des caméras, mais là ça ne compte pas). En revanche, nombreuses sont celles qui répondent à l'appel des projecteurs et des flashes. Bizarrement, toutes décident d'abandonner leurs études pour devenir journaliste potiche télé. Pour le sauvetage de la planète, on repassera.

 

images-copie-59.jpg Ne croyez pas non plus qu'à défaut d'avoir une cervelle, ces filles sont gentilles ! Que nenni... Croyez moi sur parole : j'ai eu l'occasion de travailler pour Endémol comme habilleuse sur une élection de Miss voilà quelques années, et je peux vous garantir qu'entre elles, ce sont de vraies bitches. Si à l'écran, on les voit tout sourire, l'air gentil et le regard humide quand elles parlent de la misère dans le monde, en coulisse, c'est crépage de chignon, et vol de vêtements pour se mettre des bâtons dans les roues.

 

images-copie-56.jpg Ne nous leurrons pas : ces jeunes filles voient dans cette élection non pas l'occasion de représenter leur pays, mais bien de sortir leur épingle du jeu et de pouvoir faire carrière à la télévision. La dernière en date ? Valérie Bègue qui, après le scandale des photos dénudées où elle se faisait couler du lait concentré sur le visage ("j'étais jeune et naïve, je n'ai pas compris ce qui se passait" - encore une preuve de la cervelle de linotte de nos Miss France), va commencer une carrière prometteuse de présentatrice en jouant les potiches dans La Roue de la Fortune. Pauvre Geneviève, elle doit se retourner dans sa tombe sous son chapeau.

 

images-copie-60.jpg Mais bon, être Miss France, ce n'est pas un job facile : moi, je n'aimerais pas être à sa place... Il faut toujours être tirée à quatre épingle, on a un emploi du temps de ministre, on ne voit plus ses amis ou sa famille pendant un an, on doit avoir la peau et les cheveux abîmés à force d'être maquillée et coiffée, on voit sa vie passée au crible par les paparazzis pour retrouver tous les moments gênants ou compromettant, et on se tape des dizaines de salons de l'agriculture où il faut admirer des porcs qui puent et goûter à toutes les spécialités régionales, quelle que soit l'heure... Une petite pensée pour notre nouvelle Miss France : je sens que pour elle, ça va être difficile, surtout les foires à la saucisse. Elle est végétarienne, la pauvre...

Par Mado - Publié dans : Mon avis sur la question - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 09:59

images-copie-43.jpg Comme de nombreuses trentenaires (décidément, je ne m'y ferai jamais...), je fais partie de la génération dont les mères sont montées au créneau et ont vécu la révolution de la Femme-avec-un-grand-F. Des femmes qui ont brûlé leur soutien-gorge, revendiqué leur droit à faire comme les hommes (avec un petit h, cette fois) et affiché une liberté de faire ce qu'elles voulaient sans avoir besoin des mecs. Dans l'absolu, je ne suis pas contre le fait de savoir se débrouiller seule : je déteste me sentir dépendante, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. C'est pourquoi j'ai toujours essayé de gérer mes problèmes toute seule, même quand il s'agissait de faire des "trucs de mec". Ce qui me vaut aujourd'hui l'immense privilège d'être toujours en haut de la liste quand mes amis ont besoin de déménager (la reine du montage de meubles Ikea, c'est moi). Mais là n'est pas le problème. Le hic, c'est que ma génération se prend de plein fouet les conséquences de cette "émancipation" de la femme.

 

images-copie-44.jpg Avant, du temps de nos grands-mères, les femmes avaient besoin des hommes. Pour se libérer de la domination paternelle, pour avoir l'autorisation de travailler, pour avoir de l'argent, pour devenir mères, pour être reconnues dans la société... Et c'est sans doute cette nécessité qui faisait que les femmes se mariaient toutes très jeunes. Mais désormais, les femmes ne sont plus soumises aux hommes pour exister : elles travaillent, ouvrent un compte en banque et dépensent leur argent comme bon leur semble, font des enfants si elles en ont envie, sans même parfois demander quoi que ce soit au père, qui n'est alors considéré que comme un géniteur qui n'aura eu qu'à donner quelques millilitres de lui et basta. La sexualité des femmes n'a jamais été aussi libérée : il suffit de regarder un épisode de Sex and the city pour s'en convaincre (le rabbit a empiété sur le seul domaine qui restait aux hommes). Aujourd'hui, on nous rebat les oreilles pour nous faire comprendre que nous n'avons plus besoin des mecs. Alors forcément, ça déteint un peu sur notre capacité à nous mettre en couple.

 

images-copie-45.jpg Aujourd'hui, les femmes indépendantes font peur aux hommes, il faut bien le constater. Parce qu'un homme, forcément, ça veut être considéré pour autre chose que sa capacité à être un père potentiel. Ça doit être difficile d'être un homme au 21ème siècle. Surtout parce que les femmes d'aujourd'hui sont devenues particulièrement exigeantes. Mais ce n'est pas de notre faute. Finie la bobonne qui attend à la maison, qui fait le repas et torche les mioches pendant que Monsieur rapporte l'argent du ménage et se verra récompensé par un rapide coït le soir après le souper (le devoir conjugal, c'est over : dorénavant, c'est à l'homme de performer). Nous avons été élevées au Girl Power et ça nous est un peu monté à la tête. Les femmes sont de plus en plus diplômées, indépendantes, libres de leurs choix... et de plus en plus difficiles dans leur choix masculins.

 

Image-1.png Parce que nous estimons que nous le valons bien, nous cherchons un homme qui correspondrait à toutes nos attentes. Je dis bien toutes. Car il reste, malgré tout ce mouvement féministe, un vrai désir de "trouver un mec", mais pas question de faire la moindre concession sur le cahier des charges. Demandez à une célibataire ce qu'elle cherche chez un homme, et sa réponse sera souvent la même : un homme beau (bizarrement, le physique arrive souvent en tête de liste), intelligent, riche (oui, oui, je l'ai entendu), gentil mais pas trop, macho mais pas trop, fort mais pas violent, rassurant, sûr de lui mais pas dirigiste, romantique mais pas cul-cul... (personnellement, mon critère n°1, c'était de trouver un homme qui comprenne et partage mon humour. Et croyez-moi, ce n'était pas gagné, même avec un critère unique) Bref, l'homme qui n'existe pas. Enfin, si, il existe, mais il s'agit d'une poupée de plastique et il sort déjà avec Barbie. Sorry les girls, vous arrivez trop tard...

 

images-copie-46.jpg Et à force de chercher ce qui n'existe pas, on passe à côté de mecs bien : des hommes qui ne sont pas forcément des Brad Pitt mais qui sont gentils, intelligents et charmants. Des types qu'on ne regarde même pas parce qu'ils sont trop vieux, trop jeunes, trop petits, trop grands, trop gros, trop mal habillés, trop gentils... A 25 ans, on se permet de faire la fine bouche. A 30 ans, on commence à flipper. A 40 ans, on se dit qu'on a été vraiment très conne et on se raccroche à ce qu'on peut. Heureusement qu'il y a le boulot. Et puis un jour, on se retrouvera à la retraite, toute seule, sans personne avec qui finir nos vieux jours. Et on se dira que quand même, c'est triste de dîner face à sa télévision, qu'on aimerait bien un petit papi avec nous... Peut-être est-il temps de se dire qu'il faut arrêter de cocher des cases quand on rencontre un homme : et pourquoi pas ne pas ouvrir un peu son esprit et donner leur chance à des hommes qui, a priori, ne correspondent pas à nos idées préconçues... Et, croyez-moi, vous aurez de jolies surprises...


Par Mado - Publié dans : Mon avis sur la question - Communauté : Sois belle et sois toi !
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 08:05

images-copie-31.jpg "Les histories d'amour finissent mal, en général" : c'est pas moi qui le dis, c'est la chanson. Mais il faut bien l'admettre : une love story se termine souvent en eau de boudin... Que celui ou celle d'entre vous qui ne s'est jamais fait larguer me jette la première pierre. J'attends... J'attends toujours... Bon, je vois que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Mais le hic, c'est que les ruptures ne se passent pas toujours de la meilleure des manières. Il y a bien sûr la rupture parfaite, où l'on réalise chacun de son côté que l'on ne s'aime plus et où l'on décide de rester amis. Dans la vraie vie, ça n'arrive jamais. Sauf dans les communiqués de presse que publient les stars pour annoncer qu'elles se "sont séparées mais que Brad et Jennifer restent très proches et ont gardé de vrais liens d'amitié". Bullshit. En vrai, la rupture d'un commun accord, ça n'existe pas : il y en a toujours un qui est plus d'accord que l'autre.

 

images-copie-32.jpg Une rupture, c'est toujours difficile à vivre, surtout pour celui qui se fait larguer. On pourrait penser que le "largueur" prendrait des pincettes pour annoncer la mauvaise nouvelles : détrompez-vous... Qui n'a jamais entendu (ou vécu) des des histoires de ruptures sordides, tristes, lâches ? Allez, petit aperçu des pires manières de se faire larguer.

 

La rupture "bad timing" : c'est aujourd'hui que Bob a choisi de vous annoncer qu'il vous quittait. index-copie-4.jpg Pour une plus jeune, plus jolie, plus drôle. Vous, en fait, mais avec 15 ans de moins. Vous la haïssez. Lui aussi d'ailleurs. Mais bon, ça faisait un petit moment que vous sentiez qu'il n'avait plus trop la tête sur les épaules et vous saviez que la fin approchait. Le hic, c'est qu'il aurait pu choisir un autre jour que celui de votre anniversaire pour vous annoncer la grande nouvelle. A éviter aussi : le jour de Noël ("je te quitte... mais merci pour le cadeau, t'aurais pas dû... Mais bon, puisque tu me l'as donné, je le garde, hein ?"), le jour de l'an ("je te quitte, et bonne année !"), la Saint Valentin ("ah non, si je t'emmène au restaurant au milieu de tous ces couples, ce n'est pas pour te faire ma demande : je veux qu'on arrête...") ou le jour de l'enterrement de votre grand-mère ("bon, bah puisque tu pleures déjà, autant en profiter...").

 

La rupture lâche : dire en face à quelqu'un qu'on a aimé qu'on veut tout arrêter, savoir qu'on va lui index-copie-5.jpg faire de la peine ou, pire, lui briser le coeur, ce n'est jamais très agréable. Certains, pour éviter un face-à-face gênant, préfèrent utiliser les atouts que nous offrent les nouvelles technologies. Pourquoi se faire chier s'embêter à tout expliquer et à supporter d'éventuelles larmes gênants et culpabilisantes, quand on peut se contenter d'un SMS. Allez, d'un email, si on veut être sympa. Au final, le résultat est le même : l'autre sera malheureux, vous serez soulagé, et la rupture annoncée. Mais au moins, vous n'imposerez pas à celui ou celle que vous quittez une scène douloureuse. C'est pour son bien que vous le faites, of course. Alors, parfois, certaines se font larguer par un "C fini. Dsl. J'te Kit". Bizarrement, ce sont souvent les hommes qui envoient ce genre de texto. Vu aussi : le Post-it de rupture* . Classe.

*Les fans de Sex & the City apprécieront.

 

La rupture "opération mains propres" : être celui qui quitte, ce n'est jamais valorisant. Aux yeux de images-copie-33.jpg tous, on passe pour le monstre, le méchant, celui ou celle qui fait du mal à l'autre. Alors certains, pour éviter de culpabiliser et de passer pour le bourreau, préfèrent devenir la victime, celle qu'on quitte. Comment faire ? C'est très simple : il suffit de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l'autre vous quitte en premier. Prendre l'air malheureux, soupirer, être désagréable, tirer la gueule tout le temps, ne plus faire aucun effort, critiquer en permanence, faire des scènes de jalousie... Tout est bon, tant que vous rendez la vie impossible à votre futur-ex qui, très rapidement, ne vous supportera plus et prendra la décision de vous quitter. Vous pourrez alors aller pleurer auprès de tous vos amis communs, en leur disant "vraiment, je ne comprends pas pourquoi il/elle est parti(e)".

 

images-copie-35.jpg La rupture larmoyante : vous êtes assis devant votre ex. Ça y est, c'est officiel : c'est fini. Les mots viennent d'être prononcés. Le choc. En face de vous, ce sont les chutes du Niagara, les Grandes Eaux de Versailles. Il pleure toutes les larmes de son corps. Vous vous sentez mal, mais lui, il a carrément l'air désespéré : il vous demande même un mouchoir. Il ne manquait plus que ça. Impossible d'en savoir plus : entre deux hoquets et les litres de fluides en tout genre qui lui coulent par tous les orifices du visage, il est incapable de parler. Les mots ne sortent plus, la douleur est trop forte. Autour de vous, tous le monde vous regarde : vous êtes un monstre. Vous avez dû lui faire beaucoup de peine pour qu'il se mette dans un état pareil. Le problème, c'est que c'est lui qui vient de vous quitter. Oui, il est sensible, mais quand même...

 

La rupture magique : c'est comme le magicien au cirque. Un moment, il est là, et l'instant d'après, images-copie-36.jpg pouf, il n'y a plus personne... Concrètement, ce sont ces hommes ou ces femmes qui descendent chercher le pain ou acheter des cigarettes, et qui ne reviennent jamais. Ceux qui laissent derrière eux un conjoint fou d'inquiétude, qui passera ses nuits à appeler la police ou les hôpitaux, à essayer de contacter tous les amis du disparu, jusqu'à ce que l'un d'entre eux, plus charitable que les autres, lui disent que "non, il ne reviendra pas. Il ne savait pas comment te le dire, alors il est parti". La lâcheté dans toute sa splendeur. A choisir, on préférerait presque recevoir un SMS...

 

images-copie-37.jpg La rupture bidon : il est assis en face de vous car il a eu le courage d'affronter votre regard au moment où il vous annoncerait la mauvaise nouvelle. C'est déjà un bon point. En revanche, vous sentez bien qu'il n'est pas très clair dans les raisons qu'il avance pour expliquer sa décision : "c'est pas toi, c'est moi", "tu es trop bien pour moi", "je sais que c'est la plus grosse connerie de toute ma vie, mais je te quitte", "je ne te mérite pas", "tu es trop belle pour moi", "tu n'es pas assez carriériste"... Vous n'avez qu'une envie : le soulever par les oreilles, le secouer très fort et lui hurler dessus "mais tu vas la cracher ta Valda !!!!!!". Il vous prend pour une conne, c'est évident. Et c'est sans doute ce qui fait le plus mal.

 

La rupture psychanalytique : vous êtes installés dans un café, pour parler. Parce quand il/elle vous a images-copie-42.jpgappelé(e) pour vous voir, il/elle a dit "il faut qu'on parle". C'est la phrase codée qui signifie "je vais te quitter, prépare toi psychologiquement à te faire baser". Au moins, on n'est pas pris au dépourvu. Le hic, c'est que vous n'aviez pas prévu que cette entrevue de rupture tournerait à la psychothérapie au cours de laquelle celui ou celle qui vient de vous planter un couteau dans le dos va en rajouter des tonnes en analysant, des heures durant, votre comportement. Votre incapacité à ranger, sans doute un problème avec votre mère. Votre passion pour le chocolat lorsque vous avez un coup de blues : sûrement un Oedipe non résolu. Votre caractère, votre mode de vie, votre entourage, votre job, votre chien, votre look... Tout est analysé, dépecé, scruté, épluché, regardé à la loupe. Vous en ressortez vidé(e) avec l'impression d'avoir touché le fond et de ne jamais réussir à remonter. Heureusement que vous avez une tablette de chocolat aux noisettes dans le placard de la cuisine...

 

Alors, et vous, votre pire rupture, c'était quoi ?

 

Par Mado - Publié dans : Mon avis sur la question - Communauté : Sois belle et sois toi !
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