L'acné, la voix qui mue, les seins qui poussent, les premiers émois amoureux, le stress du collège, les engueulades avec BFF (best friend forever), les première boums,
le prof de SVT qui vous a dans le collimateur, les parents qui vous font ch.... : oui, l'adolescence est une période difficile à vivre. Pour tout le monde, avoir 13 ans est une véritable épreuve.
Mais comment partager cette souffrance que personne ne comprend ? Quand on besoin de vider son sac, pour parler de ses petits tracas dramatiques, de ses questionnements, de ses interrogations...
Aujourd'hui, il y a les blogs : rien de mieux pour que les adolescents du monde entier inondent la toile de leurs complaintes pleines de "xoxo", "lol" et fotes d'ortograf extraimeman
troma-tisante pr lé vieux kom mwa. Triste constat : les jeunes ne savent plus écrire. Mais là n'est pas le débat du jour.
Bref, avant l'arrivée du net, les ados avaient une solution pour s'épancher : le journal intime...
Mais si, vous en avez toutes eu un ! Pour les garçons, c'était moins fréquent. Mais les gamines de ma
génération possédaient toutes un petit carnet aux couleurs romantiques et girly, qui fermait avec un micro cadenas (absolument pas solide, comme le prouvent les milliers de petits frères et soeurs qui n'ont eu aucun mal à en crocheter la serrure en à peine
quelques secondes. Petit coucou au passage à ma frangine. I KNOW WHAT YOU DID) et dans lequel elles couchaient la moindre anecdote de leur vie passionnante d'ado dévorée de complexes. Et bien sûr, le journal intime était
toujours décoré de fleurs, de dessins, de coeurs avec des initiales, pour ponctuer d'une touche de couleur ces mots écrits d'une main enfantine et à l'encre turquoise. Oui, l'encre bleu ciel
était super tendance quand j'avais 13 ans. So what ?
Et quelques années plus tard, quand on replonge dans nos écrits de jeunesse, nos gros problèmes d'adolescentes nous semblent bien anodins. Si aujourd'hui, avec le recul,
vos petites querelles entre copines vous semblent bien puériles, à l'époque, vous les viviez comme de véritables tragédies. Il suffit pour s'en convaincre de relire vos carnets de l'époque, et
vous ne pourrez vous dire qu'une chose "ah la la, qu'est-ce que j'étais conne à 13 ans". C'est pas faux. Mais il faut avouer que ces écrits d'ado sont de véritables pépites. A tel point qu'à
Londres, un bar propose des soirées d'un genre un peu particulier...
Un pub, de la bière, un micro... et des adultes qui prennent la parole, leur journal d'adolescent en main, pour faire partager à un auditoire attentif et mort de rire ces
petites tranches de vie. Ces "X s'est assis à côté de moi en cours de technologie aujourd'hui : m'aime-t-il ?" (véridique. Et non, X ne m'aimait pas : il n'y avait juste pas d'autre place de
libre dans la classe, sinon il est EVIDENT qu'il se serait assis ailleurs), "Déborah G. est une conne", ces listes de copines préférées, ces profs qu'on insulte, ces grosses hontes, ces
moments affreux... Après des années, il est temps d'ouvrir les vannes du rire. De prendre les choses à la rigolade. De rire ensemble de ces petits moments devenus attendrissants après le passage
du temps... Les Cringe Parties (en anglais, cringe veut dire à la fois reculer et s'humilier : tout est dit...) cartonnent à Londres depuis maintenant plus de deux ans et commencent à
apparaître aux USA.
Sincèrement, si de telles soirées sont organisées à Paris, je fonce : avec tout ce que j'ai gratté pendant mon adolescence, j'ai de quoi tenir la salle en haleine pendant 4 heures non stop...

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Manque de pot, à moins de jouer du Photoshop à mort, certains détails ne peuvent être corrigés. Ainsi, la petite lady Louise Windsor (la demoiselle d'honneur la plus à
droite sur la photo, celle à qui on n'a pas appris à serrer les jambes. Ou alors peut-être y avait-il du vent qui l'obligeait à adopter cette position très vilaine, afin de rester en équilibre
?) restera pour toujours "la demoiselle d'honneur de Kate et William, tu sais, celle qui louche". Bad luck, ma chérie... Tu passeras à la
Toujours dans les demoiselles d'honneur (décidément, ce n'est pas un métier facile), parlons maintenant de la petite Grace Van Cutsem, filleule du Prince William
(et accessoirement sosie officiel de Chuky : si j'étais sa mère, je crois que j'aurais peur de la voir dans le noir tellement elle est vilaine) : on ne sait pas si c'est le bruit
étourdissant de la foule en délire ou le côté répugnant du baiser des jeunes mariés, mais lorsque la famille royale a fait son apparition sur le balcon, Grace a fait la gueule et s'est bouché les
oreilles. Et comme elle était pile poil dans l'axe, devant Kate, ça nous fait de jolies photos...
Enfin, pour en terminer avec les demoiselles d'honneur (3 sur 4 qui posent problème, c'est pas mal), celle qui a vraiment fait tourner le photographe en
bourrique, c'est Eliza, la petite-fille de Camilla (la deuxième en partant de la gauche sur le cliché). Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle avait très peur de prendre le carrosse.
Alors bien sûr, Harry, ce petit malin, a eu la bonne idée de lui donner un petit ver en plastique rose fluo. Harry a beaucoup d'humour. Le hic, c'est qu'elle a tellement adoré ce joujou qu'elle a
refusé de le quitter, ne serait-ce que quelques instants. Engueulade, cris, larmes, pleurs, rien à faire : Eliza a eu gain de cause et posera pour la postérité avec son ver en plastoque (et
les joues rougies par les larmes). En voilà une qui aura du caractère plus tard...
Mais ça, c'est ce qu'on voit... Que ce cache-t-il derrière ces sourires figés ? Sincèrement, autant

Désolée pour ceux qui n'en peuvent plus de mes chroniques du vendredi (j'ai cru comprendre que certains en avaient un peu ras la casquette de mes blablatages sur Kate
and Will : estimez-vous heureux, car vous n'imaginez pas le calvaire que je fais vivre à mes amis et ma famille. Sans parler mes contacts facebook, qui suivent grâce à moi la moindre miette
d'actualité relative à ce big event) : courage, dans 8 jours j'arrête de vous saouler. Mais en attendant, laissez-moi kiffer
Bon, là, c'est vraiment la dernière ligne droite. Londres et Buckingham sont au taquet. Les cuisiniers cuisinent, les chanteurs chantent, les gardes gardent, la créatrice
de la robe de mariée crée (même si on n'est pas encore certain de son identité, bien que quelques noms circulent), les pâtissiers pâtissent... Ca n'arrête pas j'vous dis ! Et les choses
ne sont pas simples non plus quand on est invité. Bah oui, faire partie des 1900 privilégiés qui auront la chance d'assister au "oui" en live (et pas à travers un écran de télévision, comme
les 1.999.999.998.100 débiles qui, comme moi, seront assis devant leur poste), voire des 600 invités au déjeuner ou des 300 guests du dîner, c'est un honneur, mais également une grosse
pression.
Pour s'assurer du bon déroulement de la cérémonie, Buckingham a pris soin de transmettre à tous les invités un guide du savoir-faire expliquant en détail comment agir lors d'un
mariage royal. Forcément, on peut aisément imaginer que tout le monde n'est pas rompu à ce genre d'exercice (surtout le boucher du village où vivent les parents de Kate : oui, il a été
invité)... Ainsi, il est interdit pour les femmes de porter une robe blanche (il n'y a que la mariée, ce jour là, qui peut s'habiller en blanc. Les autres se démerdent), il est de
bon ton de s'assortir à son époux ou sa femme quand on vient en couple, on ne regarde pas la famille royale dans les yeux, on fait la révérence quand la Reine arrive, on éteint son portable, on
ne twitte pas pendant la cérémonie... Le B-A-BA du "how to behave".
Tout est réglé dans les moindres détails : la cérémonie est orchestrée comme du papier à musique, de l'arrivée des invités au salut des mariés depuis le balcon du Palais. En
plus, le service de sécurité a décidé de profiter de l'occasion pour tester son système de protection du parcours entre l'église et le palais en vue des funérailles de la Reine. Certes, elle
n'est plus toute jeune, mais même si elle a un pied dans la tombe, l'autre est bien accroché à la vie. Bref, au moins, on sait comment ça se passera quand elle y passera.
devant ma télévision, à bloc, pour écouter les commentaires de Stéphane Bern, le maître incontesté en matière de royauté et de têtes couronnées. Pendant ce temps là, à Westminster Abbey, les
premiers invités seront en train d'arriver et de prendre place. Oui, il faudra être très en avance pour assister au mariage. D'un autre côté, 1900 personnes à placer, c'est pas rien.
- de 10h à 10h59
Enfin, après des semaines d'interrogations et de suspens, 2 milliards de spectateurs découvriront THE DRESS. J'espère qu'elle ne ressemblera pas à
une grosse meringue, parce que tout ce foin pour une robe moche, ça risque de casser un peu le mythe. La mariée s'avancera dans l'église : forcément, les caméras du monde entier vont zoomer sur
William ; s'il verse une larme, le peuple britannique pleurera de joie (et moi aussi : je me souviendrai toujours du mariage du mariage du prince Frederik du Danemark, un moment très lacrimal
pour moi... Les
- 12h15
fidèles Place
Saint Pierre, lui aussi le fait depuis son balcon (chez moi, personne ne m'acclame depuis mon balcon. Sauf ma méchante gardienne qui essaie de reproduire les Grandes Eaux de Versailles avec
son tuyau d'arrosage...). Alors là, on attend toute la famille royale, en rang d'oignon, depuis son balcon, afin de faire coucou à la foule en délire. Si William et Kate s'embrassent, ce
sera l'apothéose (et la Une de tous les journaux le lendemain, for sure).
- 13h30
Une rumeur court selon laquelle Kate serait déjà enceinte. Mouais... Vu le poids qu'elle a perdu ces dernières semaines, j'en doute un peu. On espère juste qu'elle ne va
pas devenir anorexique : si c'est le cas, il va falloir se demander si la bague de fiançailles (qui avait été portée par Diana, également sujette à de graves troubles alimentaires) n'est
pas maudite...
Depuis l'annonce des fiançailles royales voici quelques mois déjà, l'organisation du mariage de Kate et William a demandé beaucoup de travail, non seulement à Buckingham
et aux équipes chargées de mettre en place cet événement planétaire, mais également aux marques, qui essaient de tirer profit de ce grand jour et de gagner beaucoup d'argent sur le dos des futurs
époux. Des dizaines de milliers de touristes vont venir assister au mariage et tout le monde veut avoir son petit souvenir de ce moment tant attendu. Alors bien sûr, il y a les classiques
(porte-clefs, magnets, tee-shirts, mugs, assiettes, petites cuillères, dés en porcelaine, cartes postales, timbres...) qu'on trouve à peut près dans tous les magasins de souvenirs de la
capitale britannique (et qui, à mon avis, avaient été fabriqués à l'avance : il ne restait plus qu'à imprimer la date !), mais les plus intéressants sont ces objets un peu originaux dont
on se demande s'ils vont trouver acheteur...
La tenue de Kate
propension qu'ont les
britanniques à avoir un ventre assez proéminent, les fameux "abdos Kro". Non, je ne délire pas : la bière étant la boisson la moins chère au pub, elle est consommée par litres par nos amis les
rosbeefs. Pas étonnant que tous les Français qui s'installent là-bas prennent du poids... et le perdent à leur retour en terre civilisée), il n'est donc pas surprenant de trouver sur le
marché une bière à l'effigie des jeunes mariés. La "Kiss Me Kate" se veut "élégante, goûteuse et véritablement anglaise". Bon, bah ça reste une boisson qui fait faire pipi mousseux. So
posh.
Et bien à
Londres, ils ont l'Oyster Card : elle doit son nom au fait que repliée dans son étui, elle fait penser à une huître. Et pour célébrer le mariage royal, la ratp londonienne (TFL) a lancé
des cartes de transport à l'effigie des jeunes époux. Non, ce n'est pas pour être gentils : TFL va faire une belle opération financière... Les cartes sont en dépôt (à 5£ l'unité), mais
il y a fort à parier que les voyageurs conserveront leur carte en souvenir, permettant ainsi à la société de transport de gagner en 3 et 8 millions de livres. Ça fait réfléchir.
chic qu'une capote à l'effigie du Prince William ? Certaines marques sont restées sobres (dans la mesure du possible avec
ce genre d'objet), mais d'autres ont joué l'humour à fond, avec un packaging très étudié, sur fond bleu royal avec des dorures un peu kitsch, et un petit mode d'emploi "very saucy" pour
utiliser ces petits capuchons royaux. Et bizarrement, Buckingham trouve que ce souvenir est de "très mauvais goût".
Le réfrigérateur
marques ont
d'ailleurs lancé leur poupée mannequin, toutes avec la même robe bleue et bague de fiançailles. Plaignons la jeune femme car, franchement, les poupées ne la mettent pas vraiment en valeur).
Mais mon jouet préféré restera sans aucun doute la boite Lego lancée pour l'occasion, le "HappyLand Royal Wedding Set", avec tous les personnages de la famille royale (dommage, il manque
Harry : d'un autre côté, comme il y aurait un doute sur l'identité de son père, peut-être faut-il y voir une volonté de la marque de ne commercialiser que les personnages dont on est absolument
sûr qu'ils ont du sang bleu...).
noces, les
fêtes, les carrosses, les robes blanches, les princes et les princesses... Si cet événement leur donne la nausée, aucun problème : il existe des sacs en papier (vendus presque 4£ l'unité,
quand même !) un peu comme ceux qu'on trouve dans les avions, quand on a très envie de vomir. A l'effigie des jeunes fiancés, avec une belle couronne et un joli jeu de mots : "throne up"
(
Des milliers de femmes, jeunes ou moins jeunes, rêveraient d'être à la place de Kate Middleton (notons, à ce propos, que Buckingham souhaite qu'elle soit désormais
appelée par son prénom, Catherine, plutôt que par son diminutif. Bah oui, ça fait moins girl next door : on voudrait faire oublier la roturière qui a décroché le jackpot en séduisant le futur
roi. Catherine, ça fait plus posh) : mais à 3 semaines du mariage du siècle, on peut se demander si le fait d'épouser l'héritier de la couronne d'Angleterre est vraiment si chouette que
ça...
Organiser un mariage, c'est long, compliqué et plein de prises de tête quand vous êtes Mademoiselle Tout le Monde (demandez à ma copine Dawn ce qu'elle en pense, elle
vous dira la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, et même plus, sur la préparation d'un mariage !), alors imaginez un peu ce que c'est quand vous savez que 2 milliards de personnes
auront les yeux rivés sur vous au moment de dire "oui". Et c'est toute l'économie d'un pays qui est en jeu (vous n'imaginez même pas ce que la vente de mugs à leur effigie va
rapporter...) : impossible de faire demi tour et de changer d'avis. Non non, Kate, personne ne te met la pression. Ou si peu...
Déjà, il lui a fallu 7 ans pour faire ses preuves : et sincèrement, on peut la féliciter. Parce que trouver grâce aux yeux de la Reine, ça n'est pas chose facile. Pendant
sept longues années, elle a dû subir le harcèlement des paparazzis, accepter d'être suivie, scrutée, observée et analysée dans ses moindres mouvements ou faits et gestes. Au moins, on peut dire
qu'elle a mérité son job de future reine : elle a su prouver sa loyauté envers sa future belle-famille. Mais elle n'en est qu'aux prémisses...
Pour sûr, la Reine Elizabeth va mettre son grain de sel partout : pas question pour les jeunes mariés de choisir le mariage de leurs rêves ni même leurs invités. Bah oui,
il y a le protocole... Ils ne veulent pas arriver en carrosse ? Ils arriveront quand même en carrosse. Point barre, no choice. J'imagine que dans toutes les familles, c'est la guerre pour savoir
si on est vraiment obligé d'inviter tante Chantal (tu sais, celle qui pique quand on lui fait la bise et qui adore montrer ses vergetures !) : là, c'est plus compliqué quand il s'agit de
déterminer quelles têtes couronnées et quels chefs d'Etat seront conviés à la noce. Pas de Sarko ni de Carla. Le couple Obama
non plus n'est pas invité (au très grand désespoir de
Michelle, qui aurait ADORE assister à un tel événement... La pauvre...). Comme quoi, on peut être président de la France ou des Etats-Unis et ne pas faire partie des 1900 happy few qui
assisteront à cet événement planétaire ! (Paris Hilton non plus n'est pas invitée : il faut dire qu'elle avait allumé le prince alors qu'il sortait déjà avec Kate, alors forcément, la blonde
au chihuahua ridicule - ça fait d'ailleurs un moment qu'on ne l'a pas vu celui là : quelqu'un sait ce qu'il devient ? - est persona non grata).
Heureusement que les jeunes fiancés n'avaient pas envie d'un mariage un peu
original : ils auraient été super déçus. Et en plus de ne pas pouvoir choisir l'église, le célébrant, les chants, les invités... tout est compliqué. Rien que pour choisir la robe ! Les tabloïds
anglais se livrent une lutte acharnée pour avoir les images de THE dress en exclusivité : alors la pauvre Kate doit être super prudente... Ça serait un peu dommage que le monde entier découvre sa
robe avant le jour J. En plus, ça porte malheur : il serait embêtant que ce mariage subisse le même sort que celui de Charles et Diana.
Mais une fois passé le stress des préparatifs (crevant, puisque tous les intervenants sont obligés de garder le secret), il reste le jour J. Celui qui est censé
être le plus beau jour de votre vie, un moment de bonheur partagé avec la famille et les gens qu'on aime, devient un événement planétaire aussi regardé que les Jeux Olympiques. Personnellement, à
la place de Kate,
Avec tout ça, on se dit que finalement, épouser William, ce n'est pas vraiment un conte de fée. Et ça ne fait que commencer... Dès que le prince aura planté son auguste
graine, le monde aura les yeux rivés sur le ventre de celle qui portera le futur souverain. Trop de pression, mes amis, trop de pression...
Mesdames et Messieurs, aujourd'hui est un grand jour. Oui, on est le 1er avril, mais cette année, je n'ai pas le coeur à faire des blagues (et pourtant, Dieu sait
combien je suis farceuse...). C'est que l'affaire est de la plus haute importance : le compte à rebours officiel avant le mariage le plus attendu de l'année a commencé. Autant dire que
l'heure est grave. J'attends ce moment depuis ma naissance. Véridique. Il faut dire que William et moi, c'est une longue histoire ! J'ai même assisté au mariage de ses parents ; bon, OK, c'était
une vision intra-utérine de cet événement planétaire, puisque je suis née 4 jours après. Mais quand même, ma mère était devant la télévision pour regarder la cérémonie, comme des centaines de
millions de téléspectateurs, alors on peut dire que je l'ai vécue aussi.
J'étais également devant ma télé le jour de la mort tragique de Diana : on était tout juste rentrés de vacances, et sa disparition m'avait profondément attristée
(même si je savais au fond de moi qu'elle n'était pas aussi parfaite que les gens semblaient le croire, mais surtout parce que je me disais que la vie n'allait pas être facile pour my poor
Willy). Alors c'est vrai : voir arriver un moment heureux pour William, ça me fait bien plaisir. Il semblerait d'ailleurs que mon amour pour la famille royale d'Angleterre ait dépassé le
cadre de mon cercle amical proche, puisqu'aujourd'hui encore, je reçois des messages de mes copines de lycée, perdues de vue depuis bien longtemps, qui me demandent si je suis contente de cet
événement ; apparemment, à 17 ans, je devais déjà les saouler avec William. Bizarre, je ne m'en rappelle pas (et paf, Mado prise en flagrant délit de mauvaise foi !).
Si je suis au taquet pour tout ce qui concerne ce mariage royal (la preuve, je ne bois plus mon thé que dans mon mug "Will and Kate", over
kitsch - et assez vilain, je dois bien le reconnaître , mais je l'adore - qu'une de mes amies a eu la gentillesse de me rapporter de Londres), force est de constater que la communication
faite autour de cet événement est un exemple assez remarquable dont toutes les familles royales et les stars devraient s'inspirer.
Forcément, quand on est l'héritier de la couronne d'Angleterre, avoir une vie sentimentale est déjà difficile, alors organiser un mariage, je n'en parle même pas. Les paparazzis et la
presse people sont terribles quand il s'agit de trouver des informations. La pauvre Diana en a fait les frais : n'oublions pas qu'elle en est morte, poursuivie par une horde de paparazzis
affamés. Rest In Peace, Princesse steack hâché. Bref, fort de cette expérience malheureuse, et pour éviter l'acharnement des fouille-merdes, Buckingham a eu l'intelligence de lancer
Qu'est-ce qu'on y apprend ? Que finalement William et Kate feront un petit tour en carrosse, qu'une pièce de monnaie à l'effigie des jeunes mariés sera frappée pour
l'occasion (si l'un d'entre vous part à Londres, pensez à moi, vous aurez ma reconnaissance éternelle !!!!), que le cortège royal passera à tel ou tel endroit ou que le prince William a
commandé DEUX gâteaux de mariage (un aux fruits et un au chocolat : ce qui ne m'arrange pas du tout car voilà 10 jours que je m'entraîne à faire une pièce-montée aux fraises. Je vais devoir
revoir ma copie pour mon brunch royal - Bah oui, n'étant pas conviée aux festivités, j'organise une contre-soirée...). Le seul truc qui n'est pas révélé, c'est la robe de la mariée : sans
doute le secret le mieux gardé de Grande-Bretagne (même si des rumeurs persistantes laissent penser que c'est Sarah Burton qui a décroché la timbale)... En gros, on n'apprend rien de
croustillant.
Et les jeunes
Allez, soyez patients : plus que 4 semaines avant le grand jour. Après, c'est promis, je ne vous en parlerai plus (jusqu'à la grossesse de Kate, bien sûr : j'espère
qu'on aura droit aux échographies en avant première sur le site !!!). En attendant, je vous retrouve la semaine prochaine pour un autre article sur le Royal Wedding : désormais, et pendant
un mois, "le vendredi, c'est
A moins de vivre reclus au fin fond de l'Ouzbékistan, vous devez savoir que c'est aujourd'hui qu'a lieu en France la sortie du premier volet du dernier Harry Potter.
Autant dire qu'il s'agit là d'un événement tout à fait exceptionnel : la preuve, si je n'avais pas été en free-lance, j'aurais pris un RTT juste pour l'occasion. Il faut dire qu'Harry et moi, on
vit une véritable histoire d'amour... Et pourtant, au début, c'était pas gagné.
Tout a commencé il y a quelques années : une de mes tantes a offert le premier tome à mon père pour Noël. Bien sûr, je n'ai pu m'empêcher d'y jeter un oeil, mais -soyons
honnête- j'ai trouvé ça débile. Pourquoi le monde entier succombait-il à la folie Harry Potter ??? Avec le recul, je me dis que le lire en français n'était pas la meilleure chose à faire.
C'est en partant vivre à Londres que j'ai vraiment découvert l'univers d'Harry. J'ai acheté le premier tome en anglais, dans l'optique d'apprendre la langue en lisant un
livre facile. Et j'ai eu une véritable révélation : la traduction française est nulle et on perd toute la finesse de la narration et les subtilités de l'humour de l'auteur. Autant dire que je me
suis plongée corps et âme dans la lecture de la série complète. Harry m'a fait vivre de grandes émotions : j'ai pleuré quand Dumbledore est mort, j'ai poussé un cri quand Harry a embrassé Cho,
j'ai frissonné pendant les batailles, j'ai rêvé de matches de Quidditch...
Dès que ce jour béni est arrivé (la sortie d'un Harry Potter, ça se prépare : il faut du temps pour relire tous les tomes précédents, et bien se souvenir de
tout), je suis sortie tôt du bureau et je me suis ruée chez Waterstone (THE librairie, à Londres) pour récupérer, comme des milliers de personnes, mon précieux exemplaire. J'ai
couru jusqu'à la maison, je me suis mise en pyjama, me suis fait un sandwich et me suis confortablement installée dans mon lit pour commencer ma lecture.
J'ai la réputation d'être une grosse bosseuse : je ne sèche jamais le boulot, même avec 40 de fièvre ou une grosse gastro (lorsque j'ai été malade il y a deux ans,
j'ai fait une téléconf depuis mes toilettes : c'est vous dire si je m'implique...). Mais je dois aujourd'hui le confesser : pour Harry Potter, j'ai séché le bureau... Et Dieu que ça en
valait la peine !!!!!
Après des
Quand Kate et William se sont rencontrés à l'université de St Andrews, en 2001, ils sont rapidement devenus amis. Et colocataires. Mais point d'histoire d'amour entre eux :
Kate, en devenant la confidente de l'héritier de la couronne d'Angleterre (et accessoirement le célibataire le plus convoité de Grande-Bretagne) a su placer ses pions de manière fine et
intelligente. Jolie, intelligente, sportive : elle est parfaite... Certains disent même qu'on n'a jamais trouvé quiconque ayant un mot désagréable à dire sur elle. Autant dire que je la déteste
L'air de rien, Kate était donc la fille parfaite et la meilleure amie de William, celle à qui il confiait ses soucis, celle en qui il savait qu'il pouvait avoir une confiance
absolue... Et tout a changé en 2002, lors d'un défilé auquel participait Kate. Il semblerait que découvrir son "amie" en sous-vêtements sexy ait ouvert les yeux du jeune prince...
C'est alors qu'a commencé la galère de Kate : changement de look, cérémonies officielles, vacances avec la famille royale et harcèlement des paparazzi. On peut dire ce qu'on
veut : pour supporter tout ça, il faut être drôlement amoureuse. Et, en 2007, pour une raison obscure (on ne connaîtra jamais la vérité, bien que je pense que William ait eu envie de
"profiter de sa jeunesse" pour aller butiner d'autres pistils avant de devenir roi...), le couple s'est séparé (ça tombe bien : à l'époque, je vivais à Londres et
Et c'est là que Kate a gagné la partie : au lieu de s'enfermer chez elle et de traîner en pyjama en pilou-pilou en se gavant de chocolat et de chips grasses (comme le ferait
n'omporte quelle fille normale comme vous et moi), Kate a changé de look, a relevé la tête et est devenue une it-girl super classe. On la voyait partout : boîtes branchées, soirées privées,
restaurants chics... Et jamais bourrée (elle est pourtant anglaise, ne l'oublions pas), jamais mal habillée
Et surtout, Kate n'a rien dit. Pas un mot. Rien. Elle qui connaît tous les secrets les plus intimes de la famille royale, elle qui sait l'odeur de leur linge sale, elle
qui aurait pu gagner beaucoup d'argent en balançant quelques infos croustillantes sur William, elle n'a pas ouvert la bouche. Et pourtant, certains amis du prince n'ont pas été tendres avec
elles, se moquant de ses origines "modestes" (forcément, à côté du Prince héritier de la couronne d'Angleterre, personne ne fait le poids !) ou des petites bourdes embarrassantes que sa
mère aurait faites en présence de la Reine (en même temps, est-il vraiment si dramatique d'utiliser le mot "toilettes" en présence de Sa Majesté ????). Mais Kate a tenu bon : une vraie
attitude de reine.
Ses efforts ont fini par payer puisque, quelques mois plus tard, William revenait, la queue entre les jambes, récupérer sa belle. Et aujourd'hui, Kate porte à son doigt
une énorme bagouze que vient de lui offrir William pour symboliser leurs fiançailles (bon, personnellement, l'idée de porter la bague de fiançailles de ma future belle-mère décédée dans des
conditions dramatiques ne me plairait pas des masses, mais bon William l'a transportée dans son sac à dos pendant 3 semaines avant de faire sa demande au Kenya, en Afrique, lieu qu'affectionnait
sa mère... La présence de Diana est palpable, et la symbolique est très forte...).
Toujours est-il que cette nouvelle ne pouvait pas mieux tomber : avec un mariage au printemps ou en été 2011, enfin le moral des anglais va remonter un peu. Parce qu'en
ce moment, ce n'est pas vraiment la folie, avec la crise, le chômage, le plan de rigueu draconien qui vient d'être mis en place et tout ça... Alors un mariage princier, ça vend du rêve. Ça va les
occuper un peu... L'économie du pays va être relancée, les ventes de mugs et assiettes à l'effigie du jeune couple vont exploser, et à la naissance du premier enfant, les anglais seront le peuple
le plus heureux du monde ! Vive les (futurs) mariés !
Vous disiez ?