Depuis quelques jours, on ne parle plus que de ça : le patrimoine des ministres. Sujet brûlant s'il en est... Il faut dire que ce pauvre Jérôme (Cahuzac, pour ceux qui
n'auraient pas pigé), il a mis tout le monde dans une belle merde. Mais il est con, aussi : planquer tout plein de pognon en Suisse alors qu'il est chargé de lutter contre la fraude
fiscale... "Non mais allo quoi", comme dirait l'autre greluche. En plus, manque de bol, tout ça tombe pile poil au moment de la déclaration de revenus. Décidément, le calendrier joue des tours à
notre gouvernement. Alors ce "pauvre" Cahuzac, que lui reproche-t-on vraiment ? Ce qu'il a fait de mal, c'est de frauder (et de mentir, "les yeux dans les yeux"... On y aurait presque cru
tellement il était convaincant : il devrait peut-être se reconvertir dans une carrière d'acteur, car vue la performance admirable qu'il a offerte à toute la France, il pourrait être oscarisable.
Pour le coup, on peut dire que l'agence de communication qu'il avait embauchée - et certainement payée à prix d'or - a fait des merveilles en matière de conseil en gestion d'image et de
gestuelle. Pour le reste, il faudrait peut-être un peu revoir tout ça pour les prochaines fois...).
Mais le hic, c'est que cette "affaire" prend une tournure tout à fait imprévisible : plus que la fraude, ce qui semble désormais choquant, c'est le simple fait de gagner
de l'argent (bouh, sale, vilain argent, pas bien argent). Alors depuis quelques jours, le monde politique est en émoi : chacun y va de son petit laïus larmoyant et c'est à qui sera le
plus misérable. Cécile Duflot et sa poubelle voiture à 500 euros (avec tout ce qu'elle nous a sorti sur les voitures propres, elle pourrait
au moins appliquer ses beaux conseils à elle-même et rouler dans un véhicule propre, non ?), Christiane Taubira qui déclare son vélo Décathlon à 200 euros (on croit rêver... Faut-il
également que je déclare ma paire de rollers et ma trottinette ???), Delphine Bathot et son découvert de 500 euros au Crédit Coopératif...
Sincèrement, moi, ce qui me surprend le plus, c'est qu'en y regardant de plus près, je constate que je suis plus riche que la plupart de nos ministres. Et ça ne choque personne
? Sérieusement, quand on a un poste de ministre, on touche un salaire bien supérieur à la majorité des français (en tout bien supérieur à ce que je touche en ce moment) : alors peut-on
m'expliquer comment il est possible pour tous les hommes et femmes d'Etat de se retrouver avec des comptes en banque si peu garnis ??? La question que je me pose c'est "mais où est l'argent ??".
Soit il est planqué placé ailleurs, soit il est aussitôt dépensé (ce qui est particulièrement inquiétant : qu'une personne chargée de gérer
la France ne soit pas capable de gérer son propre budget, ça fait un peu peur...). Moi, personnellement, ça me rassure qu'un ministre ait un patrimoine conséquent...
Malheureusement, c'est la mentalité française qui est à la base de cette situation ridicule que nous vivons aujourd'hui (et qui nous fait passer pour des blaireaux à
l'étranger... Il suffit de lire un peu la presse internationale pour réaliser que les Frenchies sont la risée du reste du monde). En France, l'argent est tabou. On ne parle jamais d'argent,
contrairement aux Etats-Unis, où le sujet est très libre : là-bas, personne ne s'offusque quand on lui demande le montant de son salaire (en France, ma main à couper que vous ne savez pas
exactement combien gagnent vos amis). Bah oui, être riche c'est une chose, mais le dire en est une autre. Et en politique, tout particulièrement. Après la gauche caviar et le président de
droite bling-bing, les signes extérieurs de richesse sont aussi mal vus que les signes religieux. Alors on arrive à la situation inverse : tout, sauf riche...
Dans la sphère politique, chacun fait ce qu'il peut pour montrer qu'il n'a rien, qu'il vit chichement, sans folie, sans tralalas. Pour quoi ? Pour avoir l'air plus proche des
français, de ceux qui vivent avec le RSA ou le Smic, de ceux qui ont des fins de mois difficiles... Finalement, tout cela est insultant pour ceux qui ont moins de chance. Alors, la prochaine
étape c'est quoi ? Est-ce que nos ministres vont laisser leurs beaux costumes et leurs jolies chaussures au placard et s'habiller chez H&M (ou chez Primark qui, ne l'oublions pas - c'est
LA bonne nouvelle de l'année - débarque à Paris dans quelques mois) ? Vont-ils abandonner leurs grosses berlines avec chauffeur pour prendre le métro ? Emménageront-ils dans une cité ?
Allons, un peu de sérieux...
Moi, perso, si je gagnais au loto, je vivrais la grande vie... en Suisse.
Lorsque j'étais en CE2, à l'âge de 8 ans, à l'école, il y avait des cours d'éducation civique. Oui, je suis un fruit de l'école publique. Et pour bien nous faire comprendre tous
les enjeux de la politique et de vote, notre maîtresse nous avait fait vivre une véritable campagne électorale en organisant une élection au sein de notre classe. Pour ma part, je ne me suis pas
présentée mais j'étais la directrice de campagne de ma BFF de l'époque. Je n'ai jamais vraiment aimé être sous le feu des projecteurs : je suis un excellent numéro 2, et la place me convient très
bien ! Bref, pendant des semaines, j'ai mis toute mon énergie pour porter ma candidate jusqu'à la victoire : j'ai remué mes cellules grises pour établir un programme intelligent et qui plairait
au plus grand nombre, j'ai briefé mon poulain pour qu'elle soit la meilleure possible lors des débats avec les autres candidats, j'ai prêché la bonne parole à la récré, j'ai dessiné de belles
affiches sur lesquelles s'affichaient en grosses lettres multicolores de superbes slogans tous droit sortis de mon cerveau... Bref, comme dans tout ce que je fais, je me suis donnée à fond
(et BFF a gagné. J'avoue avoir vécu ce jour-là ma première grande déception : lors de son discours de remerciements, elle avait cité tout le monde, sauf moi... J'en ai tartiné des pages
pleine de rage et de rancoeur dans mon journal intime...).
Car pour moi, l'élection du chef de classe était aussi importante que celle d'un député : à cette époque, je découvrais avec émerveillement le fonctionnement de nos
institutions. L'Assemblée Nationale, notamment, m'impressionnait beaucoup... En passant devant le Palais Bourbon, lorsque nous prenions la voiture pour aller déjeuner chez ma grand-mère
paternelle, je ne manquais pas de regarder par la fenêtre de la voiture et d'imaginer toutes les grandes décisions majeures qui avaient été (et seraient encore) prises entre ces murs.
Les quelques images que j'avais vues à la télévision des débats parlementaires ne faisaient qu'augmenter cette impression qu'il se passait là-bas des événements importants. Vous l'aurez compris,
à mes yeux, les députés étaient l'une des pierres d'angle de notre beau pays que j'aimais tant.
Vingt ans plus tard, j'ai un peu revu mon avis sur la question. Depuis quelques semaines, avec le débat sur le mariage pour tous, les députés sont vraiment au coeur de presque
toutes les conversations. Rassurez-vous, je ne vais pas mettre mon grain de sel dans le débat du "pour ou contre le mariage pour tous ?" : comme vous le savez, je me fais bien assez insulter par
les extrémistes du Thermomix, alors je refuse de prendre le risque de donner mon avis, quel qu'il soit, sur un sujet politique aussi sensible... Non, moi, ce qui me choque, c'est vraiment le
comportement de nos députés, qui donnent au quotidien une image ridicule de nos institutions, et donc de notre pays.
Le député, c'est le représentant direct du Peuple avec un grand P. En se présentant, le député devrait avoir conscience de la mission qui lui incombe : derrière ses prises de
position et de parole, derrière son vote, ce sont les Français qui l'ont élu qui s'expriment. Mais quand on voit comment certains députés agissent, on peut se demander s'ils ont pleinement
réalisé ce qu'ils représentent vraiment. Il suffit de regarder leur comportement pour en être convaincu. Pendant les débats, les députés, au lieu d'écouter les arguments des uns et des autres,
sifflent, huent, parlent, fassent des commentaires... On se croirait dans une cour de récréation. Sans parler du reste ! A l'école, on nous demande, ce qui me semble tout à fait normal,
d'éteindre nos portables et de nous concentrer sur notre travail. Alors pourquoi voyons-nous les députés en train d'envoyer des SMS, de Twitter ou de faire mumuse sur leur Ipad pendant les
sessions parlementaires ? Quelle belle image ils donnent à l'ensemble des Français : ça ne m'intéresse pas, je m'e
Et je ne parle même pas de l'absentéisme ou des abstentions de vote : comment, lorsqu'on a été élu pour représenter des millions de citoyens, peut-on OSER ne pas remplir ses
fonctions de la manière la plus absolue ? Voilà ce qui me scandalise. Nos députés ne nous font vraiment pas honneur. C'est une question de confiance : les députés ne sont-ils pas la voix du
peuple ? En se comportant comme ils le font, ces députés ne disent-ils pas aux Français que leur voix ne vaut rien ?
"Derrière chaque grand homme, se cache une femme" : n'en déplaise à Gabriel-Marie Legouvé, auteur de ce célèbre adage (non, je ne fais pas celle qui a une grande culture
littéraire : je suis bien sûr allée vérifier l'origine de cette citation sur Google...), mais désormais il semblerait que la femme ne se cache plus derrière et soit, bien au contraire, sur
le devant de la scène.
Il y a quelques semaines, les Français ont élu un nouveau Président (ne me dites pas que vous avez déjà oublié cette période politique riche en idées, en débats et en
moments mémorables ? Ironique, moi ? non.....). Et depuis, un grand débat a été lancé sur le rôle de la première dame : en effet, pour la toute première fois, le Président de la France n'a
pas d'épouse légitime mais une petite copine. Une situation qui fait couler beaucoup d'encre : quel est le rôle de la First Lady ? A-t-elle un véritable rôle politique ou doit-elle se contenter
d'être aux côtés de son
Et si, en France, nous sommes très réticents à donner à la première dame un véritable rôle politique, aux Etats-Unis, les choses sont TRES différentes. On est en plein
dans la campagne pour l'élection du Président américain. Les forces en présence ? Barack Obama et Mitt Romney. Bon, en France, on connait tous Obama, qui bénéficie d'une très forte popularité
dans notre pays (sûrement parce qu'il est beau mec et qu'il a l'air cool...), même si je mets ma main à couper que les trois quarts des Français ne savent pas vraiment quelles sont ses
idées et ses projets. Pour Mitt, les choses sont un peu différentes : il y a 6 mois, chez nous, on n'avait jamais entendu parler de ce milliardaire mormon. La seule chose qu'on savait de lui,
c'est qu'il avait vécu en France dans les années 60 pour
Aux Etats-Unis, chacun choisit son camp : Mitt ou Obama. Mais les électeurs américains ne votent pas uniquement pour un homme : la femme qui est à ses côtés a un rôle
capital dans la campagne électorale. En effet, l'électorat féminin est difficile à capter et qui mieux qu'une femme pour toucher les femmes ? C'est pourquoi les femmes des deux candidats ont été
particulièrement mises en avant : se sont elles qui ont, chacun à leur tour, prononcé le discours d'ouverture de leurs conventions respectives... Inimaginable en France : qu'aurait-on dit si
Carlita avait prononcé le discours de présentation de Nicolas à la Concorde ou si Valoche avait ouvert le meeting de Vincennes ?
Mais aux States, le choix de la First Lady est très important. Si les candidats sont là pour faire des promesses électorales, le rôle de l'épouse en matière de
communication est particulièrement clef : qui, mieux que l'épouse d'un candidat, peut expliquer comment est véritablement l'homme qui se cache derrière le candidat ? C'est là le seul point commun
entre les deux candidates au poste de First Lady. Parce que sinon, il faut bien avouer qu'elles sont très différentes.
D'un côté, il y a Michelle. On la connaît bien Michelle, et sa cote de popularité est hallucinante. C'est une femme brillante, qui a travaillé comme avocate et élevé deux
filles dont elle semble très fière. Elle est fan de mode et est considérée comme l'une des meilleures ambassadrices des designers américains (un peu comme Bernadette avec ses tailleurs
Chanel, en fait...). Son combat ? La lutte contre l'obésité (pas folle la guêpe : quand on voit le nombre d'obèses aux USA, on comprend qu'elle est sûre de toucher une très large
majorité de la population !!!). Et surtout, Michelle elle est fraîche et sympa : même qu'on ne lui en a pas voulu de commettre l'horrible crime d'avoir osé toucher la Reine
d'Angleterre, qui elle-même, allant à l'encontre de
centaines d'années de protocole strict, l'a prise par la taille (si même Elizabeth est fan, c'est vous dire si Michelle est sympa...). Et Michelle, surtout, elle sait parler : lors de
son discours, devant des milliers de Démocrates, elle a été fabuleuse. A tel point que tout le monde était ému aux larmes. 'Faut dire qu'elle avait sorti l'artillerie lourde : le manque d'argent
et de moyens des débuts, le travail acharné, ses parents qui se sont sacrifiés pour que leurs enfants fassent des études, ses difficultés en tant que femme qui travaille, ses craintes en tant que
mère, l'amour pour son mari qui ne cesse de grandir (l'amour, hein, pas le mari)... Michelle a marqué des points en touchant largement toutes les catégories de femmes. Mais en face, elle
a quand même de la concurrence...
Ann Romney, c'est l'anti Michelle. On ne la connaît pas très bien en France mais son profil est un véritable atout pour un candidat à l'élection. Ann, c'est simple, c'est
une desperate housewife... Elle vient d'une famille aisée, a rencontré Mitt à l'école primaire, est sortie avec lui au lycée, a commencé des études qui ne lui ont jamais servi puisqu'elle a
épousé Mitt (après s'être bien sûr convertie à la religion mormone) et a pondu et élevé 5 enfants (que des garçons : la pauvre, elle a dû en chier...). Côté look, Ann elle est
blonde avec un brushing parfait, des bijoux de dame et des tenues colorées : elle aurait pu vivre à Wisteria lane, elle n'aurait pas du tout fait tache dans le décor (en plus, elle joue super
bien au tennis, sport qu'elle pratique au très chic Country Club...). Et Ann, elle s'adresse aux mères, aux familles. La preuve : pendant son discours, de beaux clichés de sa famille étaient
projetées derrière elle. Ann incarne des
valeurs traditionnelles : la femme qui épaule son mari, la mère aimante qui s'occupe de ses enfants (et considère que c'est un vrai travail)... Elle a même commencé son speech par
une prière et a tout orienté autour de l'amour ("I talk to you from my heart"...). Il faut dire que son mari a une image un peu froide (il est mormon, remember ?), et qu'Ann
participe à l'humaniser un peu aux yeux des électeurs. Mais le vrai atout d'Ann, c'est que c'est une battante : elle est atteinte de sclérose en plaques et a eu un cancer du sein... Alors
forcément, surmonter de telles épreuves, ça force le respect. Et n'oublions pas que les américains ADORENT les combats difficiles contre la vie (ça fait un peu soap opera).
A moins d'être coupé du monde, il me parait difficile de ne pas être au courant du scandale qui secoue la classe politique : la Première
Mais la question de fond, ce n'est pas de savoir si Valoche a eu raison ou tort de publier ces quelques lignes qui ont mis le feu aux poudres, mais de se demander pourquoi
elle l'a fait. Mettons-nous à sa place deux secondes, en oubliant qu'elle est un personnage public - qu'elle le veuille ou non - et considérons-la comme une femme normale. Ça tombe bien, François
ne demande que ça, être un président "normal". Bref.
Donc vous êtes une femme normale, vous rencontrez un homme un peu âgé : forcément, il a eu une vie avant vous (difficile de lui demander d'arriver frais comme un
gardon et vierge de tout). Il a aimé, il a été déçu, il a pleuré, il a galéré, il a connu l'amour, la rupture, des joies et des bonheurs. Il a vécu avant vous. Avec vous, il vit une nouvelle
histoire : vous aussi vous apportez vos valises. Dans les histoires d'amour, chacun vient avec son passé et on fait avec pour construire un avenir. Mais le problème, c'est quand le passé est un
peu trop présent. Et en l'occurrence, le passé de François, il est sur le devant de la scène.
Forcément, Ségolène est un personnage public et il suffit d'allumer la télévision ou la radio pour ne voir qu'elle. Alors j'imagine que la Valoche, bah elle en a marre et
elle aimerait bien voir dégager l'ex de son mec. Parce que savoir que l'homme qu'on aime a eu une vie avant, c'est une chose, mais avoir en permanence celle qui a partagé sa vie pendant des
années avec celui qui partage la vôtre aujourd'hui en est une autre. Qui a envie de se retrouver sans cesse confrontée à celle qui était dans le coeur de votre amoureux avant vous ?
Pauvre Valoche : non seulement François a eu des enfants avec Ségolène (ce qui implique donc qu'elle restera nécessairement dans les alentours, quoi qu'il se passe : une
nouvelle particulièrement réjouissante, vous vous en doutez) mais en plus, il lui apporte son soutien politique devant la France entière. Je comprends que Valoche ait les boules. Alors son
petit Tweet qui fait mal, soyons honnêtes, il a bien évidemment été pensé, réfléchi et prémédité. Un grand coup dans la fourmilière. Une manière de remettre les choses à leur place. De manière
maladroite, certes, mais certainement pour faire ce que François ne fait pas. Parce que le vrai problème, c'est qu'entre ces deux femmes qui se détestent (arrêtons de croire qu'elles
s'entendent, sincèrement, le monde des Bisounours n'a pas encore franchi les portes de l'Elysée), il y a un homme qui n'a pas les couilles de prendre parti. Sa position à la tête de l'Etat
ne change rien : certes, Ségolène est la mère de ses enfants (et le restera toujours), mais soyons réalistes, son comportement vis-à-vis d'elle est plus qu'ambigu. Ma main à couper
qu'elle a des dossiers sur lui et qu'elle le fait chanter...
En attendant, les sondages ne sont pas favorables à Ségolène : Valoche doit boire du petit lait... Voyons un peu ce que la suite du feuilleton nous réservera : Ségolène se
vengera-t-elle de cet affront ? François pardonnera-t-il à Valoche ? Lui donnera-t-il une vraie preuve d'amour spontanée ? Décidera-t-il de l'épouser pour la rassurer ou va-t-il prendre ses
distances et la quitter ? La suite au prochain épisode...
Ca y est : les résultats sont tombés. Hollande et Sarkozy s'affronteront au second tour des élections (petit rappel grammatical au passage : on ne dit pas "le
deuxième tour", mais bien "le second tour". l'utilisation du terme "deuxième" impliquant qu'il en existe un troisième. Or, jusqu'à preuve du contraire, l'élection de notre
Mais n'analysons pas les résultats : nous serions obligés de rentrer dans le détail des programmes (ce qui ne serait sans doute pas une mauvaise chose, quand on voit
le nombre de personnes qui votent pour un candidat sans avoir la moindre idée de ce que sont réellement ses propositions et leurs conséquences) et je n'ai pas du tout envie que ce blog 100%
pacifique devienne un lieu de guerre (
L'entre-deux-tours commence dès la publication des résultats, le soir du 1er tour, à 20h pétantes : pour preuve, les instituts de sondage commençaient déjà à donner des prévisions, alors
même que tous les bulletins de vote n'avaient pas été dépouillés. Ils sont forts, quand même... Mais les sondages font partie du folklore de l'entre-deux tours. Et pendant 15 jours, jusqu'au
verdict final, la France vit au rythme du duel qui s'annonce.
Je n'exagère même pas : le moindre événement, la plus petite anecdote, est analysée, épluchée, commentée par les deux candidats. Chacun y va de son avis. Aujourd'hui, c'est sur la légitime
défense et le rôle de la police. Et demain, ça sera quoi ? On ne sait pas... Pendant ces deux semaines, la France est coupée en deux : les rouges et les bleus. On se croirait presque à un match
de foot. Tout le monde prend position, chacun défend "son" candidat, campe sur ses positions. Les soutiens de l'UMP et du Hollande y vont de leurs petites phrases assassines : c'est à qui sera le
plus fort, le plus impactant. Le moindre dérapage peut avoir des conséquences dramatiques. Chaque mot a son importance, car il sera disséqué et repris par les médias pendant des jours et des
jours.
Vous l'aurez compris, l'entre-deux-tours, c'est la guerre ouverte. Avec un véritable point culminant, très attendu par tous les Français, qui seront probablement des millions
devant leur poste de télévision pour assister à la véritable bataille : le grand débat. Un contre un. Impossible de reculer. Marche ou crève. Il n'en sortira qu'un seul vainqueur : l'enjeu est
énorme... Certains détestent ce débat entre les deux candidats finaux. Moi, j'adore. Je me réjouis d'avance de ce spectacle qui tient souvent plus de la joute oratoire que du véritable débat
d'idées.
Avant Internet, je recevais du courrier : j'ai encore chez moi une grosse boite en carton qui déborde des mes correspondances d'adolescente. Mais depuis l'arrivée du mail, ma
boite aux lettres ne reçoit plus grand-chose à part des factures (et des faire-part de mariage et de naissance. Réjouissons-nous : quand je recevrai des faire-part de décès, c'est que je
serai devenue bien vieille...). Mais avant les élections présidentielles, on reçoit un autre genre de courrier...
Si vous êtes inscrit sur les listes électorales, vous avez forcément reçu récemment une grosse enveloppe marron. Aucune surprise : à l'intérieur, on y trouve toujours la
même chose. Les programmes des candidats. Parce que c'est bien joli de les entendre s'écharper par médias interposés, de regarder les grands meetings retransmis à la télévision où, finalement,
les candidats ne font que haranguer la foule plutôt que d'aborder des problèmes de fond, mais la vérité, c'est qu'on finit par oublier que l'on ne vote pas pour une personne mais pour les idées
qu'elle véhicule.
Donc, en ouvrant ma grande enveloppe marron, j'ai donc pu découvrir vraiment ce que chacun des candidats "promet" de changer, s'il est élu. Mais ce n'est pas tout : comme
toujours, au milieu de l'enveloppe... des bulletins de vote. Inutile de préciser que la présence des bulletins dans cette enveloppe m'a toujours étonnée : sincèrement, qui d'entre vous pense à
prendre son bulletin avant d'aller voter ? Parce que, ne l'oublions pas, tous les bureaux de vote prévoient des bulletins, et il est bien plus simple de se servir sur place. Ou alors, il y a
certainement une autre explication : imaginez que vous avez très peur d'oublier pour qui vous avez choisi de voter... No problemo, il vous suffit de faire votre choix bien tranquillement chez
vous, et de prendre votre bulletin avec vous. Comme ça, aucun risque de vous tromper...
Mais surtout, j'ai réalisé que l'impression de ces bulletins (absolument inutiles, ne nous leurrons pas) a un coût exorbitant pour le contribuable !!!!! Un
bulletin est au format A6 (un quart de feuille, pour ceux qui ne maîtrisent pas les bases de la reprographie) : pour les 10 bulletins (un par candidat) envoyés dans l'enveloppe
marron, il faut donc compter 2 pages et demi... Le hic, c'est qu'il y a environ 43 millions d'électeurs sur les listes électorales : soit 43 millions de fois deux pages et demi. Je vous épargne
le calcul : ça fait 107 500 000 pages... Soit 215 000 paquets de 500 feuilles (quand on voit la place que prend le papier de mon imprimante, je vous laisse imaginer ce que ça
représente). Et tout ça, pour finir directement à la poubelle...
Elections présidentielles : J-9. Enfin !!! Il est plus que temps que cette campagne s'arrête. Parce que, soyons honnêtes, pour le débat d'idées, on repassera... La
campagne 2012 ne restera certainement pas dans les annales. Les médias ont bien essayé de faire prendre la mayonnaise, mais plutôt que de parler du fond, les sujets qui font couler le plus
d'encre sont les sondages (untel a pris un point, une telle en a perdu deux... Comme si le fait d'interroger un panel "représentatif" de la population allait faire l'élection : on a bien vu
ce que ça donnait en 2002. J'dis ça, j'dis rien...), le fait de savoir si on va réussir à organiser un grand débat avec tous les candidats (la réponse est non), les petites
engueulades entre candidats ("Machin est nul" - "c'est qui qui dit qui est"... Voyez un peu le niveau), les sites étrangers qui publieront les résultats avant 20h et... le taux
d'abstention.
Car c'est bien la seule chose qu'on ne peut pas prévoir : combien de Français se déplaceront pour aller poser leur bulletin dans l'urne ? Les candidats passent leur temps à
appeler au vote utile, les artistes essaient désespérément de motiver les jeunes, les affiches poussant au vote ou à la procuration fleurissent comme les boutons sur le front d'un ado... Il faut
dire que côté calendrier électoral, on n'a pas vraiment de chance : avec le deuxième tour qui tombe en plein milieu du pont du 8 mai, ça tombe mal ! Bah oui, pour une fois que les jours fériés ne
tombent pas un samedi ou un dimanche, il faut qu'on accomplisse notre devoir électoral. Merde. En plus, le premier tour en plein pendant les vacances scolaires, c'est pas bien
pratique...
Car les dates d'élections font parler les Français, surtout dans le journal de 13h de Jean-Pierre Pernault : régulièrement, les journalistes interviewent les gens sur les
marchés, et chacun y va de son "mais pourquoi ils ont mis les élections ce jour-là ?". Mais qui est donc ce mystérieux "ils" ? Parce que, contrairement à ce que pensent les
Bref, le calendrier électoral emmerde tout le monde : manque de pot, c'est comme ça et pas autrement. D'un autre côté, quelle que soit la date choisie, on aurait râlé : en
hiver il fait froid et ça couperait nos séjours à la montagne, en été c'est les vacances, en automne il y a les congés de la Toussaint et le pont du 11 novembre... Alors finalement, pourquoi se
prendre la tête : on s'en fiche, c'est une fois tous les cinq ans seulement...
Mais malheureusement, il est certain que de très nombreux Français n'iront pas voter : certains parce qu'ils seront en vacances ou en week-end, d'autres parce qu'ils n'auront
trouvé personne pour faire une procuration, d'autres encore parce qu'ils trouvent qu'aucun candidat ne vaut le coup... Sincèrement, je trouve toutes ces excuses absolument scandaleuses : nous
avons la chance de vivre dans un pays où, quoi qu'en disent certains, la démocratie est une réalité, alors que d'autres ailleurs dans le monde n'ont pas le droit de voter et ne peuvent même pas
essayer de changer les choses. Alors comment OSONS-nous chipoter, faire les fines bouches et ne pas aller voter ? Quand je pense que ma grand-mère a connu l'époque où les femmes n'avaient pas le
droit de vote, je suis simplement étonnée que toutes les femmes de France ne fassent pas la queue devant les bureaux de vote.
Il y a tout d'abord le monde associatif : à chaque élection d'un nouveau Président, les associations cherchent à mettre en lumière la causes qu'elles défendent. Il faut dire
que, la plupart du temps, certains sujets sont complètement laissés à l'abandon : alors la période électorale est une excellente opportunité pour interpeller les candidats et les amener à se
prononcer sur ces sujets sensibles. Outre les nombreuses associations qui lancent leur "manifeste", leur "lettre aux candidats"... certaines vont encore plus loin et mettent carrément en
place des campagnes très visuelles pour faire réagir. Ainsi, en janvier dernier, la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France a choisi de mettre en scène les candidats en tant
qu'aveugles.
Plus récemment, l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a carrément montré les candidats dans des conditions assez glauques (du genre mine
blafarde, tuyaux dans le nez et lit dans un service de soins palliatifs). On dira ce qu'on voudra, mais cette campagne, à défaut d'avoir véritablement changé les choses, aura au moins refait
parler de la question de l'accompagnement de la fin de vie. Même si, soyons honnêtes, rien ne va vraiment bouger : quelques jours plus tard, le drame de Toulouse nous a vite fait oublier les
mourants. Les médias ont la mémoire courte.
Enfin, AIDES, association souvent reconnue pour ses campagnes choc, a lancé mi-mars sa nouvelle campagne pour inciter au port
du préservatif. La plupart des candidats ont "leur" affiche et "leur" capote (la capote Eva Joly est verte, la Mélenchon est rouge, la Bayrou est transparente... Le message est explicite
!). Mais les associations ne sont pas les seules à utiliser les codes d'une campagne électorale pour se dégager du lot : les marques s'y mettent aussi.
En ce moment, impossible de surfer tranquillement sur Internet sans tomber sur la campagne Vache qui Rit "Veautez La Vache qui
rit" (notez le jeu de mots très subtil...) qui inonde littéralement le web. Impossible d'ouvrir la moindre page sans tomber sur une bannière, un pop-up ou une animation flash avec la
vache rouge (qui a d'ailleurs été modernisée...).


Comme des millions de Français, j'ai suivi cette semaine le triste feuilleton de la fusillade de Toulouse. Oui, je parle bien de feuilleton, car on est aujourd'hui dans
un traitement de l'information qui fait vraiment penser à un soap-opéra. Dès le début de l'opération lancée pour appréhender le "tueur présumé" (oui, la loi française exige un vocabulaire
très spécifique quand on parle d'un meutrier. Tant qu'il n'a pas été clairement déclaré coupable, il est présumé...), les journalistes se sont agglutinés comme des abeilles autour d'un pot
de confiture. Certaines chaînes d'info qui interviewaient
Sur le site du Figaro, un sondage demandait clairement : "Le drame de Toulouse marque-t-il un tournant dans la campagne". Près des 2/3 des 12803 votants ont répondu
"oui". Pas étonnant : cet événement terrible a été utilisé dans la campagne présidentielle d'une manière tout à fait originale. Dès l'annonce de cette tragédie, chacun des candidats a dû se
positionner. Un choix stratégique qui allait forcément être lourd de conséquences : en effet, il importe de trouver le juste milieu pour ne pas se griller auprès des électeurs. Si vous êtes trop
présent, on risque de vous reprocher d'utiliser ce drame à des fins électorales, mais à l'inverse, si vous ne faites rien, on pourrait considérer que vous n'en avez rien à foutre et que vous ne
méritez donc pas de représenter les Français. Choix cornélien, qui a dû causer des discussions animées au sein des équipes de campagne.
Pour Nicolas Sarkozy, finalement, le choix était le plus simple : sa position même de Président de la République l'obligeait à être sur le devant de la scène. Son intérêt alors ? Se
retirer officiellement de la campagne : ainsi, il montrait que ce qui est important, c'est de gérer la situation plutôt que de privilégier ses ambitions personnelles. D'un autre côté, il a la
certitude d'être mis en avant en tant que chef de l'Etat. Il ne fait finalement que son devoir, mais il faut bien reconnaître que c'est une situation qui lui est assez avantageuse... Il est seul
dans la lumière et ses adversaires se voient contraints de
Certains candidats ont fait le choix de rester très discrets et de ne pas se mettre en avant : Nathalie Arthaud a posté sur son site de campagne un communiqué dans lequel elle
condamne cet acte atroce et exprime sa solidarité envers les familles des victimes, mais elle refuse expressément d'être associée aux autres candidats (notamment Marine Le Pen) dans un
mouvement de solidarité nationale. Et ensuite, elle a fait low profile. Idem pour Philippe Poutou. Tout comme Jacques Cheminade, qu'on n'a pas vraiment entendu
D'autres, à l'inverse, ont choisi de ne pas arrêter leur campagne : François Bayrou tenait un meeting le soir du drame. Idem pour Jean-Luc Mélenchon. Des réunions
politiques où, bien sûr, ils n'ont pu éviter de parler de ce qui s'était passé le jour-même... Des interventions qui leur ont d'ailleurs valu les foudres de Marine Le Pen, qui les as traités de
"salauds", ni plus, ni moins. Un terme très fort, choisi, c'est certain, avec soin pour avoir la certitude de faire le buzz.
Aujourd'hui, plus d'un Français sur trois est inscrit sur Facebook. Inutile donc de vous préciser que ce réseau social marque un véritable changement dans la manière d'aborder
une campagne présidentielle. Dorénavant, FB est devenu un outil de communication à part entière : tout comme les marques, qui ont fait de Facebook un canal de communication incontournable
avec leurs clients (ce qui a d'ailleurs entraîné l'apparition de nouveaux métiers, comme celui de
Il y a d'abord les candidats qui s'en foutent. Pour preuve, leur page Facebook existe, certes, mais n'est en fait qu'une reprise (automatique..?) de la page
Wikipédia qui leur est consacrée. En anglais en plus... Mais qui sont-ils ces candidats qui ne jugent pas utile d'avoir une page Facebook ? Il y en a trois : Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et
Jacques Cheminade. A ce propos, toutes mes excuses à cet illustre inconnu qui a pourtant réussi à obtenir ses 500 signatures : voilà 4 semaines que j'écris des articles sur les la campagne et les
différents candidats, et celui-là était véritablement passé entre les mailles de mon filet... "Qui est-il ? D'où vient-il ? Formidable robot des temps nouveaux" : la chanson du générique de
Goldorak semble écrite pour lui. Mais bon, c'est promis, la prochaine fois, on parlera de lui (le temps que je me penche un peu sur sa biographie, histoire de ne pas écrire trop de
conneries). Bref, pour ces candidats qui n'ont pas vraiment de moyens ni l'envie de perdre du temps avec des outils superficiels, la case Facebook passe à la trappe. Le petit nouveau s'en
fiche tellement qu'il n'a même pas pris le temps de mettre une photo (mais il a pourtant plus de "like" que Nathalie Arthaud : ma main à couper que sa famille s'est passé le mot "vas-y, like
sa page FB, sinon ça fait vraiment pitié...).



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