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Pourquoi certaines filles sont-elles parfaites ? Pourquoi ne tombent-elles jamais, ne se cognent-elles jamais, ne se font-elles jamais faire dessus par le seul pigeon qui passe dans le ciel ? Et surtout, pourquoi ne suis-je pas comme elles ????
Dorothée, c'est ma copine parfaite : elle a vraiment tout pour elle (c'en est presque agaçant, tant de perfection...). Alors bien évidemment, je n'aurais raté son mariage pour
rien au monde. Surtout qu'il avait lieu dans le Sud de la France, dans une région magnifique... Tout était parfait : l'église, les demoiselles d'honneur, la robe de la mariée (mais j'avoue
que je n'ai pas eu de surprise : je l'avais déjà vu sur Internet !!!), la cérémonie, le cocktail (le responsable du bar à foie gras se souviendra longtemps de nous : mon amie
Christine et moi avons fait le pied de grue devant son stand pendant une grande partie de la soirée...), le dîner (même si, à mon grand regret, il n'y avait pas de pièce montée...),
la décoration...
La fête avait lieu dans le domaine familial du marié : une superbe bastide
provençale perdue au milieu des massifs. Et quand je dis perdue, je n'exagère pas : il faut compter près de 40 minutes pour arriver au village le plus proche. C'est bien ce qui nous a posé
problème : après la cérémonie, nous avons pris la voiture (une Ford Ka que nous avions louée : une chose est sûre, jamais je n'achèterai ce modèle. Nous avons vécu un enfer...) pour nous
rendre au domaine. J'avais imprimé le plan, mais il ne faisait aucune mention d'une route aussi dangereuse. La carte indiquait simplement
une route un peu sinueuse de 7 kilomètres. Dans la réalité, il s'agissait d'un chemin de
caillasse qui zigzaguait le long d'un ravin abrupte, avec certes, une très jolie vue plongeante sur les gorges d'Ollioules, mais pour être tout à fait honnête, ni Sébastien Loeb Christine ni le super co-pilote que je suis - je précise au passage que nous ne nous sommes pas perdues une seule fois : oui, je sais
lire une carte - n'avons eu le temps d'admirer le paysage. Nous étions plutôt concentrées afin de garder la vie sauve.
Après trois quarts d'heure d'une montée éprouvante aussi bien pour nos nerfs que
pour la voiture (heureusement que le lavage est inclus dans le prix de la location, car elle était dans un sale état quand nous l'avons rendue...), nous avons fini par arriver au
domaine, avec l'impression d'avoir fait Koh Lanta. Effectivement, c'était le bout du monde : les portables ne captaient même pas...
Autant vous dire que nous avons passé toute la soirée à appréhender le retour
et que ni Christine ni moi n'avons bu la moindre goûte d'alcool. On s'est quand même bien amusées à souffler dans les éthylotests qui avaient été prévus pour les invités (vu la route, il
aurait été criminel de laisser quelqu'un prendre le volant avec un coup dans le nez).Publié le 01/07/2009 à 08h59 dans Paris