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Petites misères de la vie quotidienne d'une parisienne

Petites misères de la vie quotidienne d'une parisienne

Pourquoi certaines filles sont-elles parfaites ? Pourquoi ne tombent-elles jamais, ne se cognent-elles jamais, ne se font-elles jamais faire dessus par le seul pigeon qui passe dans le ciel ? Et surtout, pourquoi ne suis-je pas comme elles ????

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Expédition dans le "sein du sein" du bricolage

Le problème, quand on n'a pas la chance d'avoir un homme à la maison (hormis le fait qu'il devient impossible, d'ouvrir les pots de confitures : hier, j'ai cassé une cuillère en essayant d'ouvrir ce satané pot de cornichons), c'est qu'il faut se taper les corvées de bricolage toute seule. Vendredi, je me suis rendu compte que la bonde de ma baignoire était cassée : pour une raison que je ne m'explique pas, le petit bout métallique qui en permet l'ouverture et la fermeture s'est détaché et est parti dans les canalisations. Ma mission du samedi matin, si je l'accepte, est de régler au plus vite ce problème de plomberie (vivre sans pouvoir utiliser ma baignoire n'étant tout simplement pas envisageable).

Samedi matin, il fait un temps de rêve : je me lève, enfile ma petite robe d'été à bretelles, et me dirige chez Castorama, rayon plomberie. J'explique mon problème à un vendeur pressé qui m'annonce que malheureusement ce modèle de bonde ne se fait plus et qu'il faudra remplacer tout le système d'évacuation d'eau de la baignoire. Je grince des dents : je veux bien être débrouillarde, mais de là à jouer à l'apprentie plombier, 'faut pas pousser !!! Pas de problème, je vais trouver une solution par moi-même, puisque le vendeur veut me refiler son système compliqué et bien trop cher pour moi : je file au rayon "vis" pour essayer de trouver de quoi bidouiller ma bonde.

J'attrape un vendeur et explique à nouveau mon problème : il va chercher un de ses collègues, et bientôt, j'ai pas moins de quatre vendeurs très souriants qui s'occupent de mon cas. Ils finissent par trouver la vis parfaite : je les remercie chaleureusement (vraiment, chez Castorama, les vendeurs sont très gentils !!! Je reviendrai !!!) et me dirige vers la caisse.

Et c'est en marchant dans l'allée centrale que je me rends compte que la bretelle de ma robe s'est décousue et que je viens de passer les 10 dernières minutes un sein à l'air, face à quatre jeunes hommes visiblement ravis !!!! Quand je pense que personne ne m'a rien dit !!!!! Je rentre chez moi mortifiée et me mets rapidement à une nouvelle tâche qui me semble bien plus compliquée que la plomberie : la couture...

Ndlr : Ca m'apprendra au moins une chose : le port du soutien-gorge en ville est absolument indispensable.

Publié le 01/09/2008 à 09h00 dans Paris

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