Je sais, tous les magazines féminins nous le rabâchent à longueur d'années : il faut prendre les escaliers pour avoir de belles fesses. Mais je dois bien avouer que je
suis parfois un peu paresseuse, et que lorsque je dois monter plus de 3 étages, j'utilise les merveilles de technologie que nous offre notre civilisation moderne. Comme tout le monde, je prends
l'ascenseur. Mais si the elevator est une invention bien pratique, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas toujours confortable de partager cet espace confiné avec des étrangers. Je
déteste me retrouver collée à plusieurs personnes que je ne connais pas, et j'avoue qu'il m'est déjà arrivé de prendre les escaliers juste pour éviter de me trouver dans cette situation. Mais
parfois, lorsqu'il faut aller au 15ème étage ou qu'on est dans un cadre professionnel, on n'a pas toujours le choix...
Alors quand on est dans la situation délicate de devoir rester de longues secondes (qui paraissent toujours durer des heures...) dans un ascenseur, c'est
toujours la même histoire : on regarde sa montre, on tripote son portable (on ne sait jamais, peut-être qu'on a raté un appel...), on essaie d'envoyer un sms à n'importe qui (même si
en général, il n'y a pas trop de réseau dans les ascenseurs), on toussote un peu pour briser le silence, on regarde si ses chaussures sont bien cirées, on étudie le plafond comme si c'était
la chose la plus importante du monde, on essaie d'hypnotiser les boutons de l'ascenseur pour qu'il monte plus vite... Et enfin, les portes s'ouvrent et l'on peut s'échapper en lâchant un "au
revoir" dans le vide. Youpi, belle expérience. Mais le problème dans les ascenseurs, c'est quand on tombe sur des compagnons de voyage particulièrement désagréables :
Le pervers : vous êtes là, avec votre petite jupe et vos jolis talons
(business meeting oblige) quand un
homme d'un certain âge (voire même d'un âge certain) entre dans l'ascenseur avec vous. Avec son costume bien coupé et son gros ventre, preuve d'un déjeuner copieux, il vous regarde
d'un air vicieux, vous déshabillant du regard. Pire, il essaie de vous lancer des oeillades complices ou d'engager la conversation. Vous n'avez qu'une envie à ce moment là : claquer des doigts et
vous retrouver habillée de votre combinaison de ski, pour éviter les regards lubriques de ce vieux pervers. Vis ma vie de Tristane Banon...
Celui qui pue : à peine a-t-il posé un pied dans l'ascenseur que vous sentez l'air se raréfier... Il faut dire que
l'odeur est absolument insupportable. Plusieurs cas : l'abus de parfum (valable aussi bien pour les hommes - un conseil : mieux vaut éviter l'after-shave bon marché - que pour les femmes qui
abusent des parfums musqués qui sentent fort - les cocottes qui cocottent, quoi !), les deux heures de musculation à la salle de sport (surtout s'il s'agit d'un homme à la transpiration
abondante qui a choisi de ne pas prendre sa douche au gymnase...) ou l'haleine fétide (notamment si la personne a mangé, au choix, des escargots, de la boulette d'Avesnes ou une sauce à
l'ail). Une seule solution : prendre une grande respiration et essayer de retenir son souffle jusqu'à l'arrivée. Difficile, surtout si l'ascenseur est très lent et que vous allez très
haut...
Celui qui pète : c'est un classique. Un espace confiné, une envie de se
soulager discrètement... et
parfois un
horrible bruit qui résonne. Certains n'ont vraiment aucune éducation. Personne n'a pu le rater, mais tout le monde fait comme si de rien n'était. Et parfois, pas de bruit, mais une odeur
absolument abominable. Le pire ? Quand vous n'êtes que deux dans l'ascenseur : le coupable sait que c'est lui. Il sait que vous le savez aussi. Et vous savez qu'il sait que vous savez. Personne
ne bouge, on ne fait rien, mais vous n'avez tous deux qu'une hâte, sortir de là (d'une part parce que la situation est particulièrement gênante, et d'autre part parce que l'oxygène se fait
quand même rare).
L'encombrant : l'avantage avec l'ascenseur, c'est que c'est pratique pour transporter des objets lours ou
volumineux. Et qui ne s'est jamais retrouvé dans l'ascenseur avec quelqu'un qui monte un palmier, des planches de bois, un labrador obèse ou un sapin de Noël ? Alors on essaie de se faire tout
petit mais on manque de se prendre une planche dans l'oeil. En géréral, mieux vaut éviter de prendre des risques inutiles... et prendre les escaliers !
La foule : s'il est très gênant de se retrouver à deux dans un ascenseur,
l'inverse est également assez
désagréable.
L'ascenseur bondé, plein à craquer, c'est le cauchemar. Surtout le matin à l'heure de pointe, quand on arrive au boulot. Après avoir été serrés comme des sardines dans le métro, on se retrouve
dans la même position dans l'ascenseur. Le pire ? Sentir quelqu'un qui se frotte un peu et qui pourrait en profiter, un souffle chaud dans le dos, une main qui vous touche les fesses sans qu'on
sache vraiment si c'est volontaire ou non. Alors on essaie de se faire la plus fine possible et d'utiliser son sac à main comme bouclier. Et surtout, on croise les doigts pour que l'ascenseur ne
se bloque pas (surtout si l'on a très envie d'aller faire pipi, justement...). Comme je suis contente de ne plus travailler dans une tour !!!!!
Et bien finalement, les escaliers ne sont peut-être pas une si mauvaise solution...
(et bien sûr, on n'oublie pas son petit clic du jour !!!!)
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Si vous vous intéressez un peu à la cuisine, vous devez certainement avoir entendu parler du Thermomix. Il s'agit d'un robot multi-fonctions qui permet, en gros, de remplacer 20
appareils ménagers : il cuit à la vapeur, pétrit la pâte, moud, pille, malaxe, refroidit, mélange, congèle... Ce petit bijou de technologie culinaire ne se trouve pas dans le commerce : pour
avoir la chance de devenir l'heureuse propriétaire d'un Thermomix, il faut participer à une vente à domicile (Thermomix, digne héritier de Tupperware) et sacrifier un bras (1000
euros pour un appareil ménager, ça fait quand même cher...).
Je vous arrête tout de suite : je ne suis pas en train de vous vendre le Thermomix. Mettre le prix d'un loyer dans un gadget culinaire, je trouve ça choquant. Mais les
utilisatrices ont tout plein d'arguments pour vous convaincre que le Thermomix vous fera faire des économies (elles parlent même "d'autofinancement" : grâce aux sous-sous que vous allez
mettre de côté grâce à cet outil révolutionnaire, votre Thermomix se financerait tout seul...). Malheureusement, je ne suis pas convaincue...
préparer des
petits-pots pour bébé. Parce qu'elle considère que Blédina, c'est du poison, et qu'elle sera une meilleure mère si elle s'occupe elle-même chaque jour de préparer la petite purée d'Antonin. Et
puisqu'il faut nourrir 7 bouches, trois fois par jour, elle grappille le moindre sou : la preuve, elle fait elle-même son pain et sa pâte à tarte. Je vous entends déjà me dire que des
célibataires aussi peuvent faire elles-mêmes leur pain du matin et leur pâte brisée : désolée de vous décevoir, mais en général, toutes les célibataires parisiennes et pressées que je côtoie
trouvent plus rapide de passer à la boulangerie et d'utiliser les pâtes déjà prêtes. Parce que gagner du temps, c'est aussi gagner de l'argent.
L'utilisatrice du Thermomix ne travaille pas
roulement de
tambour... le Thermomix. A chaque dîner, chaque soirée, chaque apéro, c'est la même rengaine : le Thermomix par ci, le Thermomix par là... Elle ne tarit pas d'éloge sur sa formidable machine, et
tente par tous les moyens de convaincre toutes les femmes de son entourage d'adopter cette méthode révolutionnaire de cuisine : "tiens, si on organisait une vente à la maison ? Comme ça tu
pourrais essayer" (et acheter, au passage, ce qui lui permettrait de recevoir un cadeau pour son propre Thermomix, comme une housse ou un nouveau bol de cuisson...). Les utilisatrices du
Thermomix sont pire que les membres d'une secte : elles essaient tout le temps de vous coincer...
Mais laissons le Thermomix faire son petit bonhomme de chemin dans les petites villes de province où il occupe les ménagères désespérées : parce qu'à mon avis, le
Thermomix est bien loin de conquérir Paris... Je ne connais pas UNE parisienne qui achèterait un tel gadget : dépenser un mois de loyer pour un accessoire qu'on utilisera 5 fois et qui finira par
prendre la poussière (et beaucoup de place) au fond du (tout petit) placard de la cuisine, non merci... Et je sais de quoi je parle : je viens de découvrir, en faisant du
rangement, une sorbetière, une machine à gaufres et un robot multi-fonctions qui fait tout (mais ne me sert à rien...) !
Allez, je sais que vous avez tous repris le boulot, que la semaine a été longue, que vous donneriez n'importe quoi (et même plus encore...) pour revenir en arrière et repartir en
vacances. Coup de bol : today, on retourne à la plage... Histoire de faire un petit état des lieux et de découvrir cet univers si particulier, avec ces personnages inévitables de nos belles
plages françaises...
La vieille peau
Difficile avec ce gamin infernal
qui crie, jette son ballon ou menace de vous éborgner avec son frisbee, et s'amuse à faire une bataille de sable juste au-dessus de votre serviette, sans que ces parents ne disent rien. A se
demander s'ils ne l'ont pas abandonné sur la plage : il pourrait se noyer, le petit monstre, ou se faire enlever par un pervers, les parents ne s'en rendraient pas compte. Et ce qui devait
arriver arrive : le
la plage,
certaines femmes considèrent qu'elles peuvent se laisser un peu aller et faire tomber le haut du maillot, exposant ainsi
les poils, le moule bite un peu trop
serré qui laisse dépasser une demie-burne et le bronzage orange : le kéké fait des ravages. Il se croit irrésistible et n'hésite pas à faire du bruit. Il parle fort, appelle ces copains, parle
aux "p'tites nénettes", court dans les vagues et s'ébroue comme un chien fou en sortant de l'eau. Il déjeune bruyamment avec sa famille, en sortant de sa glacière tout le nécessaire pour un repas
équilibré (mayonnaise, binouze, saucisse) et trouve les pique-niques
Je ne suis pas une baroudeuse (et je n’ai pas du tout la prétention de l’être). La preuve : je n’ai jamais dormi sous la tente. Non, la tentative de nuit à
la belle étoile quand j’avais dix ans ne compte pas. Pourtant, j’étais ravie à l’idée d’avoir obtenu l’autorisation de mes parents de passer la nuit dans la petite maison de toile montée dans le
jardin lorsque j’étais plus jeune. Quelle rigolade de se mettre en pyjama et d’aller se coucher loin de son lit… Tiens, je serais mieux avec ma couette et mon oreiller, c’est quand même plus
confortable. Rhooo, mais il commence à faire noir… C’EST QUOI CE BRUIT ????? Arrrrrgh, une bêêêêêêêête !!!!!! A 22h, j’étais bien tranquillement installée au fond de mon plumard.
Je n’ai jamais fait de scoutisme non plus : l’idée même de faire mes besoins dans un trou étant exclue, il n’était pas envisageable pour moi d’être jeannette. Et bien
évidemment, je n’ai jamais mis les pieds dans un camping : les documentaires sur « mes vacances au camping » qu’on voit sur TF1 et M6 à chaque début d’été en disent bien assez sur
le sujet et on suffi à me traumatiser à vie. En plus, faire sanitaires communs avec des inconnus ? Même pas en rêve... Oui, je sais, je suis une petite fille pourrie gâtée. Et oui, je sais aussi,
comment ferais-je « s’il y avait la guerre » ? Bah ça tombe bien, ce n’est pas le cas.
Tout ce blabla passionnant pour dire que je n’ai pas de sac de couchage. Pour les deux ou trois fois où il a fallu improviser et squatter à l’arrache chez des amis
(ce qui m’arrive rarement, je dois bien l’admettre : je suis généralement assez chanceuse, et je réussis toujours à avoir un lit), j’ai récupéré le vieux sac de couchage de ma mère.
Enfin, ce serait plutôt un édredon fermé par un zip. Particulièrement confortable et chaud, il faut bien le reconnaitre, mais avec la désagréable habitude de laisser dernière son passage un
véritable tapis de petites plumes… Et à chaque fois que je dormais quelque part avec ce duvet, j’étais très gênée de rendre la chambre avec toutes ces plumes si difficiles à enlever. J’ai donc
investi dans un vrai sac de couchage, il y a un an (grosse promo au supermarché : le sac de couchage à 12 euros. Je n’ai pas su dire non). Je l’ai étrenné cette semaine.
Je confirme, le nouveau est très propre. Mais sincèrement, la plume d’oie, c’est quand même plus confortable !!!!! Une idée pour la prochaine fois ? Mettre le
duvet en plumes DANS le sac de couchage en polyester ! Je sais, je suis trop intelligente. En revanche, transporter deux sacs de couchage, c’est moins pratique…
Comme depuis des semaines maintenant, Ferrero a lancé une nouvelle campagne publicitaire mettant en scène Jo-Wilfried Tsonga. Au moins, une chose est certaine : le jeune
homme ne s'est pas trompé de vocation. C'est sûr, il est meilleur tennisman qu'acteur. J'dis ça, j'dis rien. Mais je ne suis pas là pour critiquer sa performance scénique : il est évident qu'on
ne s'attendait pas à ce qu'il fasse des prouesses, et la seule raison de sa présence, c'est parce qu'il est un sportif connu. Non, aujourd'hui, intéressons-nous plutôt à ce qui se passe derrière
la publicité, à ces cerveaux de l'ombre qui ont brainstormé pendant des heures pour écrire le pitch de cette réclame dont le budget a très certainement été faramineux. Des pubards également payés
grassement pour trouver des idées géniales...
Jo-Wilfried Tsonga (appelons le JWT, ça sera plus simple... Quelle idée aussi d'appeler son fils comme ça ? Les parents n'arrivaient pas à se mettre d'accord, c'est
ça ???) est chez lui. Déjà, on sent qu'on est loin de la réalité : le jour où vous trouverez un tennisman qui vit dans un appartement blanc et crème sans aucune déco et parfaitement rangé,
faites moi signe. Et JWT a faim. D'ailleurs, pour accompagner son geste très discret genre "je me tapote le ventre pour montrer que j'ai vraiment les crocs", il n'hésite pas à parler à voix
haute. Bien sûr, chez moi, toute seule, dans l'intimité de mon appartement, quand vient l'heure du déjeuner, je me fais la réflexion à voix haute "tiens, j'ai une petite faim".
JWT ouvre son placard, qui regorge de gâteaux et de sucreries. Parce que c'est bien connu : quand on est un grand sportif, on peut se gaver de cochonneries (qui
s'amuse à faire croire que les champions doivent se nourrir de sucres lents et faire attention à ce qu'ils mangent ? C'est de la connerie tout ça ! Quand tu es n°1 du tennis français, tu peux te
gaver de chocolat !). Mais JTW est content : "ouf, il reste un Kinder Bueno !". Alors qu'il s'apprête à ouvrir sa friandise, ding dong, on sonne à la porte. JWT ouvre et a l'air drôlement
étonné, dis donc (admirons au passage l'exceptionnel jeu d'acteur).
Oui, vous en conviendrez, cette publicité est à se taper la tête contre les murs tellement elle est ridicule. Et pourtant, des publicitaires ont vendu ce spot à prix d'or
à Ferrero, qui a certainement dû mettre la main au portefeuille pour s'offrir JWT... A vous, amis publicitaires, si vous m'entendez, arrêtez de pourrir nos écrans avec ces pub ringardes (les
publicités Kinder Chocolat, de la même marque, sont pas mal non plus : même celles qui sont filmées en 2011 ont l'air d'avoir été réalisées dans les années 70...).
Et voilà comment ça se serait passé dans la vraie vie : ding dong, "bonjour je suis votre nouvelle voisine...". "Oui, c'est pour quoi ?". "Euh, faire connaissance...". "Et
bien on se verra à la fête des voisins, bonne soirée". Et vous pouvez tranquillement aller manger TOUT votre KInder Bueno sans qu'une pique assiette mal élevée vous enlève le pain (durement
gagné) de la bouche. Non mais ohhhh !!!
Dans ma famille, personne n'a les oreilles percées. Lorsque, vers l'âge de 13 ans, pour faire "comme mes copines", j'ai demandé à ma mère l'autorisation de me faire percer
les oreilles, je me suis vue envoyer paître au motif que "c'est vulgaire". J'ai donc longtemps porté de fausses boucles d'oreilles, à clip, pour laisser croire que j'avais les oreilles percées,
même si ce n'était pas le cas. Un jour, je me suis même offert des boucles aimantées : ça aurait vraiment été chouette si je ne les avais pas perdues en moins d'une semaine. Je dois avouer que le
fait de ne pas avoir de trous dans les oreilles était pour moi un véritable handicap ; comment ferais-je le jour où mon prince charmant m'offrirait de superbes diamants ? Oui, je sais, j'étais
naïve à l'époque. Cela fait maintenant plus de 15 ans, et personne ne m'a encore offert de diam's (je ne parle bien évidemment pas de la chanteuse). Et puis un jour, tout a
changé...
Pour mes 16 ans, je suis partie en vacances aux Etats-Unis chez une amie, qui avait les oreilles percées. Et lors d'une visite au Mall (vous savez, ces immenses
centres commerciaux, dans lesquels il y a des dizaines de boutiques en tous genres et des tas de restaurants, aires de jeux, cinémas... Un vrai centre d'attraction - au sens propre comme au
figuré - pour les acheteuses compulsives et leurs familles), nous nous sommes arrêtées devant une boutique de boucles d'oreilles. Ma copine choisissait une paire, pendant que je regardais,
les yeux brillants, ces petits bijoux qui me faisaient littéralement rêver. Quand la maman de ma copine m'a dit "tu veux te faire percer les oreilles ? Je t'offre ça pour ton anniversaire, si tu
veux". Chaud, froid, fouillis dans ma tête, ma mère va me tuer... Tant pis, on y va.
A peine le temps de réfléchir que me voilà déjà assise sur la chaise médicale, dans un coin du magasin : la vendeuse me fait choisir mes premières boucles d'oreilles (j'ai
pris les plus petites, de ravissantes et minuscules pierres bleues, pensant choisir les moins chères, pour ne pas abuser face à un tel cadeau. Manque de pot, c'était les plus chères... Comme
quoi, ce n'est vraiment pas la taille qui compte), me désinfecte les lobes, marque l'endroit où il faudra percer et s'approche de mon oreille avec un pistolet. En moins de temps qu'il n'en
faut pour réaliser ce qui se passe, je sens un gros pincement, une brûlure et une forte douleur à l'oreille. Et immédiatement, je visualise ces petits veaux que j'avais vus l'été dernier pendant
les vacances, quand le fermier leur agrafait une étiquette orange sur l'oreille pour pouvoir les reconnaître. La douleur est intense, mais il n'y a pas le choix : il faut percer l'autre oreille
(bien qu'à ce moment, j'envisage de ne porter qu'une seule boucle d'oreille pour le restant de mes jours). Héroïque, je surmonte mon traumatisme et me fais percer l'autre oreille. Et ce
n'est que le soir que j'ai appelé ma mère pour lui annoncer, toute penaude, mais quand même super contente, que j'avais les oreilles percées. J'avoue que la nouvelle était plus facile à avouer en
sachant que des milliers de kilomètres nous séparaient et que mon retour n'était pas prévu avant 10 jours, ce qui laissait un peut de temps pour que les choses se tassent (avec le recul, j'ai
été bien bête de stresser : ma mère a trouvé ça très joli. Comme quoi, quand on est ado, on se fait une montagne d'une petite colline).
Pendant les semaines qui ont suivi, je ne me lassais pas de regarder mes lobes (c'est une partie du corps injustement oubliée, d'ailleurs), en attendant le jour
béni où je pourrais enfin enlever mes prothèses et mettre des boucles d'oreilles fantaisie. Ce jour-là, dans ma chambre, après 6 semaines de cicatrisation et de soins quotidiens, j'ai enlevé les
petites pierres bleues... Mais en voulant les remettre, impossible de faire quoi que ce soit : les trous s'étaient refermés. J'y suis allée comme une bourrine : j'avais tellement souffert pendant
le perçage qu'il n'était pas question de perdre mes précieuses boucles d'oreille. Personne ne m'avait prévenue que mon lobe allait tripler de volume... Désinfectant qui brûle, antibiotiques : la
totale. Mais 15 ans plus tard, j'ai toujours mes trous.
Le hic, c'est qu'ils se referment encore et toujours en moins de 12 heures. Et ce week-end, j'ai fait la bêtise d'oublier mes boucles d'oreille. Et me repercer moi-même
l'oreille avec une épingle à cheveux était vraiment une TRES mauvaise idée... Si on m'ampute du lobe, je ne m'en remettrai jamais...
Dans quelques jours, je m'envole direction Rome. Je sais, I am a lucky girl. Je dois bien admettre que c'est vraiment un chouette cadeau de Noël que mes parents m'ont
fait là, et je compte bien profiter de chaque seconde passée dans cette ville pleine d'Histoire et de glaces italiennes. Mais avant de partir, j'ai quand même eu la présence d'esprit de vérifier
que ma carte d'identité était toujours valide : c'est fou comme le temps passe vite... Trois ans déjà qu'elle est périmée. Et bien sûr, impossible de mettre la main sur mon passeport : je sais
qu'il est quelque part, chez moi, mais où ??? Et plutôt que de vider l'intégralité de mon appartement, j'ai préféré prendre les devants et aller me faire refaire une carte d'identité. Oui, j'ai
dû faire les yeux doux au fonctionnaire d'état civil pour qu'il me fasse passer en urgence, parce que je pars très bientôt, et il n'est
La dernière fois que j'ai mis les pieds dans un photomaton, j'étais encore étudiante, fraîche comme la rosée du matin et pleine d'espoir devant la vie qui s'ouvrait
devant moi. Autant dire que ça date un peu. Je devais alors faire des photos d'identité pour mon dossier d'inscription dans une école : j'ai passé un bon moment dans la cabine, à travailler mon
sourire, mon regard, mon inclinaison de tête... Tout ça pour avoir la photo parfaite, celle qui montre que je suis sérieuse mais drôle, intelligente mais pas poseuse, chic mais pas coincée, hyper
pro mais désireuse d'apprendre. La photo idéale, quoi. Mission réussie : le cliché était tellement parfait que j'en ai fait imprimer des planches entières, que j'ai utilisées à outrance sur à peu
près tous les supports, de ma carte de sécurité sociale à mes profils sur les réseaux sociaux professionnels sur le Net (pas la peine de chercher, les cocos, vous ne trouverez pas : j'ai fait
du ménage). Mieux encore : cette photo était encore il y a peu sur mon CV (j'ai fini par la changer car
Me voici donc devant la cabine photo de ma mairie, prête à en découdre à nouveau avec cette terrible épreuve de la recherche de la photo parfaite. C'était sans compter la nouvelle
législation en matière de photographies officielles. Désormais, plus besoin d'essayer d'être belle : maintenant, il faut regarder droit devant soi, dégager son visage et tirer ses cheveux en
arrière (ce qui est TRES vilain pour ceux qui ont les oreilles décollées) et surtout, ne pas sourire. Même pas un peu d'effet de lèvres. Rien. aucune expression. Le vide absolu. Un peu
comme si quelqu'un vous parlait pendant trois heures de sa passion pour les taille-crayons. Clic, clac, c'est dans la boite. Et dans 200 ans, quand mes descendants trouveront ma carte d'identité
en fouillant dans les vieux cartons, ils croiront que leur super arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère était dépressive. Au moins, celle-là, je ne risque pas de la mettre sur mon
CV...
En France, on compte plus de 15 millions d'internautes qui ont une page Facebook. Une personne sur quatre. Et quand on enlève les enfants et les
photographier ? Aucun
problème, vous avez de la ressource. Mais si vous avez envie qu'on voit tout votre corps, et non pas simplement votre visage, il va vous falloir trouver une autre solution que le bras tendu
(à moins d'avoir
produit dans votre
vie. Vous êtes fiancée ? Hop, une photo de vous regardant votre bague (en mode Kate Middleton recevant la grosse bagouse de feu sa belle-mère). Vous venez de vous marier ? Et voilà, en
un clic tout l'univers pourra admirer votre jolie robe. Vous êtes enceinte ? Super, on va pouvoir suivre en temps réel la poussée de votre ventre. Vous êtes jeune maman ? Et zou, la photo du
bébé... A quand la photo de votre mise en bière (et je ne parle pas d'alcool, entendons nous bien) ?
La photo de vous enfant
vraiment tout petit) bout de vous. Idéal quand on ne veut absolument pas être reconnu, mais d'un autre côté, il vous suffirait de ne pas vous inscrire sur FB. J'dis ça, j'dis rien.
Maintenant même, certains, grâce à la disposition des nouvelles pages Facebook, réussissent carrément à recréer un peu leur visage, à la manière d'un puzzle, mais sans qu'on les voit en entier
(pour ceux qui ne comprennent pas, l'image parle d'elle-même).
appuyé sur une main
parfaitement positionnée et manucurée, une coccinelle délicatement posée dans le creux de l'épaule. C'est presque trop parfait pour être vrai. D'ailleurs, ça ne l'est pas. Sincèrement, quand on
sait que la photo de profil sera la première chose que les gens verront, qui n'a pas envie de faire le plus beau des clichés. Alors il suffit d'un APN (rappelez-vous), d'un décor, d'un
peu de maquillage et d'un ami dévoué. Eventuellement de quelques compétences en Photoshop, et voilà !!!! Et surtout, être de mauvaise foi : "c'est fou, je ne m'étais même pas rendu compte qu'on
me photographiait". Nooonnnnn ?????
Oui, votre chien qui fait
le beau et tire la langue est amusant. Mais de là à le mettre en photo de profil, ça fait vite ridicule... Comment ça votre page Facebook doit vous représenter ? Et alors ? Vous vous imaginez
mettre une photo de votre chien sur votre CV ? N'importe quoi... (Ndlr : je tiens à préciser, pour ceux qui ne le sauraient pas, que j'ai moi-même un chien, qu'il est le plus beau de monde,
et qu'il n'est pourtant pas en photo de profil sur mon FB. Pas besoin d'ajouter qu'il n'y a pas non plus de profil personnel dédié à Choupette).
La photo connue
de la dernière
soirée et puis c'est la boulette... Machin en train de vomir partout se retrouve non pas en album privé mais sur ta profile picture. Bah oui, maîtriser Facebook et ses paramètre de
confidentialité, ça s'apprend en faisant des erreurs. Qui n'a pas passé un coup de fil paniqué à une copine expérimentée pour lui demander comment réparer la boulette avant qu'il ne soit trop
tard ???? (NB : il est effectivement trop tard).
Et puis il y a bien sûr la photo normale, qui a été prise par un ami, comme ça, pendant une soirée ou un pique-nique, celle sur laquelle vous êtes super, au naturel. La
photo parfaite, quoi. C'est rare, quand même ! Et vous alors, c'est quoi votre profile picture ?
2011 est une année riche en célébrations : en plus du mariage de William et Kate, qui sera indéniablement le plus gros événement de la décennie (oui, je sais, vous en
avez assez que je vous en parle à tout bout de champ : rassurez-vous, dans 6 semaines, c'est terminé...), nous fêtons les 50 ans d'une personnalité qui a marqué toutes les femmes. L'homme
parfait, le mâle idéal, celui qui a fait rêver des générations de petites filles, a 50 ans. Oui, Ken est devenu vieux.
Je vois qu'un petit rappel historique est nécessaire : en 1959, Mattel lançait Barbie, la première poupée au corps de femme. Gros choc dans l'univers du jouet : passer du
poupon potelé et joufflu à une pin-up sexy avec des gros seins et des hanches, le changement est radical. Mais après deux ans d'existence, Barbie
Bref, Barbie needs a man. Pim pam poum, d'un coup de baguette magique, Mattel lui a trouvé l'homme parfait (si seulement les choses se passaient comme ça dans la
vraie vie, il y aurait moins de célibataires). En 1961, Ken est entré dans la vie de Barbie : un peu fiancé, un peu mari, un peu petit copain... On n'a jamais vraiment trop su la nature de
leurs relations (bien qu'il semblerait qu'ils aient été mariés, comme en témoignent les dizaines de modèles de robes de mariée que Mattel a commercialisés depuis 50 ans) mais la vie n'a
pas toujours été rose pour le couple le plus mythique du millénaire (après Kate et William... Ok, j'arrête... Mais quand même). En effet, en 2004, la nouvelle tombait comme un couperet :
Barbie et Ken se séparaient. Le monde était en émoi... et moi, et moi, et moi aussi.
Pourquoi cette rupture ? Parce que la routine, parce que l'envie d'autre chose, parce qu'on ne sait pas trop... Chacun a décidé de vivre de nouvelles expériences, de son
côté. Ken a disparu de la circulation : forcément, quand votre full-time job (et unique compétence) c'est "mec de Barbie", ça laisse assez peu de place pour une reconversion. Barbie en
revanche a profité de sa liberté retrouvée pour se taper Blaine, un pseudo surfeur australien au cheveu peroxydé, très probablement beaucoup plus jeune qu'elle. Barbie, en femme de son époque,
n'a pas résisté à tenter l'expérience
Mais après 7 ans de "relationship", Blaine n'a plus répondu aux attentes de Barbie (ni, accessoirement, à celles du service Marketing de Mattel, qui constatait que ce
nouveau personnage ne se vendait pas bien. Les femmes sont fidèles à Ken. Pas de problème : dans le monde magique de Barbie, tout est possible). Le 14 février dernier, Barbie annonçait sur
sa page Facebook (sans commentaire...) qu'elle et Ken avaient décidé de se remettre ensemble après s'être retrouvés sur le tournage de Toy Story 3. Parce que, finalement, "ils sont faits
l'un pour l'autre".
On ne peut qu'être content pour Ken : à 50 ans, il est difficile de retrouver un job, surtout après 7 années de chômage. Alors c'est reparti pour un tour : il va pouvoir
continuer longtemps à étaler son torse musclé, à crâner avec ses cheveux gominés (au moins, avec une chevelure en plastique, il ne risque pas d'être chauve) ou à se promener tout nu sur
la plage sans être taxé d'exhibitionnisme (c'est bien le seul avantage d'être né avec un slip à la place du pénis. En revanche, pour faire pipi, c'est une autre histoire. Et je ne parle même
pas d'essayer d'avoir des enfants. Tiens, mais... Serait-ce la véritable raison de la rupture avec Barbie ?)
On compte en France plusieurs dizaines de millions d'abonnements de téléphone portable : il est devenu très rare de rencontrer quelqu'un de moins de 50 ans qui n'a pas de 06 (ou
de 07...). Ou alors c'est un autiste, un anachorète (oui, j'ai décidé que nous allions reprendre les leçons de vocabulaire : un jour , un mot... Je vous laisse aller chercher la définition
dans le dictionnaire !) ou un rebel qui refuse de céder aux diktats imposés par la société de "con-sommation". Chacun bien sûr a avec son portable une relation toute particulière et le
personnalise en fonction de ses goûts et besoins : ainsi, tout le monde déteste ma sonnerie (une sorte de rinnnnnng rinnnnnng qui n'est pas sans rappeler la sonnerie stridente des vieux
téléphones des années 80) alors que je ne supporte pas les mélodies plus "originales" (et je ne parle même pas de la tristement célèbre sonnerie "René la Taupe", qui a été téléchargée
des dizaines de milliers fois cet été).
Mais le plus amusant avec le téléphone portable, c'est indéniablement le répondeur : quand la personne que vous cherchez à joindre est indisponible (ou n'a pas envie de vous
parler, mais là, c'est une autre histoire), vous serez renvoyé vers son répondeur, où vous pourrez laisser un message. Petit aperçu des typologies les plus répandues de répondeurs...
correspondant est
indisponible : merci de laisser un message après le signal sonore. Bip". Bon, au moins, vous savez que celui que vous appelez a laissé le message pré-enregistré par son opérateur téléphonique et
soit n'a pas pris le temps de personnaliser son répondeur, soit n'en éprouve pas le besoin. Malheureusement, si vous avez mal composé le numéro, il est possible que vous laissiez des messages
plus ou moins intelligents à un parfait inconnu. Bah c'est de sa faute aussi, il n'a qu'à se présenter !
léger. Soit le
message est le même que celui du répondeur non personnalisé, le nom de l'opérateur en moins (mais vous pourrez reconnaître à la voix que vous appelez bien la bonne personne), soit la
personne a quand même laissé son nom. Youpi. Ceci dit, ce message très sobre reste le plus adapté, surtout si vous utilisez votre portable à des fins professionnelles ou pour une recherche
d'emploi. A bon entendeur...
Le message téléchargé
qui vous
accueille mais une petite mélodie qui l'amuse ou lui tient sûrement à coeur... Pour ma part, je dois confesser que mon premier répondeur faisait résonner dans les oreilles de tous mes amis les
premières mesures de la chanson "Madeleine" de Jacques Brel. Je m'en excuse encore, des années après, car j'ai dû leur broyer les tympans plus d'une fois : forcément, j'avais enregistré mon
message en mettant mon téléphone à côté de la chaîne hi-fi à plein volume... Shame on me...
Le répondeur qui donne une fausse image de vous
votre interlocuteur, et
votre verdict est sans appel : il ne sait clairement pas se servir de son portable et s'est fait aider... Pour preuve, le temps d'une ou deux secondes entre le moment où le message s'enclenche et
celui où il commence à parler : "c'est bon ? Ah, bon, vous êtes bien sur le répondeur de Josiane, laissez moi un message sur mon répondeur et je vous rappellerai. Merci. J'appuie où pour
arrêter ? Bip". Particulièrement entendu sur les messageries de nos mères, grand-mères et tantes un peu âgées...
Vous disiez ?