Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 08:05

images-copie-30.jpg C'est pas moi qui le dit : c'est Oscar. Pas de la Renta, Wilde. C'est qu'il était plein de sagesse, mine de crayon rien, le bonhomme... Mais qu’est-ce donc que la vulgarité ? Si l’on en croit la définition de notre meilleure amie, l’Encyclopédie Larousse en 10 volumes (annotée à la main par mon grand-père himself, qui trouvait que, quand même, certains points n’étaient pas assez détaillés et qu’il était nécessaire de les compléter), la vulgarité c’est « le caractère de quelqu'un, ou de quelque chose, qui manque de distinction, de délicatesse, qui heurte le goût, les bienséances ». Mais finalement, à y regarder de plus près la vulgarité, c’est très différent selon les personnes : une femme que je trouverais absolument vulgaire (prenons le premier exemple qui me vient à l’esprit : disons Loana. Au passage, si quelqu'un de son entourage pouvait lui dire que le léopard, ça fait prostituée de premier prix, ça lui rendrait service, je pense...) peut se considérer comme extrêmement raffinée. La vulgarité, c’est une question de point de vue.


images-copie-31.jpg Un nouveau riche qui s’achète une grosse voiture, frime, claque son fric et montre au monde entier qu’il est pété de thunes, croira, parce qu’il a beaucoup d’argent et le montre, qu'il sera considéré comme classe. Désolée mon grand, mais exhiber des signes ostentatoires de richesse, c’est vulgaire. Parce qu’en France, on ne parle pas d’argent. Question de mentalité.


images-copie-32.jpg Une blonde peroxydée, maquillée comme une voiture volée et habillée comme une prostituée bas-de-gamme (avec le trio des trois T : « jupe Trop courte, décolleté Trop profond et matières Trop cheap), c’est vulgaire. Encore plus si elle ne sait pas se tenir, parle d’une voix nasillarde et fait des bulles avec le chewing-gum qu’elle mâchouille 24h/24 avec un bruit de mastication incessant, particulièrement désagréable pour l’entourage.


images-copie-33.jpg Un vacancier au camping qui se pavane en moule-bite toute la journée, une demie burne à l’air (c’est l’inconvénient de ces maillots trop petits : il y a toujours un petit quelque chose qui devrait être caché mais qui réussit à pointer le bout de son nez à l’extérieur), l’artillerie lourde qui brille entre les poils (chaîne en or + gourmette + boucle d’oreille en faux diam’s), et une voix tonitruante qui appelle tous les « copaings » à « boire l’apéro », c’est vulgaire.


images-copie-34.jpg La wannabe parisienne, directement débarquée de son petit bled de province (dont elle n’avouera jamais l’existence : admettre qu’elle est née à Pithiviers reviendrait à ruiner toutes ses chances d’accéder un jour au statut tant rêvé de « parisienne ») et qui se griffe des pieds à la tête (sac Vuitton, robe Chanel, escarpins Louboutin et lunettes Dior) en prenant bien soin d’exhiber fièrement les logos des créateurs sur chacune des pièces qu’elles portent, c’est vulgaire.


images-copie-35.jpg Mais comment faire, alors, pour ne pas être vulgaire ? Ça, les amis, c’est une questions d’attitude. Prenons un exemple très concret : je dis beaucoup de gros mots. Vraiment beaucoup (au grand dam de ma mère, qui ne supporte plus ma façon de parler. Le problème, c’est que ça commence à déteindre sur elle : l’autre jour, ma sœur m’a appelée, totalement traumatisée parce que notre mère lui avait demandé si elle avait « fait la teuf ce week-end »). Sauf que lorsque je travaille ou que je suis dans un contexte qui exige une tenue parfaite, je sais exactement ce que je peux ou ne peux pas dire. Ainsi, si Loana se permettait de parler comme un charretier, elle serait au top de la vulgarité. Mais moi, en revanche, quand j’utilise des gros mots, c’est presque tendance, dans la mesure où l’on sait que ce n’est pas le reflet de mon attitude. Je pourrais même dire que ma vulgarité verbale est un effet de style.


images-copie-36.jpg Idem pour le look : faites porter un mini short en skaï à l’importe quelle pouffe anglaise et elle est prête pour remporter le prix de « Miss Slut 2011 ». Mais imaginez Kate Middleton habillée de la sorte, et elle ne fera jamais vulgaire. Pourquoi donc ? La classe naturelle, le port de tête, les cours de danse classique et un superbe maintien, sans doute…


images-copie-37.jpg Car voilà le hic : la classe, c’est une attitude, un état, un fait. Quand on est classe, on le restera toujours. Et quand on est vulgaire, quoi qu’on fasse, on le restera également toujours… So sad… Mais moi, comme je le dis souvent, « même avec une plume dans le cul, je resterais classe ». Je sais, c’est vilain. Pire, c’est vulgaire...

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