"Les histories d'amour finissent mal, en général" : c'est pas moi qui le dis, c'est la chanson. Mais il faut bien l'admettre : une love story se termine souvent en eau de
boudin... Que celui ou celle d'entre vous qui ne s'est jamais fait larguer me jette la première pierre. J'attends... J'attends toujours... Bon, je vois que nous sommes sur la même longueur
d'ondes. Mais le hic, c'est que les ruptures ne se passent pas toujours de la meilleure des manières. Il y a bien sûr la rupture parfaite, où l'on réalise chacun de son côté que l'on ne s'aime
plus et où l'on décide de rester amis. Dans la vraie vie, ça n'arrive jamais. Sauf dans les communiqués de presse que publient les stars pour annoncer qu'elles se "sont séparées mais que Brad et
Jennifer restent très proches et ont gardé de vrais liens d'amitié". Bullshit. En vrai, la rupture d'un commun accord, ça n'existe pas : il y en a toujours un qui est plus d'accord que
l'autre.
Une rupture, c'est toujours difficile à vivre, surtout pour celui qui se fait larguer. On pourrait penser que le "largueur" prendrait des pincettes pour annoncer la
mauvaise nouvelles : détrompez-vous... Qui n'a jamais entendu (ou vécu) des des histoires de ruptures sordides, tristes, lâches ? Allez, petit aperçu des pires manières de se faire
larguer.
La rupture "bad timing" : c'est aujourd'hui que Bob a choisi de vous
annoncer qu'il vous quittait.
Pour une plus jeune,
plus jolie, plus drôle. Vous, en fait, mais avec 15 ans de moins. Vous la haïssez. Lui aussi d'ailleurs. Mais bon, ça faisait un petit moment que vous sentiez qu'il n'avait plus trop la tête sur
les épaules et vous saviez que la fin approchait. Le hic, c'est qu'il aurait pu choisir un autre jour que celui de votre anniversaire pour vous annoncer la grande nouvelle. A éviter aussi : le
jour de Noël ("je te quitte... mais merci pour le cadeau, t'aurais pas dû... Mais bon, puisque tu me l'as donné, je le garde, hein ?"), le jour de l'an ("je te quitte, et bonne année
!"), la Saint Valentin ("ah non, si je t'emmène au restaurant au milieu de tous ces couples, ce n'est pas pour te faire ma demande : je veux qu'on arrête...") ou le jour de
l'enterrement de votre grand-mère ("bon, bah puisque tu pleures déjà, autant en profiter...").
La rupture lâche : dire en face à
quelqu'un qu'on a aimé qu'on veut tout arrêter, savoir qu'on va lui
faire de la peine ou, pire, lui briser le coeur, ce n'est jamais très agréable. Certains, pour éviter un face-à-face gênant, préfèrent utiliser les atouts que nous offrent les
nouvelles technologies. Pourquoi se faire chier s'embêter à tout expliquer et à supporter d'éventuelles larmes gênants et culpabilisantes,
quand on peut se contenter d'un SMS. Allez, d'un email, si on veut être sympa. Au final, le résultat est le même : l'autre sera malheureux, vous serez soulagé, et la rupture annoncée. Mais au
moins, vous n'imposerez pas à celui ou celle que vous quittez une scène douloureuse. C'est pour son bien que vous le faites, of course. Alors, parfois, certaines se font larguer par un "C fini.
Dsl. J'te Kit". Bizarrement, ce sont souvent les hommes qui envoient ce genre de texto. Vu aussi : le Post-it de rupture* .
Classe.
*Les fans de Sex & the City apprécieront.
La rupture "opération mains propres" : être celui qui quitte, ce n'est
jamais valorisant. Aux yeux de
tous, on passe
pour le monstre, le méchant, celui ou celle qui fait du mal à l'autre. Alors certains, pour éviter de culpabiliser et de passer pour le bourreau, préfèrent devenir la victime, celle qu'on quitte.
Comment faire ? C'est très simple : il suffit de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l'autre vous quitte en premier. Prendre l'air malheureux, soupirer, être désagréable, tirer la
gueule tout le temps, ne plus faire aucun effort, critiquer en permanence, faire des scènes de jalousie... Tout est bon, tant que vous rendez la vie impossible à votre futur-ex qui, très
rapidement, ne vous supportera plus et prendra la décision de vous quitter. Vous pourrez alors aller pleurer auprès de tous vos amis communs, en leur disant "vraiment, je ne comprends pas
pourquoi il/elle est parti(e)".
La rupture larmoyante : vous êtes assis devant votre ex. Ça y est, c'est officiel : c'est fini. Les mots viennent
d'être prononcés. Le choc. En face de vous, ce sont les chutes du Niagara, les Grandes Eaux de Versailles. Il pleure toutes les larmes de son corps. Vous vous sentez mal, mais lui, il a carrément
l'air désespéré : il vous demande même un mouchoir. Il ne manquait plus que ça. Impossible d'en savoir plus : entre deux hoquets et les litres de fluides en tout genre qui lui coulent par tous
les orifices du visage, il est incapable de parler. Les mots ne sortent plus, la douleur est trop forte. Autour de vous, tous le monde vous regarde : vous êtes un monstre. Vous avez dû lui faire
beaucoup de peine pour qu'il se mette dans un état pareil. Le problème, c'est que c'est lui qui vient de vous quitter. Oui, il est sensible, mais quand même...
La rupture magique : c'est comme le magicien au cirque. Un moment, il est
là, et l'instant d'après,
pouf, il n'y a plus
personne... Concrètement, ce sont ces hommes ou ces femmes qui descendent chercher le pain ou acheter des cigarettes, et qui ne reviennent jamais. Ceux qui laissent derrière eux un conjoint fou
d'inquiétude, qui passera ses nuits à appeler la police ou les hôpitaux, à essayer de contacter tous les amis du disparu, jusqu'à ce que l'un d'entre eux, plus charitable que les autres, lui
disent que "non, il ne reviendra pas. Il ne savait pas comment te le dire, alors il est parti". La lâcheté dans toute sa splendeur. A choisir, on préférerait presque recevoir un SMS...
La rupture bidon : il est assis en face de vous car il a eu le courage d'affronter votre regard au moment où il vous
annoncerait la mauvaise nouvelle. C'est déjà un bon point. En revanche, vous sentez bien qu'il n'est pas très clair dans les raisons qu'il avance pour expliquer sa décision : "c'est pas toi,
c'est moi", "tu es trop bien pour moi", "je sais que c'est la plus grosse connerie de toute ma vie, mais je te quitte", "je ne te mérite pas", "tu es trop belle pour moi", "tu n'es pas assez
carriériste"... Vous n'avez qu'une envie : le soulever par les oreilles, le secouer très fort et lui hurler dessus "mais tu vas la cracher ta Valda !!!!!!". Il vous prend pour une conne, c'est
évident. Et c'est sans doute ce qui fait le plus mal.
La rupture psychanalytique : vous êtes installés dans un café, pour
parler. Parce quand il/elle vous a
appelé(e) pour vous voir, il/elle a dit "il faut qu'on parle". C'est la phrase codée qui signifie "je vais te quitter, prépare toi psychologiquement à te faire baser". Au moins, on n'est
pas pris au dépourvu. Le hic, c'est que vous n'aviez pas prévu que cette entrevue de rupture tournerait à la psychothérapie au cours de laquelle celui ou celle qui vient de vous planter un
couteau dans le dos va en rajouter des tonnes en analysant, des heures durant, votre comportement. Votre incapacité à ranger, sans doute un problème avec votre mère. Votre passion pour le
chocolat lorsque vous avez un coup de blues : sûrement un Oedipe non résolu. Votre caractère, votre mode de vie, votre entourage, votre job, votre chien, votre look... Tout est analysé, dépecé,
scruté, épluché, regardé à la loupe. Vous en ressortez vidé(e) avec l'impression d'avoir touché le fond et de ne jamais réussir à remonter. Heureusement que vous avez une tablette de chocolat aux
noisettes dans le placard de la cuisine...
Alors, et vous, votre pire rupture, c'était quoi ?
Vous disiez ?