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Petites misères de la vie quotidienne d'une parisienne

Petites misères de la vie quotidienne d'une parisienne

Pourquoi certaines filles sont-elles parfaites ? Pourquoi ne tombent-elles jamais, ne se cognent-elles jamais, ne se font-elles jamais faire dessus par le seul pigeon qui passe dans le ciel ? Et surtout, pourquoi ne suis-je pas comme elles ????

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Vis ma vie : je suis une grosse perverse voyeuse

Depuis que Choupette a perdu ses bijoux de famille, je dois bien reconnaître qu'il y a un avantage non négligeable à son nouveau statut d'eunuque. En tant que mâle complet, il avait une fâcheuse tendance à marquer son territoire et à y aller de son micro pipi toutes les 2 minutes. Autant dire que les promenades duraient des heures. Heureusement, tout cela est maintenant derrière moi : Choupette n'ayant plus d'attributs masculins, il a arrêté de vouloir montrer sa supériorité sur les autres mâles du quartier et ne fait plus sa petite commission qu'en une seule fois. Gros gain de temps pour sa maîtresse, qui est bien heureuse de ce changement à l'approche de l'hiver.

Mais venons en aux faits.

Il est 2 heures du matin : je rentre d'un super dîner de filles, plein de rires et de Champagne, et je n'ai qu'une envie, me télétransporter dans mon lit. Mais non, il faut sortir Choupette. J'attrape la laisse et le chien, branche mon Ipod et commence la balade nocturne. Nous arrivons dans une petite rue déserte : Choupette flaire, renifle, respire, sent et finit pas se décider sur le choix de la voiture qui recevra son loooooong pipi du soir.

Pendant qu'il est à sa petite affaire, je jette un coup d'oeil distrait sur la vitre fumée de la voiture. J'ai vraiment mauvaise mine en ce moment. Et ces cernes... Je devrais faire un petit tour chez Sephora, histoire d'acheter de quoi camoufler tout ça. Et mon teint, il est vraiment brouillé. Alors que je m'approche de mon miroir de fortune (Choupette étant toujours en train d'arroser la roue de la voiture), la porte s'ouvre d'un coup.

En sort un mec, assez furieux : "t'as pas fini de nous mater, sale perverse !"

C'est seulement en apercevant sa braguette ouverte et la jeune femme dans l'entrebaillement de la porte que j'ai réalisé ce qui était en train de se passer dans la voiture...

J'ai été tellement choquée, gênée et mal à l'aise que je suis partie en courant comme une dératée, sous les insultes de cet homme dont je venais, inconsciemment, d'interrompre la petite gâterie de fin de soirée...

Je me sens très conne.

Publié le 12/11/2009 à 08h59 dans Paris

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