Fermer
Pourquoi certaines filles sont-elles parfaites ? Pourquoi ne tombent-elles jamais, ne se cognent-elles jamais, ne se font-elles jamais faire dessus par le seul pigeon qui passe dans le ciel ? Et surtout, pourquoi ne suis-je pas comme elles ????
Depuis quelques années, j'ai remarqué un phénomène assez étrange. Il suffit que je me promène dans la rue habillée comme une clocharde (genre le dimanche matin, en allant à la
salle de gym, avec mon jogging trop large, mes chaussures de sport, ma coiffure "saut du lit" et mon bandeau de sportive) pour être absolument certaine que je vais croiser quelqu'un
que je connais (et accessoirement, que j'aurais préféré retrouver dans d'autres circonstances). Oui, parce que si on croisait des gens quand on est toute pomponnée, bien maquillée, prête
à aller à une super soirée avec plein de gens chics, ça serait beaucoup trop facile. La vie est mal faite.
Samedi soir, de retour d'une journée assez fatigante dans le monde magique
de Disney, je me motive malgré tout à sortir (c'est le gros avantage d'avoir des amis qui vivent dans le même quartier...). Juste le temps de prendre une bonne douche brûlante pour me
décongeler réchauffer, de sauter dans un vieux jean, d'enfiler en vitesse mon pull doudou à capuche et mes bottes fourrées "spéciales grand
froid", et je file.
Alors que je suis dans la rue, en mode grosse racaille looseuse (la
capuche sur la tête et la doudoune par dessus, il y a plus sexy, je le reconnais tout à fait, mais je suis crevée et j'ai surtout très froid), Choupette trouve que c'est le bon moment pour
faire sa grosse commission de la journée. Il ne manquait plus que ça. Bon, bien que je sois dans une rue paumée, où personne ne passe jamais, je suis citoyenne : je sors mon sempiternel sac
plastique et ramasse. Je me dirige vers la poubelle la plus proche, la crotte bien chaude encore à la main, quand je croise un jeune homme accompagné de deux espèces de bombasses (vous savez,
le genre blondes d'1m80, habillées comme dans les pages d'un magazine de mode... Celles que vous détestez au premier coup d'oeil, parce que vous donneriez tout pour leur ressembler).
Et merde. Un vieux pote que je n'avais pas vu depuis au moins 2 ans. Du
genre canon, qui traîne avec des beautiful people. La dernière fois qu'on s'est vus, j'étais au top. Je perds à ce moment toute crédibilité.
Quand il m'a demandé ce que je devenais côté boulot, je me suis sentie très bête en
lui disant que j'allais bosser dans la Communication. En fait, c'est quand j'ai dit ça que les deux poulettes m'ont dévisagée des pieds à la tête : je ne devais clairement pas avoir la tête de
l'emploi.Publié le 10/11/2009 à 08h59 dans Paris