L'objet du jour

Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 08:05

images-copie-111.jpg Je sais, tous les magazines féminins nous le rabâchent à longueur d'années : il faut prendre les escaliers pour avoir de belles fesses. Mais je dois bien avouer que je suis parfois un peu paresseuse, et que lorsque je dois monter plus de 3 étages, j'utilise les merveilles de technologie que nous offre notre civilisation moderne. Comme tout le monde, je prends l'ascenseur. Mais si the elevator est une invention bien pratique, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas toujours confortable de partager cet espace confiné avec des étrangers. Je déteste me retrouver collée à plusieurs personnes que je ne connais pas, et j'avoue qu'il m'est déjà arrivé de prendre les escaliers juste pour éviter de me trouver dans cette situation. Mais parfois, lorsqu'il faut aller au 15ème étage ou qu'on est dans un cadre professionnel, on n'a pas toujours le choix...

 

images-copie-112.jpg Alors quand on est dans la situation délicate de devoir rester de longues secondes (qui paraissent toujours durer des heures...) dans un ascenseur, c'est toujours la même histoire : on regarde sa montre, on tripote son portable (on ne sait jamais, peut-être qu'on a raté un appel...), on essaie d'envoyer un sms à n'importe qui (même si en général, il n'y a pas trop de réseau dans les ascenseurs), on toussote un peu pour briser le silence, on regarde si ses chaussures sont bien cirées, on étudie le plafond comme si c'était la chose la plus importante du monde, on essaie d'hypnotiser les boutons de l'ascenseur pour qu'il monte plus vite... Et enfin, les portes s'ouvrent et l'on peut s'échapper en lâchant un "au revoir" dans le vide. Youpi, belle expérience. Mais le problème dans les ascenseurs, c'est quand on tombe sur des compagnons de voyage particulièrement désagréables :

 

Le pervers : vous êtes là, avec votre petite jupe et vos jolis talons (business meeting oblige) quand un images-copie-113.jpg homme d'un certain âge (voire même d'un âge certain) entre dans l'ascenseur avec vous. Avec son costume bien coupé et son gros ventre, preuve d'un déjeuner copieux, il vous regarde d'un air vicieux, vous déshabillant du regard. Pire, il essaie de vous lancer des oeillades complices ou d'engager la conversation. Vous n'avez qu'une envie à ce moment là : claquer des doigts et vous retrouver habillée de votre combinaison de ski, pour éviter les regards lubriques de ce vieux pervers. Vis ma vie de Tristane Banon...

 

images-copie-114.jpg Celui qui pue : à peine a-t-il posé un pied dans l'ascenseur que vous sentez l'air se raréfier... Il faut dire que l'odeur est absolument insupportable. Plusieurs cas : l'abus de parfum (valable aussi bien pour les hommes - un conseil : mieux vaut éviter l'after-shave bon marché - que pour les femmes qui abusent des parfums musqués qui sentent fort - les cocottes qui cocottent, quoi !), les deux heures de musculation à la salle de sport (surtout s'il s'agit d'un homme à la transpiration abondante qui a choisi de ne pas prendre sa douche au gymnase...) ou l'haleine fétide (notamment si la personne a mangé, au choix, des escargots, de la boulette d'Avesnes ou une sauce à l'ail). Une seule solution : prendre une grande respiration et essayer de retenir son souffle jusqu'à l'arrivée. Difficile, surtout si l'ascenseur est très lent et que vous allez très haut...

 

Celui qui pète : c'est un classique. Un espace confiné, une envie de se soulager discrètement... et images-copie-115.jpg parfois un horrible bruit qui résonne. Certains n'ont vraiment aucune éducation. Personne n'a pu le rater, mais tout le monde fait comme si de rien n'était. Et parfois, pas de bruit, mais une odeur absolument abominable. Le pire ? Quand vous n'êtes que deux dans l'ascenseur : le coupable sait que c'est lui. Il sait que vous le savez aussi. Et vous savez qu'il sait que vous savez. Personne ne bouge, on ne fait rien, mais vous n'avez tous deux qu'une hâte, sortir de là (d'une part parce que la situation est particulièrement gênante, et d'autre part parce que l'oxygène se fait quand même rare).

 

images-copie-116.jpg L'encombrant : l'avantage avec l'ascenseur, c'est que c'est pratique pour transporter des objets lours ou volumineux. Et qui ne s'est jamais retrouvé dans l'ascenseur avec quelqu'un qui monte un palmier, des planches de bois, un labrador obèse ou un sapin de Noël ? Alors on essaie de se faire tout petit mais on manque de se prendre une planche dans l'oeil. En géréral, mieux vaut éviter de prendre des risques inutiles... et prendre les escaliers !

 

La foule : s'il est très gênant de se retrouver à deux dans un ascenseur, l'inverse est également assez index-copie-17.jpg désagréable. L'ascenseur bondé, plein à craquer, c'est le cauchemar. Surtout le matin à l'heure de pointe, quand on arrive au boulot. Après avoir été serrés comme des sardines dans le métro, on se retrouve dans la même position dans l'ascenseur. Le pire ? Sentir quelqu'un qui se frotte un peu et qui pourrait en profiter, un souffle chaud dans le dos, une main qui vous touche les fesses sans qu'on sache vraiment si c'est volontaire ou non. Alors on essaie de se faire la plus fine possible et d'utiliser son sac à main comme bouclier. Et surtout, on croise les doigts pour que l'ascenseur ne se bloque pas (surtout si l'on a très envie d'aller faire pipi, justement...). Comme je suis contente de ne plus travailler dans une tour !!!!!

 

Et bien finalement, les escaliers ne sont peut-être pas une si mauvaise solution...

 

(et bien sûr, on n'oublie pas son petit clic du jour !!!!)

 

Par Mado - Publié dans : L'objet du jour - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 08:05

Thermomix.jpg Si vous vous intéressez un peu à la cuisine, vous devez certainement avoir entendu parler du Thermomix. Il s'agit d'un robot multi-fonctions qui permet, en gros, de remplacer 20 appareils ménagers : il cuit à la vapeur, pétrit la pâte, moud, pille, malaxe, refroidit, mélange, congèle... Ce petit bijou de technologie culinaire ne se trouve pas dans le commerce : pour avoir la chance de devenir l'heureuse propriétaire d'un Thermomix, il faut participer à une vente à domicile (Thermomix, digne héritier de Tupperware) et sacrifier un bras (1000 euros pour un appareil ménager, ça fait quand même cher...).

 

images-copie-68.jpg Je vous arrête tout de suite : je ne suis pas en train de vous vendre le Thermomix. Mettre le prix d'un loyer dans un gadget culinaire, je trouve ça choquant. Mais les utilisatrices ont tout plein d'arguments pour vous convaincre que le Thermomix vous fera faire des économies (elles parlent même "d'autofinancement" : grâce aux sous-sous que vous allez mettre de côté grâce à cet outil révolutionnaire, votre Thermomix se financerait tout seul...). Malheureusement, je ne suis pas convaincue...

 

Mais qui sont ces femmes qui utilisent le Thermomix (parce que oui, la clientèle cible est féminine à 99,9%. Vous allez comprendre pourquoi...) ? D'après mes nombreuses analyses de ces consommatrices convaincues, j'ai pu établir le profil-type de l'utilisatrice du Thermomix :

 

L'utilisatrice du Thermomix est mère de famille : elle passe de nombreuses heures dans sa cuisine, à images-copie-69.jpg préparer des petits-pots pour bébé. Parce qu'elle considère que Blédina, c'est du poison, et qu'elle sera une meilleure mère si elle s'occupe elle-même chaque jour de préparer la petite purée d'Antonin. Et puisqu'il faut nourrir 7 bouches, trois fois par jour, elle grappille le moindre sou : la preuve, elle fait elle-même son pain et sa pâte à tarte. Je vous entends déjà me dire que des célibataires aussi peuvent faire elles-mêmes leur pain du matin et leur pâte brisée : désolée de vous décevoir, mais en général, toutes les célibataires parisiennes et pressées que je côtoie trouvent plus rapide de passer à la boulangerie et d'utiliser les pâtes déjà prêtes. Parce que gagner du temps, c'est aussi gagner de l'argent.

 

images-copie-70.jpg L'utilisatrice du Thermomix ne travaille pas : c'est pour ça qu'elle s'ennuie et qu'elle adore les réunions de consommatrices. C'est d'ailleurs comme ça qu'elle achète sa lingerie. En plus, ça lui permet de retrouver ses copines mères de famille, de parler éducation et cuisine pour grandes tribus, et de dépenser le salaire de son mari sans complexe (1000 euros, certes, mais c'est pour le bien-être de la famille et ça permettra d'économiser 13 euros par an... Youpi). Et puis son Thermomix, c'est son joujou : avec le temps qu'elle passera à essayer toutes ses fonctionnalités, ça lui fera passer le temps pendant les longues journées d'hiver.

 

L'utilisatrice du Thermomix est boring : la preuve, son sujet de conversation préféré, c'est... images-copie-72.jpg roulement de tambour... le Thermomix. A chaque dîner, chaque soirée, chaque apéro, c'est la même rengaine : le Thermomix par ci, le Thermomix par là... Elle ne tarit pas d'éloge sur sa formidable machine, et tente par tous les moyens de convaincre toutes les femmes de son entourage d'adopter cette méthode révolutionnaire de cuisine : "tiens, si on organisait une vente à la maison ? Comme ça tu pourrais essayer" (et acheter, au passage, ce qui lui permettrait de recevoir un cadeau pour son propre Thermomix, comme une housse ou un nouveau bol de cuisson...). Les utilisatrices du Thermomix sont pire que les membres d'une secte : elles essaient tout le temps de vous coincer...

 

images-copie-73.jpg Mais laissons le Thermomix faire son petit bonhomme de chemin dans les petites villes de province où il occupe les ménagères désespérées : parce qu'à mon avis, le Thermomix est bien loin de conquérir Paris... Je ne connais pas UNE parisienne qui achèterait un tel gadget : dépenser un mois de loyer pour un accessoire qu'on utilisera 5 fois et qui finira par prendre la poussière (et beaucoup de place) au fond du (tout petit) placard de la cuisine, non merci... Et je sais de quoi je parle : je viens de découvrir, en faisant du rangement, une sorbetière, une machine à gaufres et un robot multi-fonctions qui fait tout (mais ne me sert à rien...) !

Par Mado - Publié dans : L'objet du jour - Communauté : Sois belle et sois toi !
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 08:05

plage.jpg Allez, je sais que vous avez tous repris le boulot, que la semaine a été longue, que vous donneriez n'importe quoi (et même plus encore...) pour revenir en arrière et repartir en vacances. Coup de bol : today, on retourne à la plage... Histoire de faire un petit état des lieux et de découvrir cet univers si particulier, avec ces personnages inévitables de nos belles plages françaises...

 

vieille-plage.jpg La vieille peau (d')orange : et quand je dis "vieille peau", c'est au sens littéral. Pas une plage sans qu'on en croise une, voire plusieurs : des femmes d'un certain âge - d'un âge certain, même - qui n'hésitent pas à venir se griller au soleil, visiblement depuis des années comme le prouve leur peau fripée et brûlée par l'astre solaire. Elle n'ont toujours pas compris que soleil et gravité sont vraiment très mauvais pour la peau... et n'hésitent pas à exhiber au monde entier leurs lambeaux oranges, comme autant de peaux qui pendouillent un peu partout en dehors de leur maillot de bain. Sans oublier les grosses lunettes de soleil (aux verres progressifs, sûrement) et la fameuse visière, qui permet de s'abriter tout en protégeant les effets de son décollement de racines. So chic, les vieilles à la plage...

 

Les parents tarés : deux heures que vous essayez de vous détendre, allongée sur votre serviette. fessee.jpg Difficile avec ce gamin infernal qui crie, jette son ballon ou menace de vous éborgner avec son frisbee, et s'amuse à faire une bataille de sable juste au-dessus de votre serviette, sans que ces parents ne disent rien. A se demander s'ils ne l'ont pas abandonné sur la plage : il pourrait se noyer, le petit monstre, ou se faire enlever par un pervers, les parents ne s'en rendraient pas compte. Et ce qui devait arriver arrive : le sale gamin finit par tomber et se mettre plein de sable dans les yeux, les narines, la bouche. Et malgré la petite joie intérieure (comme quoi, le Ciel écoute parfois nos prières...) que vous ressentez, vous allez aider ce pauvre petit qui pleure tout seul comme un malheureux depuis de longues minutes. Et alors que vous sacrifiez votre bouteille de Badoit pour lui nettoyer les yeux à l'eau claire, son père, sorti d'on ne sait où, débarque, vous arrache le gamin des bras avec violence et l'emmène, sans un mot pour vous mais en engueulant son fils comme s'il venait de rayer la belle Fuego tunée de papa. Et au lieu de le soigner, il passera les 20 minutes suivantes à pourrir son enfant d'insultes. Les parents sont fous. (anecdote 100% véridique, vécue dimanche dernier à Trouville-plage).

 

La fille libérée : il fait beau, il fait chaud... elle sort ses noix de coco. Bah oui, sous prétexte qu'on est à sein-plage.jpg la plage, certaines femmes considèrent qu'elles peuvent se laisser un peu aller et faire tomber le haut du maillot, exposant ainsi leurs seins aux regards de tous. Si elles faisaient ça en pleine rue, on les considérerait comme des exhibitionnistes... Mais à la plage, à croire que tout est permis et qu'on peut laisser sa pudeur au placard. Les nichons sont donc de sortie. Et peu importe qu'il y ait des enfants un peu partout ou que cet étalage de nénés puisse choquer l'entourage ("attends, si ça les gêne, ils n'ont qu'à pas regarder"... Oui, sauf qu'au bout d'un moment, on ne sait plus où poser ses yeux), elles ne se gênent pas pour courir, bronzer sur le dos et même profiter des activités sportives comme si de rien n'était. Moi je dis : le volley-ball topless, very bad idea...

 

Le kéké des plages : les plaquettes de chocolat plus ou moins fondues, la chaîne-en-or-qui-brille dans keke.jpg les poils, le moule bite un peu trop serré qui laisse dépasser une demie-burne et le bronzage orange : le kéké fait des ravages. Il se croit irrésistible et n'hésite pas à faire du bruit. Il parle fort, appelle ces copains, parle aux "p'tites nénettes", court dans les vagues et s'ébroue comme un chien fou en sortant de l'eau. Il déjeune bruyamment avec sa famille, en sortant de sa glacière tout le nécessaire pour un repas équilibré (mayonnaise, binouze, saucisse) et trouve  les pique-niques très pratiques parce qu'après, il n'a pas à faire la vaisselle (et tant pis pour les papiers gras et les vieux emballages laissés sur le sable : il ne les voit même pas).

 

Ah la la, les vacances à la mer, quel bonheur...

Par Mado - Publié dans : L'objet du jour - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 08:05

images-copie-122.jpg Je ne suis pas une baroudeuse (et je n’ai pas du tout la prétention de l’être). La preuve : je n’ai jamais dormi sous la tente. Non, la tentative de nuit à la belle étoile quand j’avais dix ans ne compte pas. Pourtant, j’étais ravie à l’idée d’avoir obtenu l’autorisation de mes parents de passer la nuit dans la petite maison de toile montée dans le jardin lorsque j’étais plus jeune. Quelle rigolade de se mettre en pyjama et d’aller se coucher loin de son lit… Tiens, je serais mieux avec ma couette et mon oreiller, c’est quand même plus confortable. Rhooo, mais il commence à faire noir… C’EST QUOI CE BRUIT ????? Arrrrrgh, une bêêêêêêêête !!!!!! A 22h, j’étais bien tranquillement installée au fond de mon plumard.


images-copie-123.jpg Je n’ai jamais fait de scoutisme non plus : l’idée même de faire mes besoins dans un trou étant exclue, il n’était pas envisageable pour moi d’être jeannette. Et bien évidemment, je n’ai jamais mis les pieds dans un camping : les documentaires sur « mes vacances au camping » qu’on voit sur TF1 et M6 à chaque début d’été en disent bien assez sur le sujet et on suffi à me traumatiser à vie. En plus, faire sanitaires communs avec des inconnus ? Même pas en rêve... Oui, je sais, je suis une petite fille pourrie gâtée. Et oui, je sais aussi, comment ferais-je « s’il y avait la guerre » ? Bah ça tombe bien, ce n’est pas le cas.


images-copie-124.jpg Tout ce blabla passionnant pour dire que je n’ai pas de sac de couchage. Pour les deux ou trois fois où il a fallu improviser et squatter à l’arrache chez des amis (ce qui m’arrive rarement, je dois bien l’admettre : je suis généralement assez chanceuse, et je réussis toujours à avoir un lit), j’ai récupéré le vieux sac de couchage de ma mère. Enfin, ce serait plutôt un édredon fermé par un zip. Particulièrement confortable et chaud, il faut bien le reconnaitre, mais avec la désagréable habitude de laisser dernière son passage un véritable tapis de petites plumes… Et à chaque fois que je dormais quelque part avec ce duvet, j’étais très gênée de rendre la chambre avec toutes ces plumes si difficiles à enlever. J’ai donc investi dans un vrai sac de couchage, il y a un an (grosse promo au supermarché : le sac de couchage à 12 euros. Je n’ai pas su dire non). Je l’ai étrenné cette semaine.


images-copie-125.jpg Je confirme, le nouveau est très propre. Mais sincèrement, la plume d’oie, c’est quand même plus confortable !!!!! Une idée pour la prochaine fois ? Mettre le duvet en plumes DANS le sac de couchage en polyester ! Je sais, je suis trop intelligente. En revanche, transporter deux sacs de couchage, c’est moins pratique…

 

Vraiment, la roots attitude, très peu pour moi...


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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 08:05

images-copie-87.jpg Comme depuis des semaines maintenant, Ferrero a lancé une nouvelle campagne publicitaire mettant en scène Jo-Wilfried Tsonga. Au moins, une chose est certaine : le jeune homme ne s'est pas trompé de vocation. C'est sûr, il est meilleur tennisman qu'acteur. J'dis ça, j'dis rien. Mais je ne suis pas là pour critiquer sa performance scénique : il est évident qu'on ne s'attendait pas à ce qu'il fasse des prouesses, et la seule raison de sa présence, c'est parce qu'il est un sportif connu. Non, aujourd'hui, intéressons-nous plutôt à ce qui se passe derrière la publicité, à ces cerveaux de l'ombre qui ont brainstormé pendant des heures pour écrire le pitch de cette réclame dont le budget a très certainement été faramineux. Des pubards également payés grassement pour trouver des idées géniales...

 

Je vous laisse regarder le fruit de leur travail : on en parle juste après...

 

 

 

Analysons à présent cette séquence de plus près...

 

images-copie-88.jpg Jo-Wilfried Tsonga (appelons le JWT, ça sera plus simple... Quelle idée aussi d'appeler son fils comme ça ? Les parents n'arrivaient pas à se mettre d'accord, c'est ça ???) est chez lui. Déjà, on sent qu'on est loin de la réalité : le jour où vous trouverez un tennisman qui vit dans un appartement blanc et crème sans aucune déco et parfaitement rangé, faites moi signe. Et JWT a faim. D'ailleurs, pour accompagner son geste très discret genre "je me tapote le ventre pour montrer que j'ai vraiment les crocs", il n'hésite pas à parler à voix haute. Bien sûr, chez moi, toute seule, dans l'intimité de mon appartement, quand vient l'heure du déjeuner, je me fais la réflexion à voix haute "tiens, j'ai une petite faim".

 

images-copie-89.jpg JWT ouvre son placard, qui regorge de gâteaux et de sucreries. Parce que c'est bien connu : quand on est un grand sportif, on peut se gaver de cochonneries (qui s'amuse à faire croire que les champions doivent se nourrir de sucres lents et faire attention à ce qu'ils mangent ? C'est de la connerie tout ça ! Quand tu es n°1 du tennis français, tu peux te gaver de chocolat !). Mais JTW est content : "ouf, il reste un Kinder Bueno !". Alors qu'il s'apprête à ouvrir sa friandise, ding dong, on sonne à la porte. JWT ouvre et a l'air drôlement étonné, dis donc (admirons au passage l'exceptionnel jeu d'acteur).

 

"Bonjour, je suis votre nouvelle voisine, on s'est vu l'autre jour...". JWT n'a pas l'air super content : "ah oui, c'est vrai.." mais il invite quand même la voisine à entrer : "je vous offre quelque chose ?". A peine a-t-il terminé sa phrase que la voisine entre dans l'appartement et se dirige droit vers le bar où est posé le Kinder Bueno :

- "Volontiers... Ah ! Je vois que vous avez un..."

- "Un peu de gâteau ?" propose JWT en montrant un énorme gâteau au chocolat, entamé, et dont une part est déjà prédécoupée. "Il est délicieux".

- "Non merci, un peu trop pour moi", répond la voisine, qui décidément, a très envie de son Kinder Bueno (qui, c'est bien connu, est particulièrement léger et pauvre en gras, tout le monde le sait parfaitement). Tête dépitée de JWT (enfin, je pense que c'est ce qu'il a voulu transmettre comme émotion...). "Je crois que je préférerais le..." ajoute la voisine en montrant le Kinder Bueno.

- "Un biscuit ?" propose JWT en brandissant la boite de cookies, qui est sortie du placard par on ne sait quel miracle.

- "Ne me dites pas que c'est votre dernier Kinder Bueno ?"

- "Bah si", répond JWT d'un air désolé et en le tendant malgré tout à la voisine.

- "On partage ?", lui propose-t-elle en souriant (quelle générosité d'offrir la moitié de ce qui n'est pas à elle...)

Petite parenthèse pour présenter le produit, et on termine sur une image de la voisine et de JWT en train de déguster chacun sa barre de Kinder Bueno.

 

images-copie-90.jpg Oui, vous en conviendrez, cette publicité est à se taper la tête contre les murs tellement elle est ridicule. Et pourtant, des publicitaires ont vendu ce spot à prix d'or à Ferrero, qui a certainement dû mettre la main au portefeuille pour s'offrir JWT... A vous, amis publicitaires, si vous m'entendez, arrêtez de pourrir nos écrans avec ces pub ringardes (les publicités Kinder Chocolat, de la même marque, sont pas mal non plus : même celles qui sont filmées en 2011 ont l'air d'avoir été réalisées dans les années 70...).

 

images-copie-91.jpg Et voilà comment ça se serait passé dans la vraie vie : ding dong, "bonjour je suis votre nouvelle voisine...". "Oui, c'est pour quoi ?". "Euh, faire connaissance...". "Et bien on se verra à la fête des voisins, bonne soirée". Et vous pouvez tranquillement aller manger TOUT votre KInder Bueno sans qu'une pique assiette mal élevée vous enlève le pain (durement gagné) de la bouche. Non mais ohhhh !!!



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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 08:05

images-copie-33.jpg Dans ma famille, personne n'a les oreilles percées. Lorsque, vers l'âge de 13 ans, pour faire "comme mes copines", j'ai demandé à ma mère l'autorisation de me faire percer les oreilles, je me suis vue envoyer paître au motif que "c'est vulgaire". J'ai donc longtemps porté de fausses boucles d'oreilles, à clip, pour laisser croire que j'avais les oreilles percées, même si ce n'était pas le cas. Un jour, je me suis même offert des boucles aimantées : ça aurait vraiment été chouette si je ne les avais pas perdues en moins d'une semaine. Je dois avouer que le fait de ne pas avoir de trous dans les oreilles était pour moi un véritable handicap ; comment ferais-je le jour où mon prince charmant m'offrirait de superbes diamants ? Oui, je sais, j'étais naïve à l'époque. Cela fait maintenant plus de 15 ans, et personne ne m'a encore offert de diam's (je ne parle bien évidemment pas de la chanteuse). Et puis un jour, tout a changé...

 

images-copie-34.jpg Pour mes 16 ans, je suis partie en vacances aux Etats-Unis chez une amie, qui avait les oreilles percées. Et lors d'une visite au Mall (vous savez, ces immenses centres commerciaux, dans lesquels il y a des dizaines de boutiques en tous genres et des tas de restaurants, aires de jeux, cinémas... Un vrai centre d'attraction - au sens propre comme au figuré - pour les acheteuses compulsives et leurs familles), nous nous sommes arrêtées devant une boutique de boucles d'oreilles. Ma copine choisissait une paire, pendant que je regardais, les yeux brillants, ces petits bijoux qui me faisaient littéralement rêver. Quand la maman de ma copine m'a dit "tu veux te faire percer les oreilles ? Je t'offre ça pour ton anniversaire, si tu veux". Chaud, froid, fouillis dans ma tête, ma mère va me tuer... Tant pis, on y va.

 

index-copie-4.jpg A peine le temps de réfléchir que me voilà déjà assise sur la chaise médicale, dans un coin du magasin : la vendeuse me fait choisir mes premières boucles d'oreilles (j'ai pris les plus petites, de ravissantes et minuscules pierres bleues, pensant choisir les moins chères, pour ne pas abuser face à un tel cadeau. Manque de pot, c'était les plus chères... Comme quoi, ce n'est vraiment pas la taille qui compte), me désinfecte les lobes, marque l'endroit où il faudra percer et s'approche de mon oreille avec un pistolet. En moins de temps qu'il n'en faut pour réaliser ce qui se passe, je sens un gros pincement, une brûlure et une forte douleur à l'oreille. Et immédiatement, je visualise ces petits veaux que j'avais vus l'été dernier pendant les vacances, quand le fermier leur agrafait une étiquette orange sur l'oreille pour pouvoir les reconnaître. La douleur est intense, mais il n'y a pas le choix : il faut percer l'autre oreille (bien qu'à ce moment, j'envisage de ne porter qu'une seule boucle d'oreille pour le restant de mes jours). Héroïque, je surmonte mon traumatisme et me fais percer l'autre oreille. Et ce n'est que le soir que j'ai appelé ma mère pour lui annoncer, toute penaude, mais quand même super contente, que j'avais les oreilles percées. J'avoue que la nouvelle était plus facile à avouer en sachant que des milliers de kilomètres nous séparaient et que mon retour n'était pas prévu avant 10 jours, ce qui laissait un peut de temps pour que les choses se tassent (avec le recul, j'ai été bien bête de stresser : ma mère a trouvé ça très joli. Comme quoi, quand on est ado, on se fait une montagne d'une petite colline).

 

images-copie-35.jpg Pendant les semaines qui ont suivi, je ne me lassais pas de regarder mes lobes (c'est une partie du corps injustement oubliée, d'ailleurs), en attendant le jour béni où je pourrais enfin enlever mes prothèses et mettre des boucles d'oreilles fantaisie. Ce jour-là, dans ma chambre, après 6 semaines de cicatrisation et de soins quotidiens, j'ai enlevé les petites pierres bleues... Mais en voulant les remettre, impossible de faire quoi que ce soit : les trous s'étaient refermés. J'y suis allée comme une bourrine : j'avais tellement souffert pendant le perçage qu'il n'était pas question de perdre mes précieuses boucles d'oreille. Personne ne m'avait prévenue que mon lobe allait tripler de volume... Désinfectant qui brûle, antibiotiques : la totale. Mais 15 ans plus tard, j'ai toujours mes trous.

 

images-copie-36.jpg Le hic, c'est qu'ils se referment encore et toujours en moins de 12 heures. Et ce week-end, j'ai fait la bêtise d'oublier mes boucles d'oreille. Et me repercer moi-même l'oreille avec une épingle à cheveux était vraiment une TRES mauvaise idée... Si on m'ampute du lobe, je ne m'en remettrai jamais...


Par Mado - Publié dans : L'objet du jour - Communauté : Sois belle et sois toi !
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 08:05

images-copie-31.jpg Dans quelques jours, je m'envole direction Rome. Je sais, I am a lucky girl. Je dois bien admettre que c'est vraiment un chouette cadeau de Noël que mes parents m'ont fait là, et je compte bien profiter de chaque seconde passée dans cette ville pleine d'Histoire et de glaces italiennes. Mais avant de partir, j'ai quand même eu la présence d'esprit de vérifier que ma carte d'identité était toujours valide : c'est fou comme le temps passe vite... Trois ans déjà qu'elle est périmée. Et bien sûr, impossible de mettre la main sur mon passeport : je sais qu'il est quelque part, chez moi, mais où ??? Et plutôt que de vider l'intégralité de mon appartement, j'ai préféré prendre les devants et aller me faire refaire une carte d'identité. Oui, j'ai dû faire les yeux doux au fonctionnaire d'état civil pour qu'il me fasse passer en urgence, parce que je pars très bientôt, et il n'est pas question que j'annule mon voyage. C'est dans ce genre de situation que je comprends le pouvoir d'une jupe imprimée léopard, très pratique pour soudoyer ces messieurs les policiers.

 

Bref, pour l'occasion, j'ai dû refaire des photos d'identité. Damned, comme les choses changent.

 

images-copie-32.jpg La dernière fois que j'ai mis les pieds dans un photomaton, j'étais encore étudiante, fraîche comme la rosée du matin et pleine d'espoir devant la vie qui s'ouvrait devant moi. Autant dire que ça date un peu. Je devais alors faire des photos d'identité pour mon dossier d'inscription dans une école : j'ai passé un bon moment dans la cabine, à travailler mon sourire, mon regard, mon inclinaison de tête... Tout ça pour avoir la photo parfaite, celle qui montre que je suis sérieuse mais drôle, intelligente mais pas poseuse, chic mais pas coincée, hyper pro mais désireuse d'apprendre. La photo idéale, quoi. Mission réussie : le cliché était tellement parfait que j'en ai fait imprimer des planches entières, que j'ai utilisées à outrance sur à peu près tous les supports, de ma carte de sécurité sociale à mes profils sur les réseaux sociaux professionnels sur le Net (pas la peine de chercher, les cocos, vous ne trouverez pas : j'ai fait du ménage). Mieux encore : cette photo était encore il y a peu sur mon CV (j'ai fini par la changer car on ne me reconnaissait vraiment plus j'ai accepté de vieillir grandir).

 

Slide1.jpg Me voici donc devant la cabine photo de ma mairie, prête à en découdre à nouveau avec cette terrible épreuve de la recherche de la photo parfaite. C'était sans compter la nouvelle législation en matière de photographies officielles. Désormais, plus besoin d'essayer d'être belle : maintenant, il faut regarder droit devant soi, dégager son visage et tirer ses cheveux en arrière (ce qui est TRES vilain pour ceux qui ont les oreilles décollées) et surtout, ne pas sourire. Même pas un peu d'effet de lèvres. Rien. aucune expression. Le vide absolu. Un peu comme si quelqu'un vous parlait pendant trois heures de sa passion pour les taille-crayons. Clic, clac, c'est dans la boite. Et dans 200 ans, quand mes descendants trouveront ma carte d'identité en fouillant dans les vieux cartons, ils croiront que leur super arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère était dépressive. Au moins, celle-là, je ne risque pas de la mettre sur mon CV...
 

So sad.

 

(Mais on croise les doigts quand même, parce que bien que je déteste d'avance ma nouvelle carte d'identité, j'espère vraiment la recevoir à temps pour pouvoir partir !!!!)

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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 08:05

index-copie-23.jpg En France, on compte plus de 15 millions d'internautes qui ont une page Facebook. Une personne sur quatre. Et quand on enlève les enfants et les vieux personnes âgées, on se rend compte que FB a su toucher très largement la population française. Chacun a donc créé sa page Facebook avec, bien sûr, une "profile picture", la fameuse photo de profil qui permettra à vos amis et contacts potentiels de vous identifier. Ou pas. Petit aperçu des typologies de profile pictures les plus utilisées sur FB.

 

DSC04844 2 L'autoportrait à bout de bras : ce jour-là, vous vous sentiez belle. Malheureusement, personne dans votre entourage pour immortaliser ce grand moment de beauté fatale, sûrement rare, surtout si, pour une fois, vous avez passé des heures à vous ravaler la façade. Franchement, ça serait dommage de ne pas en profiter pour faire votre profile picture. Pas de souci : vous attrapez votre APN (Appareil Photo Numérique, pour ceux qui ne parlent pas le langage 2.0), faites votre plus belle moue glamour et, à bout de bras, vous vous auto-prenez en photo. Pas de chance, on voit votre bras tendu : vous êtes prise en flagrant délit de narcissisme.

 

Le reflet du miroir : de la même manière que l'autoportrait à bout de bras, il n'y a personne pour vous Image-4.pngphotographier ? Aucun problème, vous avez de la ressource. Mais si vous avez envie qu'on voit tout votre corps, et non pas simplement votre visage, il va vous falloir trouver une autre solution que le bras tendu (à moins d'avoir un bras de 4 mètres). Pas de souci, un miroir fera l'affaire. Ainsi, on ne compte plus les photos de profil sur lesquelles une partie du visage ou du corps est cachée dans le meilleur des cas par l'appareil photo, et la plupart du temps par un gros reflet blanc (bah oui, le flash qui se reflète dans le miroir, ça marche pas !). Sans doute la technique préférée des adolescents post-pubères qui s'amusent à exhiber leurs abdos.

 

Photo_coupee.JPG La photo coupée : vous vous trouvez quand même vachement bien sur cette photo du mariage de votre cousin Hubert. Manque de pot, vous n'êtes pas seul sur l'image... Que faire alors ? Aucun problème : un petit coup de Iphoto et hop ! l'intrus disparaît. Enfin, pas entièrement : il en reste toujours un bout (un bras, une épaule, une mèche de cheveux, un morceau de front...). No problemo : on ne voit que vous, même si on comprend tout de suite que vous vous trouviez tellement belle (ou beau) que l'autre ne méritait pas d'être à vos côtés. Nice.

 

La photo événement : d'un simple coup d'oeil, tous vos amis sauront qu'un événement important s'est images-copie-77.jpg produit dans votre vie. Vous êtes fiancée ? Hop, une photo de vous regardant votre bague (en mode Kate Middleton recevant la grosse bagouse de feu sa belle-mère). Vous venez de vous marier ? Et voilà, en un clic tout l'univers pourra admirer votre jolie robe. Vous êtes enceinte ? Super, on va pouvoir suivre en temps réel la poussée de votre ventre. Vous êtes jeune maman ? Et zou, la photo du bébé... A quand la photo de votre mise en bière (et je ne parle pas d'alcool, entendons nous bien) ?

 

Photo 55La photo de vous enfant : vous avez 20, 25, 30 ans, voire plus. Et pourtant, vous avez choisi de mettre en photo de profil votre trogne quand vous aviez 3 ans. D'accord, mais pourquoi ? Surtout que, si vous avez des homonymes, il devient plus difficile de vous reconnaître. Parce qu'il faut bien l'admettre, depuis toutes ces années, vous avez pas mal changé. Ah, c'est pour ça ? Effectivement, à 5 ans, on est mignon, ce qui n'est pas toujours le cas après le passage de l'adolescence et les ravages du temps. Ou alors peut être refusez-vous de grandir ? C'est mignon, oui, mais c'est surtout pratique quand on est vraiment très moche.

 

La photo de détail : une oreille, un oeil, une bouche... Super... Votre photo montre un petit (mais alors images-copie-78.jpgvraiment tout petit) bout de vous. Idéal quand on ne veut absolument pas être reconnu, mais d'un autre côté, il vous suffirait de ne pas vous inscrire sur FB. J'dis ça, j'dis rien. Maintenant même, certains, grâce à la disposition des nouvelles pages Facebook, réussissent carrément à recréer un peu leur visage, à la manière d'un puzzle, mais sans qu'on les voit en entier (pour ceux qui ne comprennent pas, l'image parle d'elle-même).

 

La photo pas naturelle du tout : regard perdu au loin, cheveux au vent, le menton négligemment images-copie-79.jpg appuyé sur une main parfaitement positionnée et manucurée, une coccinelle délicatement posée dans le creux de l'épaule. C'est presque trop parfait pour être vrai. D'ailleurs, ça ne l'est pas. Sincèrement, quand on sait que la photo de profil sera la première chose que les gens verront, qui n'a pas envie de faire le plus beau des clichés. Alors il suffit d'un APN (rappelez-vous), d'un décor, d'un peu de maquillage et d'un ami dévoué. Eventuellement de quelques compétences en Photoshop, et voilà !!!! Et surtout, être de mauvaise foi : "c'est fou, je ne m'étais même pas rendu compte qu'on me photographiait". Nooonnnnn ?????

 

La photo de votre animal : oui, votre chaton de 2 mois est très mignon. Oui, votre cheval est beau. Choupette.jpgOui, votre chien qui fait le beau et tire la langue est amusant. Mais de là à le mettre en photo de profil, ça fait vite ridicule... Comment ça votre page Facebook doit vous représenter ? Et alors ? Vous vous imaginez mettre une photo de votre chien sur votre CV ? N'importe quoi... (Ndlr : je tiens à préciser, pour ceux qui ne le sauraient pas, que j'ai moi-même un chien, qu'il est le plus beau de monde, et qu'il n'est pourtant pas en photo de profil sur mon FB. Pas besoin d'ajouter qu'il n'y a pas non plus de profil personnel dédié à Choupette).

 

index-copie-25.jpg La photo connue : une actrice très belle, l'affiche d'un film que vous aimez, un monument célèbre, une paire de Louboutin dont vous rêvez... Tout et n'importe quoi. Parfois on comprend ce que vous voulez dire, et parfois pas du tout. Zéro personnalisation, c'est un parti pris. Mouais... Souvent utilisée par ceux qui se méfient tellement qu'ils limitent leur profil au point que personne ne peut rien voir (eux, en revanche, peuvent accéder aux photos de leurs amis). Mais à force de jouer à ça, ils finissent limités à leur tour : moi, on me limite, je limite. Il n'y a pas de raison.

 

La photo mistake : la classique de tous les débutants sur FB. Tu essaies de mettre en ligne les photos index-copie-26.jpg de la dernière soirée et puis c'est la boulette... Machin en train de vomir partout se retrouve non pas en album privé mais sur ta profile picture. Bah oui, maîtriser Facebook et ses paramètre de confidentialité, ça s'apprend en faisant des erreurs. Qui n'a pas passé un coup de fil paniqué à une copine expérimentée pour lui demander comment réparer la boulette avant qu'il ne soit trop tard ???? (NB : il est effectivement trop tard).

 

images-copie-80.jpgEt puis il y a bien sûr la photo normale, qui a été prise par un ami, comme ça, pendant une soirée ou un pique-nique, celle sur laquelle vous êtes super, au naturel. La photo parfaite, quoi. C'est rare, quand même ! Et vous alors, c'est quoi votre profile picture ?


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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 08:05

images-copie-27.jpg 2011 est une année riche en célébrations : en plus du mariage de William et Kate, qui sera indéniablement le plus gros événement de la décennie (oui, je sais, vous en avez assez que je vous en parle à tout bout de champ : rassurez-vous, dans 6 semaines, c'est terminé...), nous fêtons les 50 ans d'une personnalité qui a marqué toutes les femmes. L'homme parfait, le mâle idéal, celui qui a fait rêver des générations de petites filles, a 50 ans. Oui, Ken est devenu vieux.

 

Je sais, ça fait un choc.

 

images-copie-28.jpg Je vois qu'un petit rappel historique est nécessaire : en 1959, Mattel lançait Barbie, la première poupée au corps de femme. Gros choc dans l'univers du jouet : passer du poupon potelé et joufflu à une pin-up sexy avec des gros seins et des hanches, le changement est radical. Mais après deux ans d'existence, Barbie se faisait un peu chier trouvait le temps long : une fois terminées ses virées shopping et ses soirées entre copines, elle s'ennuyait, toute seule chez elle, à avaler une barquette de lasagnes surgelées devant l'émission de variété du vendredi soir sur TF1. Hum, je m'égare...

 

images-copie-29.jpg Bref, Barbie needs a man. Pim pam poum, d'un coup de baguette magique, Mattel lui a trouvé l'homme parfait (si seulement les choses se passaient comme ça dans la vraie vie, il y aurait moins de célibataires). En 1961, Ken est entré dans la vie de Barbie : un peu fiancé, un peu mari, un peu petit copain... On n'a jamais vraiment trop su la nature de leurs relations (bien qu'il semblerait qu'ils aient été mariés, comme en témoignent les dizaines de modèles de robes de mariée que Mattel a commercialisés depuis 50 ans) mais la vie n'a pas toujours été rose pour le couple le plus mythique du millénaire (après Kate et William... Ok, j'arrête... Mais quand même). En effet, en 2004, la nouvelle tombait comme un couperet : Barbie et Ken se séparaient. Le monde était en émoi... et moi, et moi, et moi aussi.

 

images-copie-30.jpg Pourquoi cette rupture ? Parce que la routine, parce que l'envie d'autre chose, parce qu'on ne sait pas trop... Chacun a décidé de vivre de nouvelles expériences, de son côté. Ken a disparu de la circulation : forcément, quand votre full-time job (et unique compétence) c'est "mec de Barbie", ça laisse assez peu de place pour une reconversion. Barbie en revanche a profité de sa liberté retrouvée pour se taper Blaine, un pseudo surfeur australien au cheveu peroxydé, très probablement beaucoup plus jeune qu'elle. Barbie, en femme de son époque, n'a pas résisté à tenter l'expérience cougar.

 

images-copie-31.jpg Mais après 7 ans de "relationship", Blaine n'a plus répondu aux attentes de Barbie (ni, accessoirement, à celles du service Marketing de Mattel, qui constatait que ce nouveau personnage ne se vendait pas bien. Les femmes sont fidèles à Ken. Pas de problème : dans le monde magique de Barbie, tout est possible). Le 14 février dernier, Barbie annonçait sur sa page Facebook (sans commentaire...) qu'elle et Ken avaient décidé de se remettre ensemble après s'être retrouvés sur le tournage de Toy Story 3. Parce que, finalement, "ils sont faits l'un pour l'autre".

 

images-copie-32.jpg On ne peut qu'être content pour Ken : à 50 ans, il est difficile de retrouver un job, surtout après 7 années de chômage. Alors c'est reparti pour un tour : il va pouvoir continuer longtemps à étaler son torse musclé, à crâner avec ses cheveux gominés (au moins, avec une chevelure en plastique, il ne risque pas d'être chauve) ou à se promener tout nu sur la plage sans être taxé d'exhibitionnisme (c'est bien le seul avantage d'être né avec un slip à la place du pénis. En revanche, pour faire pipi, c'est une autre histoire. Et je ne parle même pas d'essayer d'avoir des enfants. Tiens, mais... Serait-ce la véritable raison de la rupture avec Barbie ?)

 

Allez, Happy Birthday Ken !

 

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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 08:05

index-copie-97.jpg On compte en France plusieurs dizaines de millions d'abonnements de téléphone portable : il est devenu très rare de rencontrer quelqu'un de moins de 50 ans qui n'a pas de 06 (ou de 07...). Ou alors c'est un autiste, un anachorète (oui, j'ai décidé que nous allions reprendre les leçons de vocabulaire : un jour , un mot... Je vous laisse aller chercher la définition dans le dictionnaire !) ou un rebel qui refuse de céder aux diktats imposés par la société de "con-sommation". Chacun bien sûr a avec son portable une relation toute particulière et le personnalise en fonction de ses goûts et besoins : ainsi, tout le monde déteste ma sonnerie (une sorte de rinnnnnng rinnnnnng qui n'est pas sans rappeler la sonnerie stridente des vieux téléphones des années 80) alors que je ne supporte pas les mélodies plus "originales" (et je ne parle même pas de la tristement célèbre sonnerie "René la Taupe", qui a été téléchargée des dizaines de milliers fois cet été).

 

index-copie-98.jpg Mais le plus amusant avec le téléphone portable, c'est indéniablement le répondeur : quand la personne que vous cherchez à joindre est indisponible (ou n'a pas envie de vous parler, mais là, c'est une autre histoire), vous serez renvoyé vers son répondeur, où vous pourrez laisser un message. Petit aperçu des typologies les plus répandues de répondeurs...

 

Le répondeur non personnalisé : "vous êtes sur la messagerie Orange du 06.xx.xx.xx.xx. Votre index-copie-99.jpg correspondant est indisponible : merci de laisser un message après le signal sonore. Bip". Bon, au moins, vous savez que celui que vous appelez a laissé le message pré-enregistré par son opérateur téléphonique et soit n'a pas pris le temps de personnaliser son répondeur, soit n'en éprouve pas le besoin. Malheureusement, si vous avez mal composé le numéro, il est possible que vous laissiez des messages plus ou moins intelligents à un parfait inconnu. Bah c'est de sa faute aussi, il n'a qu'à se présenter !

 

La personnalisation a minima : on sent bien que le répondeur a été personnalisé, mais c'est vraiment index-copie-100.jpg léger. Soit le message est le même que celui du répondeur non personnalisé, le nom de l'opérateur en moins (mais vous pourrez reconnaître à la voix que vous appelez bien la bonne personne), soit la personne a quand même laissé son nom. Youpi. Ceci dit, ce message très sobre reste le plus adapté, surtout si vous utilisez votre portable à des fins professionnelles ou pour une recherche d'emploi. A bon entendeur...

 

Le message humoristique : ça sonne... ça sonne...

- Allô ?

- Ah, salut machin, c'est Mado. Je t'appelle parce que...

- Allô ?

- Machin ? Tu m'entends ?

- Ah ah ah, je t'ai bien eu ! Tu es sur mon répondeur, alors laisse un message !!!!

-

Autant dire que cette blague débile m'a fait rire une fois, lorsque je l'ai entendue pour la toute première fois il y a 10 ans. Aujourd'hui, elle est carrément ringarde et assez lourde...

 

index-copie-101.jpg Le message téléchargé : les sites proposant le téléchargement de messages de répondeur déjà enregistrés ne se comptent plus : vous pouvez trouver tout ce que vous voulez... Voix de paysan ou de secrétaire actrice porno, imitation de Patrick Sébastien ou de Sarkozy, chanson paillarde : les possibilités sont illimitées et il y en a pour tous les ()goûts.

 

Le répondeur musical : en tombant sur le répondeur de celui que vous appelez, ce n'est pas sa voix index-copie-102.jpg qui vous accueille mais une petite mélodie qui l'amuse ou lui tient sûrement à coeur... Pour ma part, je dois confesser que mon premier répondeur faisait résonner dans les oreilles de tous mes amis les premières mesures de la chanson "Madeleine" de Jacques Brel. Je m'en excuse encore, des années après, car j'ai dû leur broyer les tympans plus d'une fois : forcément, j'avais enregistré mon message en mettant mon téléphone à côté de la chaîne hi-fi à plein volume... Shame on me...

 

index-copie-103.jpg Le répondeur qui donne une fausse image de vous : le jour où vous l'avez enregistré, vous deviez être fatigué ou de mauvaise humeur. Et depuis ce jour, dès que vos amis tombent sur votre répondeur, ils ont l'impression d'entendre un dépressif suicidaire à deux doigts de commettre l'irréparable. Très agréable, vous vous en doutez... Alors faites un effort, et souriez quand vous enregistrez votre message.

 

Le message qui vous fait passer (un peu) pour un incapable : vous tombez sur le répondeur de index-copie-104.jpg votre interlocuteur, et votre verdict est sans appel : il ne sait clairement pas se servir de son portable et s'est fait aider... Pour preuve, le temps d'une ou deux secondes entre le moment où le message s'enclenche et celui où il commence à parler : "c'est bon ? Ah, bon, vous êtes bien sur le répondeur de Josiane, laissez moi un message sur mon répondeur et je vous rappellerai. Merci. J'appuie où pour arrêter ? Bip". Particulièrement entendu sur les messageries de nos mères, grand-mères et tantes un peu âgées...

 

Bon, et avant de vous laisser, un petit rappel : on ne laisse pas un message après le "bip sonore". Vous avez déjà entendu un bip muet, vous ??????


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